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Psychanalyse et animaux.

La-mort-dada. Suivi d'un texte édifiant de J.Riou sur la realité de la corrida.Psychanalyse de l'aficionado. Corrida et perversion.

7 Août 2010, 16:21pm

Publié par Jo Benchetrit


  http://media.paperblog.fr/i/186/1867264/spray-fait-jouir-L-1.jpeg

Photo d'une femme qui  jouit trouvée .

 

Texte à lire jusqu'au bout : 

Comme le dit Lacan je ne sais où : « les pulsions partielles sont soumises à la pulsion de mort ».
Pour Lacan, il y a
La pulsion orale
La pulsion anale qu’on associe au stade Sadique-anal.
La pulsion invocante (voix)
La pulsion scopique (regard)
Le robinet de la pulsion coule sans cesse. La pulsion est demande de satisfaction tant physique que psychique. Elle est l' énergie, la libido, qui ne demande qu'à se dépenser histoire de calmer le sujet.
La fin de toute excitation est visée. Mais on sait bien que ce n'est pas possible, que le désir n'est jamais entièrement satisfait, qu'une tension chasse l'autre, quand on la croit finie.
Dans au delà du Principe du plaisir, Freud montre que la moindre excitation possible est ce que d'aucun appelle le nirvana, le paradis qui ne pense à rien, en d'autre termes, la mort.
L'homme est, par ses pulsions (ce qui remplace l'instinct qui est au service de la vie chez les autres animaux) nécrophile.
Bien sûr, je ne fais pas ici d'éthologie et je pense que mettre une frontière étanche entre nous et eux serait absolument peu rigoureux. Cependant il semble que toute espèce a ses caractéristiques et que la nôtre se distingue par une plus grande soumission à la pulsion de mort, ce qui mène l'humain là où il va: à défaut de mûrir, mourir, à défaut d'être mûr, se faire mur, et, en vrai kamikaze, foncer dedans. Ainsi que ce que disent ces vers de CORNEILLE DANS HORACE. LA SUBLIME TIRADE DE CAMILLE SE TERMINE PAR UN VOEU DE MORT SUR SOI: "QUE LE COURROUX DU CIEL ALLUMÉ PAR MES VŒUX fasse pleuvoir sur elle un deluge de feu.
...QU'ELLE-MÊME SUR SOI RENVERSE SES MURAILLES ET DE SES PROPRES MAINS DECHIRE SES ENTRAILLE.
Voir le dernier Romain, à son dernier SOUPIR,
MOI SEULE EN ÊTRE CAUSE ET MOURIR DE PLAISIR."

Voyez au passage ce que l'on appelle la sublimation des pulsions. En fait voilà ce que l'on entend par civilisation: ce qui donne l'autre issue à la satisfaction de la pulsion soumise à la pulsion de mort.
Voyez qu'il ne s'agit en rien de tuer un chien à la place d'un romain, ni un bélier à la place de son fils, mais de dire de manière sidérante de beauté le désir de mort.
et alors, là, oui, les mots font jouir et ô combien mieux que le blabla gluant d'autisme cruel des aficionados!
C'est pour cela que l'aficionado comme