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Psychanalyse et animaux.

LOI n° 2003-628:RATIFICATION DE LA CONVENTION EUROPÉENNE POUR LA PROTECTION DES ANIMAUX DE COMPAGNIE

30 Novembre 2012, 05:38am

Publié par Jo Benchetrit

Il est utile de lire les lois concernant la protection des animaux afin de les faire appliquer. En  général, la police ne les connait pas.Donc, il faut imprimer les lois.La police est payée pour ça...

Mais bien sûr, elle connaît plus celles qui persécutent les animaux et ceux qui les aident que celles qui les prend en considération.

A nous de lui apprendre les autres. mais avouons que celle ci ne semble pas revolutionnaire, voyez où nous en sommes: pathetique!


Presque toute "loi" est violente envers les bêtes, comme la société humaine, comme vous le verrez pour celle-ci...mais au coeur de cette violence, elle exige des égards. c'est déjà ça. Oui, c'est peu de choses mais quand on connaît la situation horrible des animaux errants en Europe, comme en Roumanie, on en voit l'utilité, même si on n'est pas toujours d'accord sur le fond.

Les maigres lois qui les protègent sont entachées d'assez  de dérogations et d'ignorance à leur sujet pour ne servir que de décorum à une agression perpétuelle de leurs pauvres vies.

Voici de quoi occuper quelques instants de la vôtre. Regardez ensuite ce qui vous semble le plus important, soulignez et surlignez les, enregistrez et imprimez.




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J.O n° 157 du 9 juillet 2003 page 11602
          LOI n° 2003-628 DU 8 JUILLET 2003 AUTORISANT LA
            RATIFICATION DE LA CONVENTION EUROPÉENNE
       POUR LA PROTECTION DES ANIMAUX DE COMPAGNIE (1)
   NOR: MAEX0100188L
L'Assemblée Nationale et le Sénat ont adopté,
Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :
Article unique.
Est autorisée la ratification de la convention européenne pour la protection des animaux de compagnie, faite à Strasbourg le 13 novembre 1987 et signée par la France le 18 décembre 1996, et dont le texte est annexé à la présente loi (2).
La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.
Fait à Paris, le 8 juillet 2003.
Jacques Chirac
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
Jean-Pierre Raffarin
Le ministre des affaires étrangères,
Dominique de Villepin
(1) Travaux préparatoires : loi n° 2003-628.
Sénat :
Projet de loi n° 258 ;
Rapport de M. André Dulait, au nom de la commission des affaires étrangères, n° 312 (2001-2002) ;
Discussion et adoption le 10 juillet 2002.
Assemblée nationale :
Projet de loi, adopté par le Sénat, n° 51 ;
Rapport de M. Gilbert Gantier, au nom de la commission des affaires étrangères, n° 764 ;
Discussion et adoption (procédure d'examen simplifiée) le 26 juin 2003.
(2) Le texte sera publié ultérieurement au Journal officiel de la République française.
 
CONVENTION EUROPÉENNE POUR
LA PROTECTION DES ANIMAUX DE COMPAGNIE
 
Strasbourg, 13.XI.1987
PRÉAMBULE
Les Etats membres du Conseil de l'Europe, signataires de la présente Convention,
Considérant que le but du Conseil de l'Europe est de réaliser une union plus étroite entre ses membres;
Reconnaissant que l'homme a une obligation morale de respecter toutes les créatures vivantes et gardant à l'esprit les liens particuliers existant entre l'homme et les animaux de compagnie;
Considérant l'importance des animaux de compagnie en raison de leur contribution à la qualité de la vie et, partant, leur valeur pour la société;
Considérant les difficultés découlant de la grande variété des animaux qui sont détenus par l'homme;
Considérant les risques inhérents à la surpopulation animale pour l'hygiène, la santé et la sécurité de l'homme et des autres animaux;
Considérant que la détention de spécimens de la faune sauvage, en tant qu'animaux de compagnie, ne devrait pas être encouragée;
Conscients des diverses conditions gouvernant l'acquisition, la détention, l'élevage à titre commercial ou non, la cession et le commerce d'animaux de compagnie;
Conscients de ce que les conditions de détention des animaux de compagnie ne permettent pas toujours de promouvoir leur santé et leur bien-être;
Constatant que les attitudes à l'égard des animaux de compagnie varient considérablement, en raison parfois d'un manque de connaissances ou de conscience;
Considérant qu'une attitude et une pratique fondamentales communes aboutissant à une conduite responsable des propriétaires d'animaux de compagnie sont non seulement un objectif désirable mais aussi réaliste,
Sont convenus de ce qui suit:
 
Chapitre I - Dispositions générales
Article 1 - Définitions
On entend par animal de compagnie tout animal détenu ou destiné à être détenu par l'homme, notamment dans son foyer, pour son agrément et en tant que compagnon.
On entend par commerce d'animaux de compagnie l'ensemble des transactions pratiquées de façon régulière en quantités substantielles et à des fins lucratives, impliquant le transfert de la propriété de ces animaux.
On entend par élevage et garde des animaux de compagnie à titre commercial l'élevage et la garde pratiqués principalement à des fins lucratives et en quantités substantielles.
On entend par refuge pour animaux un établissement à but non lucratif où des animaux de compagnie peuvent être détenus en nombre substantiel. Lorsque la législation nationale et/ou des mesures administratives le permettent, un tel établissement peut accueillir des animaux errants.
On entend par animal errant tout animal de compagnie qui, soit n'a pas de foyer, soit se trouve en dehors des limites du foyer de son propriétaire ou de son gardien et n'est sous le contrôle ou sous la surveillance directe d'aucun propriétaire ou gardien.
On entend par autorité compétente l'autorité désignée par l'Etat membre.
 
Article 2 - Champ d'application et mise en œuvre
Chaque Partie s'engage à prendre les mesures nécessaires pour donner effet aux dispositions de cette Convention en ce qui concerne:
les animaux de compagnie détenus par une personne physique ou morale dans tout foyer, dans tout établissement se livrant au commerce ou à l'élevage et à la garde à titre commercial de tels animaux, ainsi que dans tout refuge pour animaux;
le cas échéant, les animaux errants.
Aucune disposition de cette Convention ne porte atteinte à la mise en œuvre d'autres instruments pour la protection des animaux ou pour la préservation des espèces sauvages menacées.
Aucune disposition de la présente Convention ne porte atteinte à la faculté des Parties d'adopter des règles plus strictes pour assurer la protection des animaux de compagnie ou d'appliquer les dispositions ci-après à des catégories d'animaux qui ne sont pas expressément citées dans le présent instrument.
 
Chapitre II Principes pour la détention des animaux de compagnie –
 
Article 3 - Principes de base pour le bien-être des animaux
Nul ne doit causer inutilement des douleurs, des souffrances ou de l'angoisse à un animal de compagnie.
Nul ne doit abandonner un animal de compagnie.
 
Article 4 - Détention
Toute personne qui détient un animal de compagnie ou qui a accepté de s'en occuper doit être responsable de sa santé et de son bien-être.
Toute personne qui détient un animal de compagnie ou s'en occupe doit lui procurer des installations, des soins et de l'attention qui tiennent compte de ses besoins éthologiques, conformément à son espèce et à sa race, et notamment:
lui fournir, en quantité suffisante, la nourriture et l'eau qui lui conviennent;
lui fournir des possibilités d'exercice adéquates;
prendre toutes les mesures raisonnables pour ne pas le laisser s'échapper.
Un animal ne doit pas être détenu en tant qu'animal de compagnie si:
les conditions visées au paragraphe 2 ci-dessus ne sont pas remplies ou si,
bien que ces conditions soient remplies, l'animal ne peut s'adapter à la captivité.
 
Article 5 - Reproduction
Toute personne qui sélectionne un animal de compagnie pour la reproduction doit être tenue de prendre en compte les caractéristiques anatomiques, physiologiques et comportementales qui sont de nature à compromettre la santé et le bien-être de la progéniture ou de la femelle.
Article 6 - Limite d'âge pour l'acquisition
Aucun animal de compagnie ne doit être vendu à des personnes de moins de 16 ans sans le consentement exprès de leurs parents ou des autres personnes qui exercent la responsabilité parentale.
 
Article 7 - Dressage
Aucun animal de compagnie ne doit être dressé d'une façon qui porte préjudice à sa santé et à son bien-être, notamment en le forçant à dépasser ses capacités ou sa force naturelles ou en utilisant des moyens artificiels qui provoquent des blessures ou d'inutiles douleurs, souffrances ou angoisses.
 
Article 8 - Commerce, élevage et garde à titre commercial, refuges pour animaux
Toute personne qui, à l'époque de l'entrée en vigueur de la Convention, se livre au commerce ou, à titre commercial, à l'élevage ou à la garde d'animaux de compagnie ou qui gère un refuge pour animaux doit, dans un délai approprié qui est à déterminer par chaque Partie, le déclarer à l'autorité compétente.
Toute personne qui a l'intention de se livrer à l'une de ces activités doit en faire la déclaration à l'autorité compétente.
Cette déclaration doit indiquer:
les espèces d'animaux de compagnie qui sont ou seront concernées;
la personne responsable et ses connaissances;
une description des installations et équipements qui sont ou seront utilisés.
Les activités mentionnées ci-dessus ne peuvent être exercées que:
si la personne responsable possède les connaissances et l'aptitude nécessaires à l'exercice de cette activité, du fait soit d'une formation professionnelle, soit d'une expérience suffisante avec les animaux de compagnie et si les installations et les équipements utilisés pour l'activité satisfont aux exigences posées à l'article 4.
Sur la base de la déclaration faite conformément aux dispositions du paragraphe 1, l'autorité compétente doit déterminer si les conditions mentionnées au paragraphe 3 sont remplies ou non. Au cas où elles ne seraient pas remplies de façon satisfaisante, l'autorité compétente devra recommander des mesures et, si cela est nécessaire pour la protection des animaux, interdire le commencement ou la poursuite de l'activité.
L'autorité compétente doit, conformément à la législation nationale, contrôler si les conditions mentionnées ci-dessus sont remplies ou non.
 
Article 9 - Publicité, spectacles, expositions, compétitions et manifestations semblables
Les animaux de compagnie ne peuvent être utilisés dans la publicité, les spectacles, expositions, compétitions ou manifestations semblables, à moins que:
l'organisateur n'ait créé les conditions nécessaires pour que ces animaux soient traités conformément aux exigences de l'article 4, paragraphe 2, et que leur santé et leur bien-être ne soient pas mis en danger.
Aucune substance ne doit être administrée à un animal de compagnie, aucun traitement lui être appliqué, ni aucun procédé utilisé, afin d'accroître ou de diminuer le niveau naturel de ses performances: au cours de compétitions ou à tout autre moment, si cela peut constituer un risque pour la santé et le bien-être de cet animal.
 
Article 10 - Interventions chirurgicales
Les interventions chirurgicales destinées à modifier l'apparence d'un animal de compagnie ou à d'autres fins non curatives doivent être interdites et en particulier:
la coupe de la queue;
la coupe des oreilles;
la section des cordes vocales;
l'ablation des griffes et des dents.
Des exceptions à cette interdiction ne doivent être autorisées que:
si un vétérinaire considère une intervention non curative nécessaire soit pour des raisons de médecine vétérinaire, soit dans l'intérêt d'un animal particulier;
pour empêcher la reproduction.
Les interventions au cours desquelles l'animal subira ou risquera de subir des douleurs considérables ne doivent être effectuées que sous anesthésie et par un vétérinaire, ou sous son contrôle.
Les interventions ne nécessitant pas d'anesthésie peuvent être effectuées par une personne compétente, conformément à la législation nationale.
 
Article 11 - Sacrifice
Seul un vétérinaire ou une autre personne compétente doit procéder au sacrifice d'un animal de compagnie, excepté en cas d'urgence pour mettre fin aux souffrances d'un animal et lorsque l'aide d'un vétérinaire ou d'une autre personne compétente ne peut être obtenue rapidement ou dans tout autre cas d'urgence prévu par la législation nationale. Tout sacrifice doit se faire avec le minimum de souffrances physiques et morales en tenant compte des circonstances. La méthode choisie, excepté en cas d'urgence, doit:
soit provoquer une perte de conscience immédiate puis la mort,
soit commencer par l'administration d'une anesthésie générale profonde suivie d'un procédé qui causera la mort de manière certaine.
La personne responsable du sacrifice doit s'assurer que l'animal est mort avant que la dépouille soit éliminée.
Les méthodes de sacrifice suivantes doivent être interdites:
la noyade et autres méthodes d'asphyxie, si elles ne produisent pas les effets mentionnés au paragraphe 1, alinéa b;
l'utilisation de tout poison ou drogue dont le dosage et l'application ne peuvent être contrôlés de manière à obtenir les effets mentionnés au paragraphe 1;
l'électrocution, à moins qu'elle ne soit précédée de la perte de conscience immédiate.
 
Chapitre III - Mesures complémentaires concernant les animaux errants
Article 12 - Réduction du nombre des animaux errants
Lorsqu'une Partie estime que le nombre des animaux errants constitue pour elle un problème, elle doit prendre les mesures législatives et/ou administratives nécessaires pour réduire ce nombre par des méthodes qui ne causent ni douleurs, ni souffrances, ni angoisses évitables.
De telles mesures doivent impliquer que:
si de tels animaux doivent être capturés, cela soit fait avec un minimum de souffrances physiques et morales compte tenu de la nature de l'animal;
si des animaux capturés sont détenus ou sacrifiés, cela soit fait conformément aux principes posés dans la présente Convention.
Les Parties s'engagent à envisager:
l'identification permanente des chiens et des chats par des moyens appropriés qui ne provoquent que des douleurs, souffrances ou angoisses légères ou passagères, tels que le tatouage accompagné de l'enregistrement du numéro ainsi que des noms et adresses des propriétaires;
de réduire la reproduction non planifiée des chiens et des chats en encourageant leur stérilisation; d'encourager la personne qui a trouvé un chien ou un chat errant à le signaler à l'autorité compétente.
Article 13 - Exceptions pour la capture, la détention et le sacrifice
Les exceptions aux principes posés dans la présente Convention concernant la capture, la détention et le sacrifice des animaux errants ne doivent être admises que lorsqu'elles sont inévitables dans le cadre de programmes gouvernementaux de contrôle des maladies.
Chapitre IV - Information et éducation
Article 14 - Programmes d'information et d'éducation
Les Parties s'engagent à encourager le développement de programmes d'information et d'éducation pour promouvoir, parmi les organisations et individus concernés par la détention, l'élevage, le dressage, le commerce et la garde d'animaux de compagnie, la prise de conscience et la connaissance des dispositions et des principes de la présente Convention.
Dans ces programmes, l'attention doit être appelée notamment sur les points suivants:
le dressage d'animaux de compagnie à des fins de commerce ou de compétitions, qui doit être effectué par des personnes ayant les connaissances et les compétences appropriées;
la nécessité de décourager :
le don d'animaux de compagnie à des personnes de moins de l6 ans sans le consentement exprès de leurs parents ou des autres personnes qui exercent la responsabilité parentale;
le don d'animaux de compagnie en tant que prix, récompenses ou primes;
la procréation non planifiée des animaux de compagnie;
les conséquences négatives éventuelles, pour la santé et le bien-être des animaux sauvages, de leur acquisition ou introduction en tant qu'animaux de compagnie;
les risques découlant de l'acquisition irresponsable d'animaux de compagnie qui conduit à une augmentation du nombre des animaux non désirés et abandonnés.
Chapitre V - Consultations multilatérales
Article 15 - Consultations multilatérales
Les Parties procèdent, dans un délai de cinq ans après l'entrée en vigueur de la Convention et tous les cinq ans par la suite, et, en tout cas, toutes les fois qu'une majorité de représentants des Parties le demandent, à des consultations multilatérales au sein du Conseil de l'Europe, en vue d'examiner l'application de la Convention, ainsi que l'opportunité de sa révision ou d'un élargissement de certaines de ses dispositions. Ces consultations auront lieu au cours de réunions convoquées par le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe.
Toute Partie a le droit de désigner un représentant pour participer à ces consultations. Tout Etat membre du Conseil de l'Europe qui n'est pas Partie à la Convention a le droit de se faire représenter à ces consultations par un observateur.
Après chaque consultation, les Parties soumettent au Comité des Ministres du Conseil de l'Europe un rapport sur la consultation et sur le fonctionnement de la Convention en y incluant, si elles l'estiment nécessaire, des propositions visant à amender les articles 15 à 23 de la Convention.
Sous réserve des dispositions de la présente Convention, les Parties établissent le règlement intérieur des consultations.
 
Chapitre VI - Amendements
Article 16 - Amendements
Tout amendement aux articles 1 à 14, proposé par une Partie ou par le Comité des Ministres, est communiqué au Secrétaire Général du Conseil de l'Europe et transmis par ses soins aux Etats membres du Conseil de l'Europe, à toute Partie et à tout Etat invité à adhérer à la Convention aux dispositions de l'article 19.
Tout amendement proposé conformément aux dispositions du paragraphe précédent est examiné, au moins deux mois après la date de sa transmission par le Secrétaire Général, lors d'une consultation multilatérale où cet amendement peut être adopté à la majorité des deux tiers des Parties. Le texte adopté est communiqué aux Parties.
A l'expiration d'une période de douze mois après son adoption lors d'une consultation multilatérale, tout amendement entre en vigueur à moins qu'une des Parties n'ait notifié des objections.
 
Chapitre VII - Dispositions finales
Article 17 - Signature, ratification, acceptation, approbation
La présente Convention est ouverte à la signature des Etats membres du Conseil de l'Europe. Elle sera soumise à ratification, acceptation ou approbation. Les instruments de ratification, d'acceptation ou d'approbation seront déposés près le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe.
 
Article 18 - Entrée en vigueur
La présente Convention entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l'expiration d'une période de six mois après la date à laquelle quatre Etats membres du Conseil de l'Europe auront exprimé leur consentement à être liés par la Convention conformément aux dispositions de l'article 17.
Pour tout Etat membre qui exprimera ultérieurement son consentement à être lié par la Convention, celle-ci entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l'expiration d'une période de six mois après la date du dépôt de l'instrument de ratification, d'acceptation ou d'approbation.
 
Article 19 - Adhésion d'Etats non membres
Après l'entrée en vigueur de la présente Convention, le Comité des Ministres du Conseil de l'Europe pourra inviter tout Etat non membre du Conseil de l'Europe à adhérer à la présente Convention, par une décision prise à la majorité prévue à l'article 20.d du Statut du Conseil de l'Europe et à l'unanimité des représentants des Etats contractants ayant le droit de siéger au Comité des Ministres.
Pour tout Etat adhérent, la Convention entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l'expiration d'une période de six mois après la date de dépôt de l'instrument d'adhésion près le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe.
 
Article 20 - Clause territoriale
Tout Etat peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion, désigner le ou les territoires auxquels s'appliquera la présente Convention.
Toute Partie peut, à tout moment par la suite, par une déclaration adressée au Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, étendre l'application de la présente Convention à tout autre territoire désigné dans la déclaration. La Convention entrera en vigueur à l'égard de ce territoire le premier jour du mois qui suit l'expiration d'une période de six mois après la date de réception de la déclaration par le Secrétaire Général.
Toute déclaration faite en vertu des deux paragraphes précédents pourra être retirée, en ce qui concerne tout territoire désigné dans cette déclaration, par notification adressée au Secrétaire Général. Le retrait prendra effet le premier jour du mois qui suit l'expiration d'une période de six mois après la date de réception de la notification par le Secrétaire Général.
 
Article 21 - Réserves
Tout Etat peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion, déclarer faire usage d'une ou plusieurs réserves à l'égard de l'article 6 et de l'alinéa a du paragraphe 1 de l'article 10. Aucune autre réserve ne peut être faite.
Toute Partie qui a formulé une réserve en vertu du paragraphe précédent peut la retirer en tout ou en partie en adressant une notification au Secrétaire Général du Conseil de l'Europe. Le retrait prendra effet à la date de réception de la notification par le Secrétaire Général.
La Partie qui a formulé une réserve au sujet d'une disposition de la présente Convention ne peut demander l'application de cette disposition par une autre Partie; toutefois, elle peut, si la réserve est partielle ou conditionnelle, demander l'application de cette disposition dans la mesure où elle l'a acceptée.
 
Article 22 - Dénonciation
Toute Partie peut, à tout moment, dénoncer la présente Convention en adressant une notification au Secrétaire Général du Conseil de l'Europe.
La dénonciation prendra effet le premier jour du mois qui suit l'expiration d'une période de six mois après la date de réception de la notification par le Secrétaire Général.
 
 
Article 23 - Notifications
Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe notifiera aux Etats membres du Conseil et à tout Etat ayant adhéré à la présente Convention ou ayant été invité à le faire:
toute signature;
le dépôt de tout instrument de ratification, d'acceptation, d'approbation ou d'adhésion;
toute date d'entrée en vigueur de la présente Convention conformément à ses articles 18, 19, 20;
tout autre acte, notification ou communication ayant trait à la présente Convention.
En foi de quoi, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention.
Fait à Strasbourg, le 13 novembre 1987, en français et en anglais, les deux textes faisant également foi,
en un seul exemplaire qui sera déposé dans les archives du Conseil de l'Europe. Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe en communiquera copie certifiée conforme à chacun des Etats membres du Conseil de l'Europe et à tout Etat invité à adhérer à la présente Convention.
 
RAPPORT EXPLICATIF
La Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie, élaborée au sein du Conseil de l'Europe par le Comité ad hoc d'experts pour la protection des animaux (CAHPA), a été ouverte à la signature des Etats membres du Conseil de l'Europe le 13 novembre 1987.
Le texte du rapport explicatif, préparé par le comité ad hoc d'experts et adressé au Comité des Ministres du Conseil de l'Europe ne constitue pas un instrument d'interprétation authentique du texte de la Convention bien qu'il puisse être susceptible de faciliter la compréhension des dispositions qui y sont contenues.
 
I. Introduction
1. Le 8 mai 1979 (3e séance), l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a recommandé au Comité des Ministres "de charger le comité d'experts intergouvernemental compétent en la matière d'élaborer une convention européenne, portant en particulier:
i. sur le contrôle du commerce des animaux:
a. en imposant des normes sévères d'hygiène et de bien-être dans les élevages et dans les circuits commerciaux;
b. en interdisant l'importation d'animaux exotiques peu aptes à supporter le climat européen;
c. en invitant les négociants, en s'organisant en associations nationales et internationales, à élaborer un code de pratiques dont la mise en application permette un contrôle efficace;
ii. sur le contrôle des populations animales:
a. en rendant obligatoires la déclaration et le marquage des chiens, et en assujettissant éventuellement à une taxe spéciale les propriétaires de chiens dans les agglomérations urbaines à l'exception des personnes retraitées, des aveugles et des propriétaires de chiens de garde et de défense;
b. en instaurant la stérilisation gratuite, ou à prix réduit des chiens et des chats;
c. en prenant des mesures pour que, dans le cas où il s'avère indispensable de détruire des animaux errants dans l'intérêt de l'hygiène et de la santé publiques, ces opérations soient exécutées par un personnel qualifié, utilisant des méthodes à la fois humaines, modernes et scientifiques."
2. Lors de sa 7e réunion au mois avril 1980, le Comité ad hoc d'experts pour la protection des animaux (CAHPA), chargé par le Comité des Ministres de donner un avis sur la Recommandation 860 de l'Assemblée parlementaire, a estimé que les questions soulevées dans la Recommandation devaient être étudiées à l'échelle européenne, mais que cette étude ne devrait pas être commencée avant qu'il ait terminé ses travaux relatifs au projet de convention sur l'utilisation d'animaux vivants à des fins expérimentales.
3. En juin 1980, lors de la 320e réunion des Délégués, le Comité des Ministres a chargé le CAHPA "d'examiner l'opportunité d'élaborer un ou plusieurs instruments internationaux (conventions ou recommandations), au niveau européen, traitant les points énumérés aux alinéas i et ii du paragraphe 5 de la Recommandation 860 de l'Assemblée relative aux dangers de la surpopulation des animaux de compagnie pour l'hygiène et la santé de l'homme, et aux moyens humanitaires de les limiter".
4. Enfin, lors de la 328e réunion des Délégués (janvier 1981), le Comité des Ministres a chargé le CAHPA "d'examiner les aspects juridiques de la protection des animaux en vue de l'élaboration des instruments appropriés".
5. Les travaux du CAHPA sur la Convention ont commencé au cours de sa 13e réunion, en novembre 1983. Six réunions du comité ainsi que trois réunions du groupe de travail ont été ainsi consacrées à l'élaboration du projet de convention.
6. Le CAHPA a soumis le texte du projet de convention au Comité des Ministres le 6 juin 1986.
7. Le Comité des Ministres a adopté le texte du projet de convention le 26 mai 1987.
8. La Convention européenne pour la protection des animaux de compagnie a été ouverte à la signature le 13 novembre 1987.
 
II. Considérations générales
9. L'examen des aspects juridiques de la protection des animaux a amené à la conclusion que les animaux détenus ou destinés à être détenus comme animaux de compagnie tireraient profit d'une protection juridique par le biais d'un instrument international approprié.
10. Il a été convenu qu'une telle protection juridique devrait être basée sur la sauvegarde de la santé et du bien-être de l'animal de compagnie lui-même comme cela avait été le cas pour les autres conventions élaborées jusqu'ici au sein du Conseil de l'Europe. Toutefois, lors de l'élaboration des diverses dispositions, il a également été tenu compte de la préservation des espèces sauvages menacées (septième paragraphe du préambule; paragraphe 2 de l'article 2), des problèmes causés par les animaux errants (paragraphe 2 de l'article 3; alinéa 2.b de l'article 10; articles 12 et 14), des dangers que peuvent représenter certains animaux pour la santé et la sécurité de l'homme (alinéa 3.b de l'article 4) et du contrôle des maladies (article 13).
11. On a estimé que, si la surpopulation des animaux de compagnie devait présenter des dangers pour la santé et l'hygiène de l'homme, certaines contre-mesures telles que la réglementation de l'importation et du commerce intérieur de certains animaux exotiques et la prévention et la guérison de maladies contagieuses dépasseraient les limites d'un instrument dont le but est la sauvegarde de la santé et du bien-être des animaux de compagnie et compliqueraient considérablement sa mise en œuvre.
12. Au vu de la mobilité des animaux de compagnie et de leurs propriétaires ainsi que du commerce international des animaux de compagnie et des produits qui leur sont destinés, la Convention a été rédigée de manière à permettre aux Etats non membres du Conseil de l'Europe de devenir Parties.
13. La Convention ci-après comprend trois parties:
A. Préambule;
B. Dispositions de fond (articles 1 à 14);
C. Dispositions d'application (articles 15 à 23).
 
III. Commentaires des dispositions de la Convention
A. Préambule
14. Parmi les préoccupations qui ont conduit à la conclusion de cette Convention, quelques-unes figurent déjà dans le préambule et seront davantage développées dans les articles suivants: l'élargissement de l'éventail des espèces animales détenues comme animaux de compagnie et le manque de connaissances et de conscience dans le domaine des animaux de compagnie.
B. Dispositions de fond
 
CHAPITRE 1 - DISPOSITIONS GÉNÉRALES
Article 1 - Définitions
15. La définition d'un animal de compagnie couvre:
a. les animaux qui vivent en compagnie de l'homme et notamment dans son foyer;
b. les animaux élevés à cette fin;
c. les animaux détenus pour la reproduction des animaux élevés à cette fin;
v d. les animaux errants et ceux de la première génération.
Sont exclus de cette définition, par exemple, les animaux qui sont élevés pour la production de denrées alimentaires, de laine, de peaux, de fourrures ou à d'autres fins agricoles, les animaux qui vivent dans des zoos et des cirques à des fins de spectacle et les animaux qui sont détenus à des fins expérimentales ou à d'autres fins scientifiques; toutefois, les Parties ont toujours la possibilité de couvrir dans leur législation nationale, par exemple, les chiens utilisés à des fins de travail.
16. Il a été reconnu que l'inclusion des animaux sauvages dans la Convention pourrait être considérée comme une reconnaissance de la possibilité d'utiliser ces animaux en tant qu'animaux de compagnie. D'un autre côté, l'exclusion des animaux sauvages pourrait créer un vide juridique qui laisserait ces animaux sans aucune protection. Finalement, Certains articles de la Convention (article 2, paragraphe 2; article 4, alinéa 3; article 14) ont été considérés comme présentant des garanties suffisantes en ce qui concerne la détention d'animaux sauvages capturés dans la nature.
17. Il appartient à chaque Partie de déterminer sur son propre territoire le nombre d'animaux qui sont concernés lorsqu'on parle de commerce ou d'élevage et de garde, à titre commercial, pour que ces activités soient couvertes par la Convention.
18. Il a été convenu qu'il fallait entendre par établissement à but non lucratif, les établissements autres que ceux dont les profits sont utilisés à d'autres fins que celles qu'ils se sont fixés.
Article 2 - Champ d'application et mise en œuvre
19. L'article 2 énumère les différentes catégories d'animaux de compagnie, tels que définis à l'article 1, auxquelles l'instrument s'appliquera. Sont exclus, par exemple, les chevaux de selle.
20. L'objectif du paragraphe 2 est double. D'une part, la protection dont jouissent les animaux de compagnie en vertu d'autres instruments internationaux - telle la Convention européenne sur la protection des animaux en transport international (1968) - ne peut être affectée par aucune disposition de cette Convention.
D'autre part, les animaux dont la détention ou la possession est contraire à un instrument juridique international pour la préservation de la vie sauvage ne peuvent être détenus en tant qu'animaux de compagnie dans les Etats qui sont Parties à un tel instrument juridique international. De tels instruments sont par exemple:
- la Convention sur le commerce international des espèces sauvages de flore et de faune menacées d'extinction (Washington, 1973);
- la Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l'Europe (Berne, 1979);
- la Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (Bonn, 1979).
21. Le paragraphe 3 confirme le principe selon lequel les Parties à la Convention peuvent, d'une part, prendre des mesures législatives plus strictes relatives à la protection des animaux de compagnie, et, d'autre part, étendre l'application des diverses dispositions aux animaux qui ne sont pas explicitement mentionnés dans cette Convention.
 
CHAPITRE II - PRINCIPES POUR LA DÉTENTION DES ANIMAUX DE COMPAGNIE
 
Article 3 - Principes de base pour le bien-être des animaux
22. Le premier paragraphe de l'article 3 contient une interdiction générale, qui s'adresse à tous, y compris aux pouvoirs publics, de causer à un animal de compagnie ou à un animal errant des douleurs, des souffrances ou de l'angoisse, qui ne sont pas nécessaires ou qui ne sont pas dans l'intérêt de l'animal lui-même.
23. Le principe exposé au paragraphe 2 selon lequel le détenteur d'un animal ne doit pas l'abandonner découle, de façon implicite, de l'article 4. La remise d'un animal à un refuge ou à une personne qui en a accepté la responsabilité n'est pas considérée comme un abandon au sens de la présente disposition.
Article 4 - Détention
24. Toute personne, y compris le personnel s'occupant d'animaux dans des institutions publiques, doit être tenue pour responsable de la santé et du bien-être de l'animal de compagnie concerné, conformément aux critères du droit civil interne, à moins que cette personne n'ait été forcée en raison de circonstances exceptionnelles à s'occuper temporairement de l'animal, ce qui normalement n'entre pas dans ses compétences.
25. Les besoins physiologiques d'un animal de compagnie ont été considérés comme suffisamment assurés par l'obligation faite au détenteur de fournir à celui-ci des installations et des soins, et notamment la nourriture, l'eau et l'environnement qui lui conviennent. En outre, il a été jugé nécessaire de faire référence aux besoins éthologiques de l'animal, y compris le besoin de bénéficier d'une attention adaptée à son espèce et à sa race.
26. Le paragraphe 3 a pour objectif d'éviter que tout animal, y compris un animal capturé dans la nature, ne soit introduit comme animal de compagnie dans un environnement inapproprié. Bien qu'à proprement parler un animal soit couvert par la définition des animaux de compagnie figurant à l'article 1 ainsi que par l'article 2, il ne peut être détenu dans les cas suivants:
a. lorsque l'environnement où il va être introduit ne remplit pas toutes les conditions requises; et
b. lorsque, même si toutes les conditions nécessaires sont réunies, les besoins physiologiques et éthologiques de l'animal l'empêchent de s'adapter à la détention en captivité ce qui est préjudiciable à son bien-être et peut même représenter un danger pour la santé et la sécurité de l'homme.
Article 5 - Reproduction
27. L'article 5 énonce le principe selon lequel dans l'élevage d'animaux de compagnie les personnes responsables de l'élevage devraient prendre soin de s'assurer que la santé physique et mentale de la progéniture et de la femelle n'est pas mise en danger.
Lors de la sélection de spécimens pour la reproduction, il faudrait veiller à éviter la transmission de schémas de comportement tels que des tendances agressives anormales, et des défauts héréditaires: par exemple, atrophie progressive de la rétine (conduisant à la cécité), têtes fœtales hypertrophiées (empêchant une naissance normale), et autres caractéristiques requises par certains standards de reproduction qui prédisposent à des problèmes cliniques tels que l'entropion et les déformations du voile du palais.
Article 6 - Limite d'âge pour l'acquisition
28. L'article 6 a pour objectif d'éviter que des animaux de compagnie ne soient introduits dans des foyers par des enfants de moins de 16 ans sans le consentement des parents ou d'autres personnes qui exercent la responsabilité parentale, étant donné que cela pourrait conduire à une situation où les exigences de l'article 4 ne sont plus respectées.
Article 7 - Dressage
29. Etant donné que le dressage peut être une source de stress grave pour l'animal, certaines méthodes de dressage étant même cruelles, le besoin de faire une disposition stricte en la matière a été ressenti. Cette disposition exige que l'animal ne soit jamais forcé à dépasser ses capacités ou sa force naturelles.
Article 8 - Commerce, élevage et garde à titre commercial, refuges pour animaux
30. L'article 8, paragraphe 1, premier alinéa, est une disposition transitoire qui stipule qu'à partir du jour de l'entrée en vigueur de la Convention, toutes les activités relatives au commerce, à l'élevage et à la garde, à titre commercial, d'animaux de compagnie ainsi qu'à la gestion de refuges pour animaux doivent, après une période spécifique, être déclarées aux autorités compétentes. Le deuxième alinéa stipule que, lorsque la Convention est entrée en vigueur, toute intention de se livrer à ces activités doit être signalée.
Si l'autorité compétente considère que les conditions sont remplies, ces activités peuvent continuer ou commencer. Il est entendu que chaque Partie est libre de délivrer ou non des permis pour l'exercice de telles activités. Une fois autorisées, les activités doivent être contrôlées, si cela est conforme à la législation nationale.
Si les conditions ne sont pas remplies, l'autorité compétente doit recommander des mesures pour améliorer la situation ou, si le bien-être des animaux est en jeu, pour faire cesser l'activité ou pour ne pas permettre son commencement.
Article 9 - Publicité, spectacles, expositions, compétitions et manifestations semblables
31. Tout en reconnaissant que certaines activités publicitaires pourraient inciter à la détention irresponsable d'animaux de compagnie attrayants, on a estimé que leur bien-être était couvert par le paragraphe 3 de l'article 4 et par l'article 14.
Le paragraphe 2 interdit, entre autres, le dopage des animaux dans le but spécifique d'accroître ou de diminuer leurs performances.
Article 10 - Interventions chirurgicales
32. Cet article a été libellé de manière à mettre l'accent sur l'interdiction des opérations chirurgicales effectuées principalement à des fins esthétiques ou de convenance personnelle du propriétaire et/ou de l'éleveur.
33. Il a été établi que l'éjointage des ailes des oiseaux est une opération chirurgicale, mais ne constitue que l'une des différentes méthodes destinées à empêcher les oiseaux de voler et est trop peu pratiqué pour être mentionné au paragraphe 1.
34. Il a été convenu que, pour les besoins de la Convention, le tatouage ne devrait pas être considéré comme une opération chirurgicale.
35. Il a également été convenu que l'exemple figurant à l'alinéa 1.d de l'article 10 relatif à l'ablation des griffes s'applique, en particulier, aux chats et aux chiens.
36. Les opérations chirurgicales sont interdites mais peuvent être effectuées si:
- elles sont considérées comme nécessaires par un vétérinaire, soit pour des raisons de médecine vétérinaire, soit dans l'intérêt de l'animal lui-même, comme, par exemple, l'ablation d'ergots;
- elles sont destinées à empêcher la reproduction.
37. De telles interventions doivent être effectuées par un vétérinaire, ou au moins sous son contrôle, et sous anesthésie si elles risquent de causer une douleur considérable à l'animal. Si aucune anesthésie n'est nécessaire, l'intervention peut être effectuée par des personnes qui en ont la compétence en vertu de la législation nationale.
Article 11 - Sacrifice
38. Etant donné que le sacrifice d'animaux de compagnie et d'animaux errants peut conduire à de nombreuses souffrances s'il est fait par des personnes qui n'ont pas l'expérience et les connaissances nécessaires, il a été convenu que normalement de tels animaux ne peuvent être mis à mort, ou anesthésiés en vue de leur mise à mort, que par un vétérinaire ou une autre personne qui a l'expérience et les compétences pour tuer un animal de compagnie, conformément aux exigences de cette disposition; en outre, il faudrait autant que possible éviter toute souffrance physique et morale à l'animal.
Il peut être fait exception à cette disposition si, dans des circonstances inhabituelles et pour le bien-être de l'animal, une autre personne doit procéder au sacrifice immédiat de ce dernier ou dans tout autre cas d'urgence lorsque la législation nationale autorise une autre personne à effectuer un tel sacrifice.
39. Le paragraphe 2 énumère les méthodes de sacrifice qui doivent être interdites, même si ces interdictions peuvent sembler découler des autres principes. Les méthodes d'asphyxie qui sont interdites ont été interprétées comme signifiant toute méthode par laquelle un animal est privé d'une quantité adéquate d'oxygène et de ce fait, et en conséquence directe, perd conscience ou meurt. Néanmoins, ceci n'exclut pas une méthode impliquant l'administration de gaz anesthésiants, tels que le C02, dans la mesure où il est administré avec une quantité d'oxygène adéquate dans l'air inhalé, de manière à provoquer une anesthésie de l'animal et non son asphyxie pure et simple. L'électrocution a été inclue parmi ces méthodes interdites, à moins qu'elle ne soit précédée de la perte de conscience immédiate.
 
CHAPITRE III - MESURES COMPLÉMENTAIRES CONCERNANT LES ANIMAUX ERRANTS
Article 12 - Réduction du nombre des animaux errants
40. L'article 12 stipule que, quand une Partie considère que le nombre des animaux errants constitue pour elle un problème, elle doit prendre les mesures législatives et/ou administratives qu'elle juge nécessaires pour réduire le nombre de ces animaux de façon humanitaire.
41. Le paragraphe a n'impose pas aux pouvoirs publics l'obligation de capturer, de détenir ou de sacrifier les animaux errants, si ces derniers posent un problème; mais si ces autorités décident de le faire, elles doivent utiliser des méthodes humanitaires.
42. Aux termes du paragraphe b, les Parties doivent en général prendre en considération certaines mesures mais peuvent décider elles-mêmes de les appliquer ou non.
43. On entend par "personne qui a trouvé un chien ou un chat errant", toute personne qui prend un tel animal sous sa garde. Les Parties doivent envisager d'encourager de telles personnes à le signaler à l'autorité compétente qui peut prendre des mesures conformes à la législation nationale, étant donné que l'un des objectifs devrait être de restituer, dans la mesure du possible, un animal errant ou perdu à son propriétaire, dans l'intérêt de l'animal.
Article 13 - Exceptions pour la capture, la détention et le sacrifice
44. Il a été convenu que, lors de l'exécution de programmes gouvernementaux d'urgence de contrôle des zoonoses, telles que la rage, il pourrait être dérogé aux dispositions de la Convention sur la capture, la détention et le sacrifice des animaux errants.
 
CHAPITRE IV - INFORMATION ET ÉDUCATION
Article 14 - Programmes d'information et d'éducation
45. L'article 14 a pour but de s'assurer que les dispositions de la Convention font l'objet d'une publicité parmi les personnes privées directement concernées par la mise en œuvre de certains des articles.
Il a été convenu que sur un certain nombre de points, tels que le dressage d'animaux par des personnes ayant les connaissances et les compétences appropriées, le fait que des animaux de compagnie soient offerts à des enfants en cadeau ou en tant que prix, la procréation non planifiée d'animaux de compagnie, l'introduction d'animaux sauvages en tant qu'animaux de compagnie et l'acquisition irresponsable d'animaux de compagnie, des résultats effectifs ne pourraient être obtenus qu'en informant et en éduquant les organisations privées et les individus; en conséquence, les Parties devraient encourager le développement de programmes d'information et d'éducation.
C. Dispositions d'application
 
CHAPITRE V - CONSULTATIONS MULTILATÉRALES
Article 15 - Consultations multilatérales
46. Il a été convenu que les objectifs d'une Convention sur la protection des animaux de compagnie seraient atteints plus facilement si les représentants des Parties avaient la possibilité de se réunir pour contrôler la mise en œuvre des dispositions ou pour développer des programmes communs et coordonnés dans le domaine du bien-être des animaux de compagnie. Afin d'éviter la constitution d'un nouvel organisme intergouvernemental à cette fin, il a été convenu de laisser aux Parties la possibilité de se réunir, dans le cadre des structures existant au sein du Conseil de l'Europe, tous les cinq ans ou toutes les fois qu'une majorité des représentants le demande.
 
CHAPITRE VI - AMENDEMENTS
Article 16 - Amendements
47. L'article 16 autorise les Parties elles-mêmes - c'est-à-dire sans adoption formelle du Comité des Ministres - à amender les dispositions de caractère technique dont l'adaptation aux changements de situation s'impose plus souvent et dont la modification n'est pas de nature à avoir des conséquences politiques directes pour le Conseil de l'Europe.
Les articles 15 à 23 peuvent, le cas échéant, être amendés dans un protocole d'amendement qui doit être adopté par le Comité des Ministres et qui entrera en vigueur après sa ratification par toutes les Parties.
 
CHAPITRE VII - DISPOSITIONS FINALES
Articles 17 à 23 - Dispositions finales
48. En général, les dispositions finales de cette Convention suivent le modèle de clauses finales pour les conventions et accords conclus au sein du Conseil de l'Europe, tel qu'adopté par le Comité des Ministres.
Article 19 - Adhésion d'Etats non membres
49. Il a été convenu que cette Convention devrait être ouverte à l'adhésion d'Etats non membres, comme c'est le cas pour toutes les conventions élaborées au sein du Conseil de l'Europe dans le domaine de la protection animale (voir également le paragraphe 12 ci-dessus).
Article 21 - Réserves
50. Il a été établi que des réserves ne devraient pouvoir être formulées que sur l'article 6 et l'article 10, ce dernier uniquement en ce qui concerne l'interdiction de la coupe de la queue.

 
http://www.chien.com/general/legislation/choisissez-pays/france/loi-2003-628-8-juillet-2003/protection-des-animaux-compagnie.html
 




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Quel genre de gens peut manger de la viande après avoir lu ça?Abattage rituel non etourdi interdit en Pologne.

29 Novembre 2012, 16:59pm

Publié par Jo Benchetrit

Mais, dans l’industrie, on ne peut pas se permettre d’attendre longtemps. Alors, quand de nombreuses bêtes sont encore conscientes, on se met à les dépecer, en commençant par couper les pattes de devant. Les vaches, toujours suspendues par une patte arrière, se débattent tant qu’elles peuvent. Mais leur destin est scellé. Le couteau de boucher continue sont œuvre. Après plusieurs minutes d’horribles souffrances, la mort est enfin au rendez-vous. Quelques jours plus tard, les steaks sont dans les assiettes.


Pour satisfaire les désirs des consommateurs de viande dans les pays développés, la majorité des terres agricoles dans le monde est de nos jours destinée à nourrir du bétail, alors même qu’une petite portion de ces terres serait largement suffisante pour nourrir directement toute la population mondiale.

 

Dialogue:

C'est bien. Mais est ce que ce sera aussi interdit dans les autres abattoirs car si tu suis l'actualité 

tu saurais que 
les animaux sont découpés et ecorchés vivants dans les abattoirs laïcs?
L'industrialisation de la viande, les cadences infernales, ça fait que l'abattage laïc nest qu'un leurre.
lire le dernier article de sciences humaines sur la question. Peux tu faire suivre mon mail, STP, Eva?
Alors,  inutile de   donner bonne conscience aux bouffeurs de bidoche non juifs ni musulmans, tant que tout le laïc ne sera pas clean.
mais bon, je pense que nous tous evitons ce genre de nourriture, non? 
de plus les 2 sortes d'abattage religieux ne sont pas identiques.
pour ce que j'en sais, l'abattage juif est supposé ne pas occasionner de souffrance.
Le but officiel, biblique et theorique est de vider du sang, comme dans tous les abattages, y compris laïcs*. 
Mais il y a un mais : un animal ayant souffert et tué par plus d'un coup de couteau n'est pas cacher. C'est beau dans l'intention, mais qui empechera la peur et la douleur? C'est juste un moindre mal de ne pas cisailler le cou, en plus!
D'où la formation de rabbins spéciaux pour ça, avec des couteaux ultra aiguisés.
Tout cela n'est pas le cas des abattages musulmans, où tous peuvent le faire, et doivent le faire pour l'Aïd, avec le couteau qu'ils veulent à ma connaissance.
Enfin, en theorie. Après, en pratique, j'en sais rien.
*sauf ds les abattages laïcs, les oiseaux comme pigeons et canards etouffés par vide d'air, quelle horreur!

Faut-il encore manger de la viande ?

Thomas Lepeltier

Mis à jour le 19/11/2012

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Mensuel N° 243 - décembre 2012
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Pour que chaque année des milliards d’animaux ne soient plus élevés et tués dans des conditions abominables, il est nécessaire de diminuer fortement notre consommation de viande. Faut-il pour autant devenir végétarien ?

Demandez à vos amis s’ils accepteraient que l’on fasse souffrir des animaux pour leur plaisir. Très probablement, offusqués par la question, ils vous répondront « bien sûr que non ». Pourtant, s’ils mangent régulièrement de la viande pour se faire plaisir, ils savent bien qu’ils entretiennent une industrie qui inflige chaque année des souffrances effroyables à des milliards d’animaux.


Prenez les vaches. Avant d’en faire des steaks bien saignants, il a fallu les dépecer. Ce n’est pas une tâche facile. Dans un abattoir, les vaches ne sont pas tuées sans douleur. Elles doivent d’abord être étourdies, c’est-à-dire rendues inconscientes par perforation du crâne. L’intention est bonne. Mais les bêtes ne sont pas dociles. Elles bougent et se débattent. Quant aux personnes en charge de l’opération, elles ne sont pas toujours à la hauteur de la tâche. En plus, elles n’ont pas le temps de faire soigneusement leur travail. Rentabilité oblige, les cadences sont très élevées. Résultat : de nombreuses bêtes, simplement sonnées, restent conscientes. Or voilà que commence l’opération de dépeçage. On suspend donc à un crochet ces vaches toujours conscientes par une patte de derrière et on leur tranche la gorge. Pas pour les tuer ; juste pour qu’elles se vident de leur sang. C’est au cours de ce processus qu’elles sont censées mourir tranquillement.

 

Mais, dans l’industrie, on ne peut pas se permettre d’attendre longtemps. Alors, quand de nombreuses bêtes sont encore conscientes, on se met à les dépecer, en commençant par couper les pattes de devant. Les vaches, toujours suspendues par une patte arrière, se débattent tant qu’elles peuvent. Mais leur destin est scellé. Le couteau de boucher continue sont œuvre. Après plusieurs minutes d’horribles souffrances, la mort est enfin au rendez-vous. Quelques jours plus tard, les steaks sont dans les assiettes.


La vie rêvée des cochons d’élevage


Selon la réglementation imposée à l’industrie, ces scènes, dignes de films d’horreur, ne devraient pas se produire. Mais elles sont très courantes comme le révèlent nombre d’enquêtes (1). C’est logique : la mise à mort des animaux de rente se fait avec la même cruauté que celle qui préside à leur élevage. Prenez les cochons, par exemple. Ce sont des mammifères sensibles, très sociables et intelligents. Or la vie des cochons d’élevage est une abomination. Peu après leur naissance, leurs queues sont coupées, leurs dents sont meulées, et les mâles sont castrés, le tout sans anesthésie. Sevrés précocement, ils sont ensuite enfermés dans des enclos bondés, où ils peuvent difficilement se déplacer. L’air y est presque irrespirable et ils ne voient jamais la lumière du jour. Quand elles sont en âge d’être inséminées, les truies sont parquées individuellement 24 heures sur 24 dans une cage minuscule où elles ne peuvent pas se retourner. Les conditions sont telles que beaucoup de mâles et femelles meurent avant d’atteindre l’âge de l’abattoir. Quand ce moment est venu, les cochons qui ont eu la malchance de survivre sont entassés dans des camions, où pendant un voyage qui peut durer deux jours, sans alimentation et sans eau, ils doivent faire face à la violence de leurs congénères paniqués. À l’abattoir, saisis de peur, ils refusent d’avancer. Mais, sans pitié, à coups de bâton, les employés ont raison de leur résistance. Avec plus ou moins de succès, ces bonnes âmes tentent ensuite de les étourdir en les électrocutant. L’opération de dépeçage peut ensuite commencer, que les cochons soient conscients ou pas. Encore peuvent-ils s’estimer heureux : les conditions d’élevage des volailles sont pires (2). Face à cette cruauté, le prix Nobel de littérature Isaac Bashevis Singer avait comparé la condition des animaux d’élevage à celle des Juifs dans les camps d’extermination nazis, avec cette différence que pour les animaux l’horreur n’a jamais de fin. Aussi avait-il parlé d’un « éternel Treblinka » pour caractériser leur situation (3).


Devant une telle abomination, il y a en gros trois attitudes. La première consiste à fermer les yeux sur la souffrance animale. C’est l’attitude la plus communément adoptée. La deuxième consiste à prôner l’élevage traditionnel, plus respectueux du bien-être des bêtes. La troisième attitude consiste tout simplement à refuser que des animaux soient tués pour être mangés. C’est le végétarisme. Quelle attitude adopter (4) ?


Une industrie jugée indéfendable


En dehors peut-être de quelques sadiques, personne ne défend en soi le martyre des animaux. Dans ces conditions, comment expliquer la pérennité de l’industrie de la viande ? Deux arguments lui servent souvent de justification. D’abord, tout en regrettant les souffrances des animaux, certains prétendent que l’alimentation carnée est une nécessité pour l’être humain et que, par conséquent, l’industrialisation de ce secteur alimentaire est indispensable pour nourrir une population croissante. Ensuite, des responsables politiques, des chefs d’entreprises et des employés de cette industrie avancent que son maintien est nécessaire pour faire vivre une population qui en dépend économiquement. En somme, à travers ces deux arguments, domine l’idée que la souffrance des animaux est dommage, mais nécessaire pour éviter celle des êtres humains. Est-ce crédible ?


Le premier argument est tout simplement infondé. Manger de la viande n’est pas une nécessité pour être en bonne santé. Certes, une alimentation carnée est source de protéines nécessaires à l’organisme. Mais celles-ci se trouvent également dans d’autres aliments (5). Pour l’anecdote, il faut savoir que l’athlète Carl Lewis, neuf fois médaillé aux Jeux olympiques, était végétalien au temps de sa plus grande splendeur (6).


La justification économique semble au premier abord plus sensée. Imaginons qu’un boycott généralisé de l’industrie de la viande soit un succès. Des millions de travailleurs dans le monde se retrouveraient au chômage. Cette dégradation temporaire de leur niveau de vie serait à prendre en compte. Mais, premièrement, que pèse-t-elle face aux souffrances sans commune mesure et sans fin des animaux si une telle industrie perdure ? Deuxièmement, comment ne pas se rendre compte que la fin de l’industrie de la viande serait créatrice d’emplois dans le reste de l’industrie alimentaire ?


Bref, les souffrances effroyables que l’industrie de la viande inflige chaque année à des milliards d’animaux ne semblent pas avoir d’autre justification que d’enrichir ceux qui sont à sa tête et de procurer du plaisir aux mangeurs quotidiens de jambon, de steaks ou de poulet. À notre époque, où les animaux apparaissent de moins en moins privés des qualités que les êtres humains possèdent (capacité à souffrir, à avoir des émotions, à raisonner, à élaborer une culture, etc.), il semble toutefois qu’un nombre croissant d’individus en vient à penser que cette industrie est indéfendable, et cela sans que ces individus aient besoin de prendre en compte les ravages écologiques que par ailleurs elle provoque (encadré p. 27).


Pour ne plus entretenir cette industrie cruelle, les carnivores pourraient décider de se tourner exclusivement vers l’élevage traditionnel. Enquêtes de terrain à l’appui, une chercheuse comme Jocelyne Porcher a montré que, dans ce type d’élevage, un animal n’est pas une chose que l’on exploite sans scrupule pour obtenir de la viande (7). Au contraire, un éleveur traditionnel veille au bien-être de ses bêtes, il établit des liens affectifs avec elles et il se prend souvent à les aimer. Il assure même la perpétuation de ces animaux de rente puisque, si le végétarisme se généralisait, il n’y aurait pratiquement plus de vaches, de cochons, de poules, etc., sur la surface de la Terre. Ce don de la vie a toutefois un prix. En retour, il faut que l’animal donne sa viande. Au moins, il a bien vécu.


La tentation de l’élevage traditionnel


Dans son essai Faut-il manger les animaux ? (L’Olivier, 2010), le romancier Jonathan Safran Foer avoue être touché par cette bonté des éleveurs traditionnels et se sent prêt à leur donner raison quant à la légitimité qu’il y aurait à manger leurs animaux. Il s’arrête toutefois au seuil de cette reconnaissance, pour une raison toute simple. De nos jours, la quasi-totalité des abattoirs relève de l’industrie de la viande. La vache, le cochon et la poule qui ont été élevés dans des conditions « champêtres » vont donc quand même subir, comme les animaux d’élevage industriel, une fin de vie horrible. Sans une réforme radicale des abattoirs, l’élevage traditionnel ne résout donc pas l’un des problèmes les plus criants de l’industrie de la viande.


Sachant que, en France, plus de 90 % de la viande consommée provient des élevages industriels, il faudrait également que les carnivores diminuent drastiquement leur consommation s’ils ne veulent plus entretenir cette industrie. Par sa nature artisanale, l’élevage traditionnel ne pourra en effet jamais répondre à un désir quotidien de manger de la viande. Tant qu’un quasi-végétarisme (un repas de viande par semaine environ) n’est pas instauré et que les abattoirs ne sont pas réformés, les consommateurs de viande seront donc toujours complices d’une industrie qui inflige des souffrances effroyables aux animaux.


La question du végétarisme


Reste la question de la mise à mort. Si une vache a passé de belles années dans un pré, pourquoi n’aurait-on pas le droit de la tuer de manière relativement douce pour s’en nourrir ? On pourrait avancer que manger de la viande est naturel, au sens où l’être humain l’a toujours fait et où les autres animaux le font aussi. Que l’on soit ou non végétarien, il est toutefois facile de comprendre que cette justification ne tient pas la route. D’abord, l’ancienneté d’une pratique ne lui apporte aucune légitimité. Par exemple, l’esclavage a duré des millénaires ; ce n’est pas pour autant qu’il faut le perpétuer. Ensuite, si les lions mangent bien les gazelles, les mâles peuvent aussi tuer les lionceaux qui ne sont pas les leurs. Quel carnivore trouverait légitime de prendre modèle sur cette pratique ? Peu, on imagine. Alors ? Comment justifier que l’on puisse tuer des animaux pour les manger ?


Les végétariens éthiques, c’est-à-dire ceux qui ne le sont pas pour des raisons diététiques ou religieuses, partent du principe qu’il ne faut pas faire souffrir les animaux quand ce n’est pas nécessaire (8). Or tuer des bêtes, même s’il était possible de recourir à des procédés indolores, reviendrait à leur faire du mal sans nécessité. Ce n’est pas la mise à mort en tant que telle qui pose problème aux végétariens éthiques. Tuer en douceur une vache en fin de vie serait envisageable, suggèrent-ils, si cela permettait d’abréger ses souffrances, par exemple. Mais envoyer à l’abattoir, comme le font même les éleveurs traditionnels, des animaux alors qu’ils sont encore très jeunes, c’est les priver sans nécessité d’une vie dont, en tant qu’individus, ils auraient pu jouir pleinement.


Le mangeur de viande peut-il être éthique ?


Dans son livre Apologie du carnivore (Fayard, 2011)Dominique Lestel s’en prend à cette volonté des végétariens éthiques de ne pas faire souffrir sans nécessité. Ce philosophe commence par reconnaître « que les justifications habituellement données du régime carnivore sont (…) plutôt inconsistantes ». Mais il pense pouvoir enfin justifier un tel régime en affirmant qu’un « homme qui n’infligerait plus aucune souffrance à un autre être vivant ne serait tout simplement plus un homme, ni même un animal, car un principe fondamental de l’animalité est précisément de souffrir et de faire souffrir ». Très en verve sur ce sujet, il écrit aussi que « la vie repose sur une forme de cruauté qu’il n’est ni possible ni souhaitable d’éradiquer ». Il en conclut qu’il faut assumer sans honte d’être un carnivore.


Aux yeux de D. Lestel, cette cruauté assumée n’implique pas qu’il faille manger de la viande n’importe comment. Il faut au contraire devenir un « carnivore éthique ». Cela veut dire au moins deux choses. Premièrement, il faut que la mise à mort entraîne chez l’animal le minimum de souffrance possible. D’où une condamnation sans appel de l’industrie de la viande de la part de D. Lestel. Deuxièmement, manger de la viande doit être vécu comme une dépendance vis-à-vis des animaux. Il faudrait d’ailleurs les remercier par une sorte de rituel. Le carnivore éthique serait ainsi ce mangeur de viande qui considère qu’il ne dispose pas d’un statut d’exception dans la sphère de l’animalité et qu’il a une dette vis-à-vis des animaux. Du coup, il devrait même accepter un jour de se faire manger.


Si l’on en juge par la critique cinglante que lui a adressée le végétarien Pierre Sigler, cette rare défense du régime carné apparaît problématique (9). Exemples de quelques mises au point. D. Lestel accuse les végétariens d’avoir le désir absurde de supprimer la souffrance dans le monde. C’est faux, rétorque P. Sigler, les végétariens veulent simplement ne pas faire souffrir sans nécessité les animaux. D. Lestel affirme que la seule façon de reconnaître son animalité est de manger de la viande. C’est stupide, répond P. Sigler, on peut faire l’amour. D. Lestel considère que manger de la viande marque notre dépendance vis-à-vis des animaux. C’est une escroquerie, s’indigne P. Sigler, il n’y a aucune dépendance puisque tout être humain qui a accès a des protéines végétales peut se passer de viande. Enfin, D. Lestel se dit prêt à donner son corps à manger, mais bien sûr uniquement quand il sera mort. Exaspéré, P. Sigler rappelle que les animaux n’ont pas cette chance d’avoir une vie pleine avant de se faire occire.


La question du spécisme


S’il y a une telle incompréhension entre les carnivores et les végétariens éthiques, c’est que, à la différence des seconds, les premiers estiment que l’on peut tuer les animaux parce que ce ne sont que des animaux. Cette justification relève de ce qu’on appelle le « spécisme ». Ce mot est formé par analogie avec « racisme » et « sexisme », qui désignent une discrimination injustifiée selon la race ou le sexe. Est raciste, par exemple, celui qui estime que l’on peut mettre les Noirs en esclavage pour la simple raison qu’ils sont Noirs. De la même manière, être spéciste, c’est assigner différentes valeurs ou droits à des êtres sur la seule base de leur appartenance à une espèce, et non pas en fonction de leurs intérêts propres. Par exemple, vous êtes spéciste si vous vous offusquez que l’on mange du chat, mais pas du cochon. En revanche, vous êtes antispéciste si vous prenez en compte l’intérêt des animaux indépendamment de l’espèce à laquelle ils appartiennent.


La très grande majorité des végétariens éthiques sont antispécistes. Ils récusent l’idée d’accorder des considérations morales de façon arbitraire à telle espèce et pas à telle autre. Or le statut moral des animaux se pose parce que, à la différence des légumes ou des pierres, ce sont des êtres sensibles capables de souffrir. Du coup, contrairement à ce dont on l’accuse parfois, cet antispécisme n’incite pas à accorder aux animaux les mêmes droits qu’aux êtres humains. Qui voudrait en effet donner aux vaches le droit à l’éducation ? Mais il incite à prendre en compte cette capacité des animaux (êtres humains compris) à souffrir, notamment en agissant, dans la mesure du possible, de façon à ce qu’ils ne souffrent pas sans nécessité. Les antispécistes soulignent d’ailleurs que tout le monde trouvera monstrueux, par exemple, que l’on crève l’œil d’un chat juste pour s’amuser. Pourquoi alors, se demandent-ils, ne pas aussi condamner les souffrances infligées aux animaux que l’on mange ? Sur ce point, ils n’attendent pas une condamnation partielle qui s’accommoderait d’améliorations des conditions dans lesquelles vivent ces animaux. Ce serait, à leurs yeux, comme si on cherchait à améliorer les conditions des esclaves sans remettre en cause l’esclavage. Selon eux, la seule position cohérente est d’arrêter de tuer les animaux pour les manger.


Le carnivore comme le violeur ?


Bien sûr, les carnivores résistent à une telle argumentation. Ils disent que la souffrance infligée aux animaux n’est pas inutile. Elle sert à leur apporter, à eux les carnivores, du plaisir. D. Lestel reproche ainsi aux végétariens éthiques de prétendre lutter contre la souffrance et pourtant de vouloir faire souffrir les carnivores en les privant de viande. Dans sa critique de D. Lestel, P. Sigler cherche à montrer l’absurdité de ce raisonnement en le transposant au cas du viol. Voici ce que cela donne : il existe une loi qui punit le viol parce qu’un tel acte fait souffrir celles et ceux qui en sont victimes ; mais ce faisant, cette loi impose aux violeurs potentiels d’immenses frustrations ; par conséquent, en voulant éviter que des personnes souffrent en étant violées, cette loi en fait souffrir d’autres ; ce qui montre bien qu’il n’est pas juste de vouloir interdire le viol pour diminuer la souffrance de ses victimes !


À leur décharge, il faut reconnaître que les carnivores qui acceptent que des animaux soient tués pour leur plaisir ne font qu’adopter la position schizophrène de notre société, comme le souligne parfaitement la juriste Marcela Iacub dans ses Confessions d’une mangeuse de viande (Fayard, 2011). Dans ce livre, elle raconte comment, après avoir été très carnivore, elle a été conduite au végétarisme à la suite de trois « révélations ». Grâce à l’acquisition d’une chienne, elle s’est rendu compte que les animaux sont des individus sensibles, ayant des désirs et des intentions. Grâce à un texte de Plutarque, elle comprit qu’ils veulent vivre et nous supplient de ne pas les tuer. Enfin, grâce à une décision de justice, elle prit conscience de la complète incohérence de notre relation aux bêtes. Il se trouve en effet que, en 2007, un individu a été condamné pour avoir sodomisé son âne. Vu les spécificités anatomiques des ânes et des hommes, cet acte ne semble pas avoir causé de souffrance chez l’animal. La justice a néanmoins considéré que, en l’absence de consentement, c’était un viol qu’il fallait punir. Or cette même justice autorise cet individu, qui est le propriétaire de l’âne, à le faire écorcher pour le manger. M. Iacub n’avait jamais été frappée à ce point par l’absurdité qu’il y a, d’un côté, à accorder à juste titre des droits aux animaux puisque ce sont des êtres sensibles, et, d’un autre côté, à leur dénier le droit le plus élémentaire, celui de vivre. Ne pouvant plus accepter cette incohérence, elle ne vit pas d’autre option que de devenir végétarienne. Ce qui montre finalement qu’à travers la question du végétarisme se pose celle de notre cohérence. À méditer avant de passer à table…

L'industrie de la viande détruit la planète

Consommer autant de viande qu’on le fait dans les pays développés est une catastrophe d’un point de vue écologique. Il n’y a pas un mois qui passe sans qu’une nouvelle étude montre à quel point l’industrie de la viande est l’une des principales causes de la déforestation dans le monde, du réchauffement climatique, de la pollution et même de la détérioration de la santé des êtres humains. Il faut bien comprendre que l’obtention de protéines animales à partir de protéines végétales a un rendement très faible.
Ce qui implique que, pour satisfaire les désirs des consommateurs de viande dans les pays développés, la majorité des terres agricoles dans le monde est de nos jours destinée à nourrir du bétail, alors même qu’une petite portion de ces terres serait largement suffisante pour nourrir directement toute la population mondiale. En plus, comme cette consommation ne cesse de croître, les forêts tropicales (au Brésil, en Argentine et ailleurs) se réduisent actuellement comme peau de chagrin. Ensuite, l’intense activité des fermes d’élevage génère des milliards de tonnes de déchets qui polluent, plus que les autres industries, les sols et les rivières. Il faut également mentionner les grandes quantités de gaz que cette industrie rejette dans l’atmosphère et qui contribuent fortement à la fois aux pluies acides et au réchauffement climatique. Enfin, alors que la grande consommation d’antibiotiques est une bombe à retardement pour la santé humaine, puisqu’elle rend les bactéries résistantes, et que les pouvoirs publics tentent
de la juguler, l’industrie de la viande continue quant à elle tranquillement à bourrer d’antibiotiques les bêtes qu’elle massacre.
Le plus étonnant est que, à l’heure du repas, presque personne ne semble se préoccuper de cette situation ubuesque…

 

Bidoche. L’industrie de la viande menace le monde

Fabrice Nicolino, Les Liens qui libèrent, 2009.

Thomas Lepeltier

NOTES

1. 

Voir Gail A. EisnitzSlaughterhouse. The shocking story of greed, neglect, and inhumane treatment insida US meet industry, 2e éd. Prometheus Books, 2007, et Jean-Luc Daub, Ces bêtes qu’on abat. Journal d’un enquêteur dans les abattoirs français (1993-2008), L’Harmattan, 2009). Pour regarder un exemple de cette « boucherie », il suffit d’accéder à la vidéo Devenez végétarien postée sur YouTube par oona1135.

 
2. 

Sur le Web, il existe de multiples vidéos montrant cet enfer où sont plongés les animaux de rente. Par exemple Farm to Fridge. The truth behind meat production.

 
3. 

Charles PattersonUn éternel Treblinka, Calmann-Lévy, 2008.

 
4. 

Cette question se poserait dans des termes similaires vis-à-vis des poissons puisque, de l’hameçon du pêcheur du dimanche à la pisciculture industrielle, ces animaux subissent également d’effroyables souffrances. Sur la sensibilité des poissons, voir Victoria Braithwaite, Do Fish Feel Pain ?, Oxford University Press, 2010.

 
5. 

Voir l’étude de l’Association américaine de diététique, « Vegetarian diets », Journal of the American Dietetic Association, 2009, vol. CIX, n° 7, juillet 2009.

 
6. 

Carl Lewis, « Introduction », in Jannequin Bennett, Very Vegetarian, Rutledge Hill Press, 2001.

 
7. 

Jocelyne PorcherVivre avec les animaux. Une utopie pour le XXIe siècle, La Découverte, 2011.

 
8. 

Sur les différentes approches de l’éthique animale dont s’inspirent les végétariens éthiques, voir Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, L’Éthique animale, Puf, 2011.

 
9. 

Pierre Sigler, « Apologie de la mauvaise foi. L’inconstitante Apologie du carnivore de Dominique Lestel », Les Cahiers antispécistes, n° 34, janvier 2012. (accessible sur www.cahiers-antispecistes.org).

 

 

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Pour les psy et pour les autres: corrida, une verité qui derange.

28 Novembre 2012, 23:10pm

Publié par Jo Benchetrit


je transmets de marie bernadou, psychologue:

Bonsoir à toutes et à tous, 

Une fois n'est pas coutume, j'envoie cette information à tous mes contacts mails "psys" (veuillez m'excuser pour les doublons). 

Voici un article tout à fait intéressant, et synthétique, pour celles et ceux qui sont prêts à (sa)voir ce qu'est la réalité de la corrida :

http://annagaloreleblog.blogs-de-voyage.fr/archive/2011/11/17/corrida-des-verites-qui-derangent.html

Pour celles et ceux qui veulent signer l'appel des psys contre l'accès à la corrida pour les moins de 16 ans : 

http://pas-de-corridas-pour-les-enfants.over-blog.fr/pages/TEXTE_DE_LA_MOTION_ET_LISTE_DES_SIGNATAIRES-3947541.html
(Possibilité de signer en cliquant sur le côté droit "Pour nous rejoindre")

Merci de faire passer. Au-delà du clivage pour/contre, il me semble que ce genre d'article peut au moins susciter une réflexion et des débats.

Bien cordialement à toutes et tous, 

MB

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Une manif contre le handballer Guynel Pintor , Tortionnaire de ses chiens....HA! faut dire que les Antilles sont n° 1 de la maltraitance animale de France.

28 Novembre 2012, 22:45pm

Publié par Jo Benchetrit

Déshonorant pour la France d'avoir un tel  sujet  psychopathe  s'en tirer avec une sanction ridicule vu ses crimes. Il a martyrisé de nombreux chiens. Mais n'écope  pas d'1 seul jour de prison ferme...quel laxisme écoeurant!Deux rescapés rendus invalides sous les coups et un troisième mort sous la torture, enfermé dans un sac poubelle retrouvé dans une rivière de Sélestat...

Je transmets:

Mercredi 28 novembre 2012

CHIENS GUYNEL PINTOR TORTIONNAIRE

 

Pintor dehors ou repens-toi !

 

Une nouvelle manifestation contre le joueur Gynel PINTOR est annoncée lors des rencontres de D1 NANTES - SELESTAT les 11 et 12 mai 2013.

En quelques jours, 9228 personnes précisément ont lu les deux pages consacrées les 24 et 25 novembre 2012 au tortionnaire de chiens Guynel PINTOR, maillot 15 indésirable du SELESTAT ALSACE HANDBALL club. Depuis sa création, il y a moins d'un, c'est un chiffre rarement atteint par un petit blog comme Animalus recevant une moyenne de 450 visiteurs uniques par jour avec des pics plus élevés. Sans compter les milliers de partages sur les réseaux sociaux, on peut dire que PINTOR a fait fort ! 

Comment, en effet, trouver des circonstances atténuantes, excuser et pardonner l'acharnement barbare  que Pintor a exercé à l'encontre de ses propres chiens ? Deux rescapés rendus invalides sous les coups et un troisième mort sous la torture, enfermé dans un sac poubelle retrouvé dans une rivière de Sélestat...

Ces actes de cruauté répétés n'ont pas échappé aux protecteurs des animaux depuis la récente et faible condamnation de Pintor par le tribunal correctionnelle de Colmar à 4 mois de prison avec... sursis. La prison ferme lui aurait valu le banissement de son club. Une justice qui aurait tenu compte de la notoriété de Pintor, espoir montant du handball français ? 

Rassemblement citoyen contre Guynel Pintor

De mémoire de sportif, on n'a jamais vu un Pintor sur un terrain !   Pour mettre un terme à sa carrière de tortionnaire PRO et de joueur sans valeurs morales, toute la France se mobilise contre cet individu qui souille le handball, la ville de SELESTAT et la Protection Animale.  Son club a décidé de l'écarter de l'entraînement des jeunes joueurs mais pas du banc de touche. Des cyberactions sont en cours et, après les Alsaciens, ce sont les Bretons qui s'affairent à préparer à PINTOR un accueil digne de son pedigree en mai 2013. A cette occasion, un site citoyen a été créé : Rassemblement contre Guynel Pintor à Nantes. 

De nombreuses rencontres sont encore au programme du championnat de France de la D1: CHAMBERY, TOULOUSE, CESSON-RENNES, TREMBLAY, BILLERE, DUNKERQUE, MONTEPELLIER, AIX... et bien-sûr à SELESTAT où le SAHB, actuellement en 9ème place sur 14, recevra encore PARIS, CRETEIL, SAINT-RAPHAËL, IVRY selon le calendrier officiel ici :

http://www.ff-handball.org/competitions/championnats-nationaux-mf/d1m/resultats.html

La polémique sur HAND-PLANETE : réunion Pintor le 30 novembre !

Son club entreprend des démarches de "rachat" auprès de la SPA de Ebersheim qui n'avait certainement pas les moyens d'aller en appel vu qu'elle lance des SOS nourriture pour ses chats. Mais ne nous y trompons pas,  cela reste une initiative de blanchiment d'image du club pas de Pintor, devenu un personnage détestable même si certains lui trouvent des excuses aberrantes de type "erreur de jeunesse", à 21 ans ! Il ne s'agit pas seulement de cruautés "sur son chien" car il n'a été condamné que pour la dernière affaire sur son Berger Malinois. Trois animaux connus ont été martyrisés et son Sharpei en est mort. Voici le communiqué du SAHB publié aujourd'hui sur le site Hand-Planète :

Sélestat Alsace Handball

"Bonjour,

Reconnu coupable d’actes de cruauté sur son chien, Guynel Pintor, joueur du SAHB, a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et 3800 € d’amende par le tribunal correctionnel de Colmar. N’ayant pas été l’objet d’un appel ni par le joueur ni par la SPA -qui avait porté plainte- cette sanction est devenue définitive lundi 26 novembre 2012.
Le club rappelle que Guynel Pintor a assumé devant la justice l'entière responsabilité de ses actes et que son club, ses dirigeants, ses joueurs et supporters ne peuvent être tenus partis prenante au regard des actes regrettables qu'il a commis.

 
L’ensemble du club condamne fermement les actes commis et ne les cautionne aucunement. Les faits reprochés à Guynel Pintor étant strictement liés à sa vie personnelle, le club, ayant consulté son avocat, ne prendra pas de sanctions disciplinaires à l’égard du joueur.

 

Cependant, face à ces événements, le club a décidé d'agir en respectant le cadre imposé par la loi française et, au lendemain de la condamnation de Guynel Pintor, a convoqué le joueur afin de lui signifier sa profonde désapprobation à l’égard de son comportement inqualifiable.

 

Le club a aussitôt demandé au staff médical de mettre en place une prise en charge psychologique pour l’intéressé avec un accompagnement permanent.

 

Le Club a également sollicité le Président de la SPA locale pour mettre en place une action commune en faveur de la cause animale. Une réunion se tiendra à ce sujet ce vendredi 30 novembre. 


Par ailleurs, même si Guynel Pintor a toujours été très apprécié des enfants et les témoignages des parents sont nombreux à le confirmer, le club a décidé de suspendre jusqu'à nouvel ordre toute intervention de M. Pintor auprès des jeunes.

Cordiales salutations."

Ne manquez pas de donner votre avis courtois ici : http://www.hand-planet.com/Polemique-Pintor-Selestat-frappait-son-chien_a18955.html 

Pétition ou repentir sincère ?

L'initiative d'une pétition est à l'étude pour demander à la FFB, fédération française de handball son exclusion définitive des clubs, même s'il n'a pas commis de faute professionnelle. A moins que PINTOR ne fasse un communiqué de presse personnel dans un journal sportif, qu'il demande pardon à ses chiens en les nommant  ; pardon à toute les associations de protection animale ; qu'il annonce et effectue un don ou partenariat auprès de la SPA DE MOYENNE-ALSACE à Ebersheim qui a reccueilli sa dernière victime sanglante ; enfin, que PINTOR parraine officiellement un refuge de protection animale qui pourrait être le RSP MARTINIQUE, département dont il est originaire, et lui verse des subsides sur ses royalties, d'ailleurs déductibles des impôts. Mais que tout ceci ne soit pas téléguidé par un club terni qui veut redorer son blason !

C'est sans  doute à ces conditions que les défenseurs des animaux le laisseront tranquille. Mais PINTOR aura-t-il le courage de faire face honnêtement à ses adversaires et de faire amende honorable publique ? Pintor a des choix  à faire : c'est lui seul qui voit, son club ne peut pas et ne doit pas le faire à sa place. 

Pour prendre exemple sur des toréros repentis dont Alvaro MUNERA (une page d'Animalus du 24 août 2012 toujours très lue), celui-ci a demandé pardon officiellement, bien que la corrida soit une immonde tuerie légalisée, et consacre désormais sa vie à protéger les animaux depuis son fauteuil roulant.  

Repentir : Anti corrida un toréro au grand coeur Alvaro MUNERA raconte...

http://animalonestmal.over-blog.com/article-anti-corrida-un-torero-au-grand-coeur-alvaro-munera-raconte-109364681.html

Lire en rubrique spéciale "Guynel Pintor bourreau" : 

Le 24 novembre 2012 http://animalonestmal.over-blog.com/article-selestat-animalsace-manifestation-contre-guynel-pintor-handballeur-tortionnaire-de-chiens-impuni-112784270.html

Le 25 novembre 2012 http://animalonestmal.over-blog.com/article-selestat-67-handball-le-bourreau-de-chiens-guynel-pintor-a-eu-des-visiteurs-en-colere-112822946.html

RSP Martinique Respecter Soigner Protéger :  

http://www.rspmartinique.org/#Accueil.E

Alerte nationale à toutes les associations !

Les cyberactions se poursuivent sur le mode crédible "fair-play".  

Merci de votre modération et participation.

https://www.facebook.com/RassemblementContreGuynelPintorANantes?ref=hl

Bien amicalement,

Cerizette

Le 28 novembre 2012

 

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Diego, superbe berger allemand de 8 ans perdu trouvé à paris sera tué à la fourrière de genevilliers si pas d'accueil rapide!

28 Novembre 2012, 22:23pm

Publié par Jo Benchetrit

Urgence.Si vous le reconnaissez, si vous connaissez qq quia perdu son BA, viiite. il est très gentil et intelligent.
Va etre tué car à la SPA de genevilliers, ils ne gardent pas les chiens bien longtemps quand ils ont plus de 6 ans.

si vous le voulez, l'accueillir, ou l'adopter:

tel  GWEN LEFFAD : 06656507190

merciii.

 

 

 

 

 

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Contre l'admiration pour le style de Celine, n'oubliez pas le réel atroce qu'il a provoqué avec ses potes.

26 Novembre 2012, 18:41pm

Publié par Jo Benchetrit

http://www.musees-franchecomte.com/gallery_images/site_1/102/750/3094/affiche-petain-musee-resist.jpg

<Celine, grand écrivain? Mais à ce stade, on ne peut pas lui décerner de  lauriers, Too much est trop 

 

OUI, Je suis PLUS FRANÇAISE que lui.Je n'ai pas offert la France et son honneur, ainsi qu'une partie des français aux allemands et à leurs bourreaux, moi!

Je rappelle que cette putain de Petain n'était plus maréchal pour   crimes contre l'humanité.
On l'a degradé et c'est...dégradant pour celui qui le dit de lui rendre ses galons perdus dans le fleuve de sang de ses victimes.

 

Son exposition sur "le" juif et la France a montré une galerie de portraits et caricatures  assez immondes "du" juif montré comme le plus laid possible...tels que le  décrivait l'horrible Bagatelles* pour un Massacre de Celine. Donc, M. l'abject  Petain et votre fan le parano Celine, si vous me lisez d'où vous ne pouvez pas plus pourrir que vous l'etiez dejà, sachez que les mannequins les plus recherchés sont certes, réjouissez vous, les aryens scandinaves,mais aussi les israéliens.

On est loin de vos fantasmes:http://jssnews.com/wp-content/uploads/2009/12/item_img_zoom_1907_fr_expo_juif_france-215x300.jpg

 



http://alyaexpress-news.com/wp-content/uploads/2012/07/mia-Kirshner.jpg

comme:
L'actrice canadienne vraiment jolie : Mia Kirshner

Mecs: j'aime bien Mahler!

ou
*Voici des extraits de la 13° partie du honteux délire de Celine:

La 14eme partie de "BAGATELLES POUR UN MASSACRE"

de LOUIS-FERDINAND CELINE est ICI

et ICI ses autres pamphlets.


"S’il faut des veaux dans l’Aventure, qu’on saigne les Juifs ! C’est mon avis ! Si je les paume avec leurs charades, en train de me pousser sur les lignes, je les buterai tous et sans férir et jusqu’au dernier ! C’est la réciproque de l’Homme.
Je voudrais qu’il soit proclamé, pour que le peuple sans vertèbres, dit français, retrouve un peu son amour propre, absolument conclu, certain, trompeté universellement, qu’un seul ongle de pied pourri, de n’importe quel vinasseux ahuri truand d’Aryen, vautré dans son dégueulage, vaut encore cent mille fois plus, et cent mille fois davantage et de n’importe quelle façon, à n’importe quel moment, que cent vingt-cinq mille Einsteins, debout, tout dérétinisants d’effarante gloire rayonnante... J’espère que l’on m’a bien compris ?..."
"Tout de même, il suffit de regarder, d’un petit peu près, telle belle gueule de youtre bien typique, homme ou femme, de caractère, pour être fixé à jamais... Ces yeux qui épient, toujours faux à en blêmir... ce sourire coincé... ces babines qui  relèvent : la hyène... Et puis tout d’un coup ce regard qui se laisse aller, lourd, plombé, abruti... le sang du nègre qui passe... Ces commissures naso-labiales toujours inquiètes... flexueuses, ravinées, remontantes, défensives, creusées de haine et de dégoût... pour vous !... pour vous l’abject animal de la race ennemie, maudite, à détruire... Leur nez, leur "toucan" d’escroc, de traître, de félon, ce nez Stavisky, Barmat, Tafari... de toutes les combinaisons louches, de toutes les trahisons, qui pointe, s’abaisse, fonce sur la bouche, leur fente hideuse, cette banane pourrie, leur croissant, l’immonde grimace youtre, si canaille, si visqueuse, même chez les Prix de Beauté,  l’ébauche de la trompe suceuse : le Vampire... Mais c’est de la zoologie !... élémentaire !... C’est à votre sang qu’elles en veulent ces goules !... Cela devrait vous faire hurler... tressaillir, s’il vous restait au fond des veines le moindre soupçon d’instinct, s’il vous passait autre chose dans la viande et la tête, qu’une tiède pâte rhétorique, farcie de fifines ruselettes, le petit suint tout gris des formules ronronnées, marinées d’alcool... De pareilles grimaces comme l’on en trouve sur la gueule des Juifs, sachez-le, ne s’improvisent pas, elles ne datent pas d’hier ou de l’Affaire Dreyfus... Elles surgissent du fond des âges, pour notre épouvante, des  tiraillements du métissage, des bourbiers sanglants talmudiques, de tout l’Apocalypse en somme !...
Malheur au damné ! Crève donc animal impossible !... Rebut ! Tu ne sursautes même plus d’effroi à la vue de tels monstres ! Tu ne vois pas ta torture et ta mort inscrites, ravinées sur ces hures ? Quel miroir te faut il donc ?... Pour voir ta propre mort ?... Toutes les laideurs veulent dire toutes quelque chose. Regarde ! Puisque tu es trop fainéant pour lire dans les livres, déchiffre au moins apprends à lire sur la figure des Juifs l’arrêt qui te concerne, personnellement, l’Arrêt, l’Annonce vivante, grimacière, de ton massacre.
Nous avons mille fois, cent mille fois pire que les Fermiers
Généraux. Nous avons les Juifs et les francs-maçons.
Juifs ! Fixe ! Vous crevez pas l’imagination !
Vous l’avez lourde et gaffeuse
Je ne suis pas le cagoulard N°1
Je ne suis pas payé par Goering.
Ni par Musso ni par Tardieu !...
Ni même par Mr. Rothschild ! (Tout est possible)
Je ne suis paye par personne...
Je ne serai Jamais paye par personne.
Je ne veux fonder aucun parti.
Je ne veux pas monter sur l’estrade.
Je ne veux dominer personne Je n’ai pas besoin d’argent.
Je n’ai pas besoin de puissance
Vraiment je n’ai besoin de rien.
Mais je suis chez moi, et les Juifs m’emmerdent
Et leurs manigances me font chier
Je le dis tout haut, à ma manière...
Comme je le pense.
Repos !
Fixe !... Si l’on refoulait tous les Juifs, qu’on les renvoie
En Palestine avec leurs caïds francs-maçons – puisqu’ils s’adorent –
Nous cesserions d’être "Intouchables"
Au pays des Emirs nègrites...
Nous n’aurions ni guerre, ni faillite...
Avant longtemps... longtemps... longtemps...
Et nous aurions beaucoup de places vides... immédiatement
Tout de suite... les meilleures en vérité...
Nos enfants n’auraient plus besoin
D’aller supplier, quémander...
Aux Juifs... francs-maçons... et autres bouliphages Ténias...
Vermines, "Fermiers lombricaux" de la Viande commune...
Quelques petits restes de pitance...
L’aumône... la charité...
Ils n’auraient plus besoin de supplier les Juifs
De bien vouloir les laisser vivre...
Subsister, sur leur propre territoire, encore un petit instant...
Sursis ! Avant d’aller crever pour eux...
Pour leurs diableries, leurs farces, leurs complexes...
Leurs prodigieuses ventrées
De pieuvres juives
Dans les furieuses terribles batailles.
Dans les grandes fournaises Kabaliques.
Repos !
Autrefois, quand les Juifs devenaient rétifs et insolents, les Rois devenaient cruels. Le Juif Simon ne voulait pas ouvrir ses trésors au Roi Henri III, le roi le fit venir, lui fit arracher 17 dents, séparant chacune de ces extractions de cette demande : "Prête-moi tes trésors..."
A la dix-septième le Juif céda. "

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Genocide des juifs.Les enfants.Shoah.Solution finale.Nazisme.Celine.

26 Novembre 2012, 15:12pm

Publié par Jo Benchetrit

Certes, Sade était un sale type! Mais avouez que par rapport aux nazis les amis de Celine au style soi-disant  superbe, les  enfants mis au four vivants ou fracassés contre les murs etc... ça fait amateur.

Lire ensuite l'infâme Celine épanoui dans toute sa vilenie dans Bagatelles pour un massacre.

tout est à lire mais juste ceci peut suffire: 
Extrait:

LE MEURTRE DES ENFANTS

 

 

 

 

 

 Dans le bois de bouleaux qui jouxte le camp d'extermination d' Auschwitz - Birkenau, des déportés attendent d'être acheminés vers la chambre à gaz.

 

 

 

 

 

La "Solution finale" était le nom de code nazi pour la destruction délibérée, programmée, des Juifs d'Europe

 (Création du  site, le 25/4/2011)

 

Gérard Méchoulam. Fondateur et directeur éditorialiste. Tous droits réservés.

 

 

 

LE MEURTRE DES ENFANTS

 

    Les enfants furent des victimes des Nazis particulièrement vulnérables. On estime que plus d'un million d'enfants juifs fut exterminé en Allemagne et en Europe occupée.

 

Dans les ghettos nombreux furent les enfants qui moururent en raison du manque de nourriture, de vêtements ou de soins. Les Nazis considéraient que les enfants des ghettos étaient improductifs. Ils n'étaient en général pas utilisés pour le travail forcé ce qui augmentait leurs risques  d'êtres déportés plus tôt vers les camps de concentration et les camps d'extermination. Les enfants juifs furent parmi les premières victimes lorsque les Allemands et leurs collaborateurs cherchèrent à détruire les communautés juives en assassinant par fusillades ou en déportant vers un camp d'extermination.

 

 

 

Enfants déportés vers Chelmno

 

Après la sélection à Auschwitz et dans les autres camps d'extermination, la majorité des enfants était envoyée directement dans les chambres à gaz. Il n'avait aucune chance d'être sélectionnés pour le travail. Quelques enfants des camps, en particulier des jumeaux, furent utilisés pour les expériences médicales  nazies. Des enfants furent également abattus par les SS et les forces de police en Pologne et en Union soviétique. Les présidents des Conseils juifs (Judenrat) étaient contraints de prendre des décisions déchirantes pour remplir leurs quotas d'enfants destinés à la déportation. Janusz Korczak, célèbre pédiatre polonais et directeur d'un orphelinat dans le  ghetto de Varsovie, refusa d'abandonner les enfants dont il avait la garde. Il les accompagna dans le transport jusqu'à Treblinka , où il fut assassiné avec eux.

 

 

 

Sieg Maandag, jeune Juif hollandais survivant, 

marchant sur un chemin bordé de cadavres, à Bergen-Belsen, vers le 20 avril 1945.

 

Malgré les persécutions, de nombreux enfants trouvèrent des moyens de survivre. Beaucoup d'enfants firent passer clandestinement de la nourriture dans les ghettos. Certains enfants ou adolescents participant à des mouvements de jeunesse furent actifs dans la résistance ; d'autres participèrent à des évasions vers des camps de familles de partisans. Certains non-Juifs fournirent des cachettes aux enfants juifs et parfois, comme dans le cas d' Anne Frank, à d'autres membres de leurs familles. Kindertransport (Transport des enfants) fut le nom non officiel donné à une opération de secours qui amena des milliers d'enfants juifs réfugiés d'Allemagne nazie et des territoires occupés par l'Allemagne en Grande-Bretagne entre 1938 et 1940. En France occupée, par exemple, les habitants du Chambon-sur-Lignon cachèrent des enfants juifs, les sauvant ainsi de la déportation.

 

Source : Copyright © United States Holocaust Memorial Museum, Washington, D.C.

Translation Copyright © Mémorial de la Shoah, Paris, France

 

TUEURS D' ENFANTS

 

 

 

Femmes et enfants juifs hongrois arrivent au camp d'extermination 

d'Auschwitz-Birkenau le 26 mai 1944 pour y être gazés

 

    "Les monstres hitlériens du camp d'Auschwitz ont tué des centaines de milliers d'enfants, du plus jeune âge jusqu'à seize ans. Généralement, ils les envoyaient dans les chambres à gaz dès l'arrivée des convois. Seule une minorité d'adolescents valides se voyait retenue pour les travaux du camp.

 

L'instruction a établi que les Allemands épuisaient les enfants de huit à seize ans à  de rudes tâches physiques, au même titre que les adultes. Les coups, les tortures, un labeur accablant, tout cela avait bientôt raison de chaque enfant ; et alors on les achevait.

 

Jacob Gordon, ancien prisonnier, médecin de Vilnius : "... Début 1943, cent soixante-quatre garçons ont été sélectionnés à Birkenau et placés à l'hôpital où ils ont été mis à mort par des injections de phénol dans le coeur."

 

Waltraud Bakasch, de Düsseldorf (Allemagne), ancienne détenue : "... En 1943, pendant que nous faisions une clôture autour du crématorium n°5, j'ai vu de mes propres yeux des SS jeter au feu des enfants vivants."

 

Voici maintenant ce que les enfants sauvés par l'Armée rouge disent eux-mêmes des souffrances infligées par les bourreaux fascistes.

 

Le jeune Sami Mudianoc, né en 1930, habitant de la ville de Rhodes (1) (Italie) :"... On nous faisait travailler à quinze ou vingt enfants : nous tirions avec des cordes des chariots pleins de différentes cargaisons, surtout des cadavres que nous transportions dans un block spécial où ils étaient déposés, puis emportés au crématorium. Nous travaillions de quatre heures du matin jusqu'au soir. Fin octobre 1944, un Allemand qui faisait une inspection nous a punis parce que le block n'était pas propre. On nous a alignés à l'extérieur, à cent cinquante, et conduits dans les bains où on nous a complètement déshabillés et arrosés d'eau froide avant de nous ramener au block dans cet état. Résultat, beaucoup d'enfants sont tombés malades."

 

Le petit Andrea Lerinciakos, neuf ans, natif de la ville de Kles (Hongrie) :"... Une fois conduits au camp, block 22, nous avons été battus, surtout par les femmes allemandes chargées de veiller sur nous. Durant mon séjour au camp, le docteur Mengele m'a fait plusieurs prises de sang... En novembre 1944, tous les enfants ont été transférés au camp A, le "camp tsigane". A l'appel, l'un de nous manquait. Alors, Brandl, chef du camp des femmes, et son assistante Mandel nous ont fait sortir à une heure du matin et nous sommes restés dehors, en plein gel, jusqu'à midi..."

 

Quant aux enfants nés au camp, les SS les prenaient à leur mère et les tuaient. Les femmes qui présentaient une grossesse en arrivant au camp se voyaient isolées sur-le-champ dans une baraque spéciale pour un accouchement prématuré provoqué. En cas de résistance, les femmes enceintes passaient à la chambre à gaz.

 

Sofia Isaakovna Fljaks, Cracovie, ancienne détenue :" ...De nombreuses femmes arrivées au camp en août 1944 avaient des enfants de cinq à douze ans. Tous allaient au crématorium avec leurs mères dès leur entrée au camp. J'étais enceinte de sept mois. A l'examen, le médecin SS König a constaté ma grossesse et m'a envoyée au block V-3 (Birkenau). Nous y étions soixante-cinq, dans le même cas. Trois jours plus tard, on m'a fait une piqûre à la cuisse pour provoquer un accouchement avant terme. Les injections ont été renouvelées quatre jours durant. Au cinquième jour, j'ai accouché d'un enfant qui m'a été retiré. Il y a eu quatorze cas comme le mien pendant mon séjour au block. Nouveau-nés et prématurés étaient emportés, on ne sait où."

 

 

 

Enfants juifs rescapés  à Auschwitz-Birkenau

 

Parmi les rescapés d'Auschwitz examinés par les médecins, on compte 180 enfants dont : 52 de moins de huit ans et 126 de huit à quinze ans. Tous sont arrivés au camp dans le second semestre 1944, c'est-à-dire qu'ils y ont séjourné de trois à six mois. Tous ont subi un bilan médical qui a révélé 72 cas de tuberculose, 49 cas  de dystrophie alimentaire, 31 cas de gelure,etc."

 

(1)- Occupée par l'Italie elle fut restituée à la Grèce en 1947. (N.d.T)

 

TUERIES D' ENFANTS AU VILLAGE DE TSYBOULIEVO

 

     Au village de Tsyboulievo, dans le district de Vinnista, il y avait environ trois cents familles juives. L'hiver 1941-1942 fut rude. Les femmes étaient expédiées au travail entièrement dévêtues, et les vieillards les pieds nus. Un jour, les Allemands sélectionnèrent quelque cents enfants qu'ils emmenèrent dans un champ. Quelques instants plus tard, les policiers revinrent et annoncèrent aux mères : "Allez chercher vos chiots." Les mères se précipitèrent dans le champ en criant. Elles découvrirent, dans une fosse, les corps de leurs enfants.

 

Au printemps de 1942, on exécuta tous les Juifs. On les conduisait hors du village, on les déshabillait et on les fusillait. Les enfants étaient enfermés dans des cages posées sur des charrettes. Ils étaient enterrés vivants.

 

Tamara Arcadievna Rosanova abrita un Juif dans sa cave. Les Allemands mirent le feu à sa maison. Rosanova échappa à la mort par miracle.

 

Nadia Rosanova raconta :

 

"Doucia Kapitovskaïa fut menée avec son fils sur le lieu de l'exécution. Le mari de Doucia, un officier, était au front. L'enfant avait huit mois. Doucia jeta son fils par-dessus les têtes des Allemands en direction des passants et leur cria : "Mes amis, sauvez mon fils ! Que lui, au moins vive !"

 

L'enfant tomba sur la route. Un Allemand s'avança, souleva l'enfant par une jambe et alla lui éclater la tête sur la ridelle d'un camion."

 

MEURTRE  A DJANKOÏ

 

   Les Allemands emmenaient des groupes de gens, des enfants et des vieillards détenus au camp, près d'un fossé antichars qui se trouvait non loin de la ville. C'était l'hiver, il y  avait de la neige, les gens avaient faim, ils étaient malades et se traînaient à peine. On les pousse. Un enfant de trois-quatre ans reste en arrière. Un Allemand le frappe avec une matraque en caoutchouc. L'enfant tombe, se relève, et après avoir couru quelques pas, il tombe à nouveau. La matraque en caoutchouc s'abat à nouveau sur sa tête.

 

On les fait mettre en rang près du fossé et on entreprend de les fusiller. Les enfants s'enfuient de tous côtés. Les Allemands sont fous de rage et se mettent à courir après les enfants, à leur tirer dessus ; ils les attrapent et, les saisissant par les pieds, leur tapent la tête par terre.

 

Extraits de l'ouvrage " Le livre noir" Textes et témoignages réunis par Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossman. Solin / Actes Sud.1995. "Le Livre Noir" sur l'extermination scélérate des juifs par les envahisseurs fascistes allemands dans les régions provisoirement occupées de l'URSS et dans les camps d'extermination en Pologne pendant la guerre de 1941-1945.

 

LA DÉPORTATION DE 4000 ENFANTS DE DRANCY A AUSCHWITZ

 

    Georges Wellers est né en Russie en 1905. Il était chef de laboratoire à la Faculté de Médecine de Paris quand il a été arrêté par la Gestapo en décembre 1941. Interné à Drancy de juin 1942 à juin 1944, il s’est occupé des enfants arrêtés dans la grande rafle du Vel’dHiv. le 16 juillet 1942. Ces enfants ont été déportés à Auschwitz et gazés dès leur arrivée avec leurs infirmières vers la fin du mois d’août 1942. Déporté à son tour à Auschwitz, puis à Buchenwald, Georges Wellers a été libéré par les Américains en avril 1945.

 

Dès 1946, il a consigné ses souvenirs dans un récit sobre et précis, De Drancy à Auschwitz. Il a publié depuis de nombreuses études sur la déportation et l’extermination des Juifs, qui font autorité par l’étendue de leur information et par leur rigueur scientifique.

 

 

 

Camp transitoire de Drancy.

 

« Dans la deuxième moitié du mois d’août on amena à Drancy 4 000 enfants sans parents. Ces enfants avaient été arrêtés avec leurs parents le 16 juillet. Deux jours plus tard, les parents et les enfants furent envoyés de Paris au camp de Pithiviers. Là, on sépara les enfants des parents. On déporta les parents directement de Pithiviers et on envoya les enfants par groupe de 1 000 mêlés à 200 grandes personnes étrangères à Drancy.

 

Ces enfants étaient âgés de deux à douze ans. On les déchargea des autobus au milieu de la cour comme de petites bestioles. Les autobus arrivaient avec des agents sur les plates-formes, les barbelés étaient gardés par un détachement de gendarmes. La majorité des gendarmes ne cachaient pas leur sincère émotion devant le spectacle ni le dégoût pour le travail qu’on leur faisait taire.

 

Les tout-petits ne connaissaient souvent pas leur nom, alors on interrogeait les camarades, qui donnaient quelques renseignements. Les noms et prénoms ainsi établis étaient inscrits sur un petit médaillon de bois, qu’on accrochait au cou de l’enfant. Parfois, quelques heures après, on voyait un petit garçon portant un médaillon avec le prénom de Jacqueline ou de Monique. Les enfants jouaient avec les médaillons et les échangeaient entre eux.

 

 

 

Fillette endormie, photographiée dans le camp de Drancy, 

peu de temps avant sa déportation vers Auschwitz

 

Chaque nuit, de l’autre côté du camp, on entendait sans interruption les pleurs des enfants désespérés et, de temps en temps, les appels et les cris aigus des enfants qui ne se possédaient plus.

 

Ils ne restèrent pas longtemps à Drancy. Deux ou trois jours après leur arrivée, la moitié des enfants quittaient le camp, en déportation, mélangés à 500 grandes personnes étrangères. Deux jours plus tard, c’était le tour de la seconde moitié. La veille de la déportation les enfants passèrent par la fouille, comme tout le monde. Les garçons et fillettes de deux ou trois ans entraient avec leur petit paquet dans la baraque de la fouille où les inspecteurs de la Police aux Questions Juives (PQJ) fouillaient soigneusement les bagages et les faisaient ressortir avec leurs objets défaits. On installa près de la porte de sortie une table où, toute la journée, des hommes volontaires refaisaient tant bien que mal les paquets des enfants. Les petites broches, les boucles d’oreilles et les petits bracelets des fillettes étaient confisqués par les PQJ. Un jour, une fillette de dix ans sortit de la baraque avec une oreille sanglante parce que le fouilleur lui avait arraché la boucle d’oreille, que, dans sa terreur, elle n’arrivait pas à enlever assez rapidement.

 

Le jour de la déportation, les enfants étaient réveillés à cinq heures du matin, et on les habillait dans la demi obscurité. Il faisait souvent frais à cinq heures du matin, mais presque tous les enfants descendaient dans la cour, très légèrement vêtus. Réveillés brusquement dans la nuit, morts de sommeil, les petits commençaient à pleurer et, petit à petit, les autres les imitaient. Ils ne voulaient pas descendre dans la cour, se débattaient, ne se laissaient pas habiller. Il arrivait parfois que toute une chambrée de 100 enfants, comme pris de panique et d’affolement invincibles, n’écoutaient plus les paroles d’apaisement des grandes personnes, incapables de les faire descendre : alors on appelait les gendarmes qui descendaient sur leurs bras les enfants hurlant de terreur

 

Dans la cour. ils attendaient leur tour d’être appelés, souvent en répondant mal à l’appel de leur nom ; les aînés tenaient à la main les petits et ne les lâchaient pas. Dans chaque convoi, il y avait un certain nombre d'enfants qu’on ajoutait pour terminer : c’étaient ceux dont les noms étaient inconnus. Ces derniers étaient marqués sur la liste par des points d’interrogation. Cela n’avait pas beaucoup d’importance : il est douteux que la moitié des malheureux bambins ait pu supporter le voyage, et les survivants étaient sans doute détruits dés leur arrivée.

 

Ainsi il a été déporté de Drancy en deux semaines 4 000 enfants sans parents. Cela se passait dans la seconde moitié du mois d’août 1942 ».

 

11400 ENFANTS JUIFS DÉPORTÉS DE FRANCE ENTRE 1942 ET 1944

 

Grâce aux efforts de Serge Klarsfeld, historien et président des Fils et filles déportés juifs de France, unis à ceux du Mémorial de la Shoah et du Ministère de l'Education nationale, les enseignants peuvent désormais accéder à la liste des 11400 enfants juifs déportés de France entre 1942 et 1944.

 

Cette liste comprend les noms, prénoms, l'adresse d'arrestation et la date de déportation de ces enfants ainsi que les photos ou documents qui ont pu être retrouvés.

 

Serge Klarsfeld s'est attaché à restituer, en plus d'une identité, un visage et une histoire aux 11400 enfants déportés de France entre 1942 et 1944, pour le seul fait d’être nés juifs. 

Il a reconstitué les listes des convois, rassemblé des milliers de photos envoyées par des familles dispersées dans le monde entier. 

Pour parvenir aux résultats publiés dans cette « liste des enfants déportés de France », il a fallu mener des recherches dans de nombreuses archives départementales, confronter des documents, compiler, s’immerger dans les fichiers de la Préfecture de Police et dans les fichiers des camps de Drancy, Pithiviers, Beaune la Rolande. Il a fallu également collecter les actes de naissance en France en Belgique, au Luxembourg et en Allemagne. 

 

Depuis 2005, les noms et les visages des enfants juifs déportés de France sont dans l’exposition permanente du Mémorial de la Shoah. 

 

Aujourd’hui, cet immense travail est à la disposition des enseignants pour les aider à mener des travaux de recherche avec leurs élèves.

"J’ai conçu le Mémorial des enfants Juifs déportés de France comme un instrument de mémoire... Demain, telle plaque commémorative sera apposée ; telle reconstitution de l’existence éphémère d’un enfant juif sera proposée par un instituteur ou un professeur à ses élèves pour leur faire comprendre l’antisémitisme meurtrier du IIIe Reich et de ses complices de Vichy » Serge Klarsfeld

 

LES "ENFANTS DU CHEMIN NOIR" 

 

 

 

Voie ferrée dans le camp d'extermination de Treblinka

 

"Nous marchions sous un soleil ardent dans un champ où le lupin poussait dru. Le bruissement des feuilles mortes et le craquement des cosses se fondaient en un son triste, presque mélodieux. Décoiffant sa tête chenue et tremblante, notre vieux guide s'est signé et a dit :

 

 - Vous marchez sur des tombes.

 

Nous marchions sur la terre du camp de la mort de Treblinka où les allemands acheminaient les Juifs de tous les coins d'Europe et des territoires occupés de l'URSS. 

 

Ici, les Allemands ont exécuté des millions de gens. Un chemin noir, terrible, fend les champs de Treblinka : noir parce que recouvert de cendres humaines sur une distance de trois kilomètres.

 

Des tonnes de cendre arrivaient dans des chariots. Des enfants prisonniers de onze à treize ans, l'étalaient sur la route. On les appelait : les "enfants du chemin noir".

 

Par une journée gelée de février 1943, un convoi de marchandises, avait amené au camp de la mort de Treblinka, entre autres "passagers", soixante garçons. C'étaient des enfants Juifs, de Varsovie, Vilnius, Grodno, Bialystok et Brest. A la descente du convoi, on les avait séparés de leur famille ; les adultes allaient au camp de la mort, et les garçons au "camp de travail".

 

Le Hauptsurmführer  Van Eipen, Allemand de Hollande  chef de ce camp, a pensé qu'il trouverait toujours le temps d'exterminer ces garçons et qu'il valait mieux, en attendant, les faire travailler. Aussi a-t-il donné l'ordre à l' Untersturrmführer Fritz Preifi de les prendre sous son commandement.

 

Preifi a sélectionné seize petits parmi les plus chétifs, cachectiques, bleuis par le gel, et les a confiés au borgne Swiderski. 

 

Le borgne  Swiderski avait vécu naguère à Odessa, mêlé à de sombres affaires. Au camp, c'était le "spécialiste du marteau".

 

Après avoir aligné les enfants, Swiderski a sorti un marteau de sa ceinture puis, crachant dessus comme un menuisier avant d'enfoncer un clou, a entrepris de les tuer par des coups portés entre les deux yeux. Les corps fragiles s'effondraient sur la terre gelée. Rapidement, facilement, la vie s'éteignait en eux. Les garçons sanglotaient avec retenue. Et c'était plus terrible encore qu'une plainte à gorge déployée. Les prisonniers adultes, qui avaient vu mille et mille morts, se cachaient les yeux de la main. Un petit garçon roux aux yeux bleus, les cheveux frisés couleur de cuivre doré, a protesté :

 

 - C'est une mauvaise mort. Vous feriez mieux de nous fusiller.

 

 - Vous fusillez ? a répété Swiderski en montrant son oeil aveugle, le droit, je ne sais pas viser.

 

Il a levé le marteau pour tuer le garçon roux, mais Preifi a arrêté le bourreau Et le garçon roux est sorti des rangs.

 

Extrait de l'ouvrage : " Le livre noir" Textes et témoignages réunis par Ilya Ehrenbourg et Vassili Grossman. Solin / Actes Sud.1995.

 

"Le Livre Noir" sur l'extermination scélérate des juifs par les envahisseurs fascistes allemands dans les régions provisoirement occupées de l'URSS et dans les camps d'extermination en Pologne pendant la guerre de 1941-1945

 

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Tofu=sexe! Bientôt interdit aux moins de 18 ans?

25 Novembre 2012, 06:20am

Publié par Jo Benchetrit

Bonne nouvelle: sea, sex and sun + soja= Yes it's better! Si vous avez la chance d'avoir un joint-con, profitez en pour tester vos aptitudes vegan,  sinon, trouvez en un d'urgence, science oblige!


http://www.atlantico.fr/atlantico-light/et-etre-vegetarien-ameliorait-votre-vie-sexuelle-555645.html

Et si être végétarien améliorait votre vie sexuelle ?

Des chercheurs ont montré que le tofu et le soja amélioraient la vie sexuelle


Consommer du tofu et des steaks de soja permettrait d'avoir une meilleure activité sexuelle.  

Les végétariens ont toujours de très nombreuses raisons pour justifier le fait qu'ils ne mangent plus de viande. Et une nouvelle étude pourrait bien finir de convaincre les opposants aux régimes sans viandes de passer de l'autre côté ! Des chercheurs ont en effet montré que les hommes et femmes qui consomment du tofu et d'autres plantes pourraient avoir une vie sexuelle plus épanouie que les carnivores ! Certaines plantes influenceraient en effet les niveaux d'hormones et augmenteraient l'activité sexuelle.

L'étude publiée dans le journal Hormones and Behavior est la première à montrer un lien entre "l'hormone sexuelle" phytoestrogène, que l'on trouve notamment dans les plantes, et le comportement de primates.

Les scientifiques ont en effet réalisé les tests sur des singes de Colobus originaires de l'Ouganda. Les chercheurs se sont alors arrangés pour que les singes mangent certaines plantes proches du soja et ont ainsi remarqué que plus ils consommaient ces plantes, plus le niveau de leurs hormones sexuelles augmentaient et donc plus ils avaient des relations sexuelles.

Les chercheurs estiment que ces plantes auraient le même effet sur les êtres humains étant donné que les phytoestrogènes ont les mêmes effets sur les singes et les Hommes. Michael Wasserman, chercheur à l'Université de Berkeley, a ainsi estimé qu'"en changeant les niveaux hormonaux liés à la sexualité , les plantes ont pu jouer un rôle important dans le développement des primates et chez les humains. Un rôle que l’on a peut-être sous-estimé jusqu’à présent".

Vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire pour passer plus de temps au lit avec votre moitié : lui cuisiner de bons petits plats au tofu, au soja ! Les steaks tartares, c'est terminé !

Lu sur The Daily Mail=

 

Extrait:" le taux de cholestérol dans la viande, les œufs et les produits laitiers peuvent boucher nos artères et  ralentir le flux de sang vers tous les organes du corps - y compris ceux qui sont essentiels dans la chambre à coucher."

En d'autres termes erection vegan et pas erection carnivore comme le croient les mâles carnivores et helas! certains impuissants chinois qui en rajoutent en faisant souffrir les animaux qu'ils mangent car plus ils souffrent croit l'abruti du coin, plus ils vont bander, ces barbares obsedés  du cul.


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Peau à peau-aime d'Ariane ou la faute de Thésée.

25 Novembre 2012, 04:58am

Publié par Jo Benchetrit

http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/lettres/LanguesAnciennes/Ariane/images_ar/ariane_vatican.gif

Ariane endormie, Musée du Vatican.

 

Les relations amoureuses aussi peuvent être barbares. J'imagine la souffrance d'Ariane, laissée choir sur une île sans son il, Thésée l'ayant abandonnée après l'avoir utilisée pour échapper à ce qui peut être interprété comme son monstre intérieur, le Minotaure. Celui-ci, en effet, représente les pulsions que Thesée doit castrer pour être un adulte. Et pour cela, il lui faudra bien couper le cordon entre Ariane et lui. Ensuite, il tue son père. 

Car, voyant la voile noire signe de mort de Thesée cet étourdi qui a oublié de hisser la blanche signe de sa survie, son père, Egée se tue dans la mer à qui il donne son nom. Tout ça est très oedipien. Trop forts, ces grecs qui ont dû lire Freud, non? 

On se souvient tous des vers de Racine reprenant la version d'Homère:

« Ariane, ma sœur, de quel amour blessée

Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée ! »

Il y a de nombreuses versions de l'issue de cette aventure.Il y en a même une, assez amusante où Thesée n'est pas un salaud mais où il est abandonné, lui, amoureux,  parce qu'Ariane était promise à Dionysos que je vois un peu comme un dieu de la végétation et de la fête.

C'est un bonheur que méritait la dévouée Ariane, qui est aussi parfois presentée comme un deesse de la végétation. Parce que mourir pour un menteur, comme il fut avec elle à qui il avait promis mariage, tout ça pour, grâce à elle, ne pas se perdre, c'est moche.

Voici le poème d'une Ariane perturbée par son héros "escherien", et remise au goût du jour:

 

 

Peau à peau aime

Lit vide, coeur plein.

coeur vide, lit plein.

Curieux d'aimer un amoureux non amoureux, un abruti intelligent.

Fait il exprès?

Aimant les contrastes...il souffle le chaud, puis le froid.

Non amour avoué à moitié pardonné. Parfois, ils ne savent pas qu'ils aiment quand ils font croire qu'ils aiment...parfois ils ne savent pas que leurs mensonges sont des vérités.

Frisson de plaisir? non, de froid...   Il ne sait pas quoi faire de son désir amoureux pour cette femme.

il est convaincu que ce con le vainc.

 

il voudrait la convaincre de l'aimer sans qu'il l'aime, lui, histoire de continuer son ramonage,

"Ramona, j'ai fait un rêve merveilleux, Ramona, ,nous étions heureux tous les deux"...

 


Mais là on a coeur vide comme le lit et toi qui me lit, avide de moi...

vas te vider ailleurs en celle qui remplit ton coeur et ma douleur !

Vis ta vraie vie, vide de moi, vide  de notre joie, tu as choisi...convaincs toi que tu as eu

raison.

Tu ne veux plus de mon amour? Qu'à cela ne tienne...tu seras servi.... tant pis pour le  mec obsédé par la position de sa queue entre les jambes.

Tête en haut,hoho!

Tête en bas,moral à plat....

hahaha!


Tu ne m'as pas aimé plus que tu n'aimais Bernadette et tu as voulu me faire croire le contraire.
Ton but à present est de  me ramoner en  me disant que tu ne m'aimes pas...sadique comme tu es, ça ne me  surprend pas. Plus ça va, plus ça empire.

Je ne suis plus sous ton empire.

Froid sans et avec  toi.

Pas grave, j'ai tes toits et

je mets mon Damart (dame en a marre. )

Ça raie chauffe, hahahaha!  Que je suis drôle!

tu ne veux plus de l'amour fol?

Pas de bol.

Il te reste un espoir...pour noyer ton chagrin au lieu de boire...

Reviens moi, plein d'amour vrai...alors je te r'aimerai.

Aucun risque, je le sais.

:(

Alors, tais toi, puisque t'es toi à jamais sans moi...

nostalgie de coeur plein, lit plein...tête haute, pas de honte...

Bonheur à jamais perdu,

jamais eu, sinon par bribes,

quand toi aimes moi. (toi et moi, toi émoi...).

Amour interruptus.

Amour foetus

avorté

Oeuf vide

je t'ai aimé,

pas toi...

Ou le contraire...

Tu m'as tant dit

que tu m'aimais plus

que moi je t'aimais!

quel beau mensonge!

Ou quelle vérité?

C'était pour me chauffer...

Pour mieux en profiter!

Pardonnez lui, il a avoué.

Restons sur notre faim...

 

 

===============================================    

 

 

Happy end avec Bacchus:
Artiste : Aimé Jules Dalou

Modèle : Ariane, Bacchus, Dionysos


Date : vers 1892

 

http://www.insecula.com/PhotosNew/00/00/09/32/ME0000093282_3.JPG

Claque de fin.

 

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L'humain est comme un dessin d'Escher: impossible à cerner. Barbarie en toute innocence

24 Novembre 2012, 21:17pm

Publié par Jo Benchetrit

http://bstf.free.fr/Illusions/Escher/Another%20World%20II.jpg

 

Sur un certain axe, c'est clair comme 2 et 2 font 4. Donc, on se dira: mais pourquoi ne dit elle pas 4, et basta?

Mais c'est compter sans les autres axes: incoherence humaine, contradictions...le civilisé est parfois barbare. Il donne des leçons de morale qu'il ne suit pas toujours lui-même.

C'est un pervers. J'entends par là que leur jouissance les empêche de penser et d'appliquer leur grille morale à leur pratique.

Comme Vals, comme Depardieu, Jugnot, Véronique Samson, comme Finkielkraut, comme tous ceux qui font les bons mais aiment les corridas ou donnent à la vivisection (Telethon et autres chercheurs comme pour le Sidaction ) comme la majorité des humains. Ou encore font un cinéma de charité en mangeant du foie gras issu de torture...etc.
Impossible humain, en effet. Instabilité morale. Etre ange déboussolant car parfois magnifique, et en même temps bien souvent sans scrupule.  L'art de rendre l'autre fou...en fading...sous son emprise.  

De même que dans l'intimité du couple,un pervers ne peut vous rendre heureux, l'humain est une espèce qui ne vit que pour détruire.

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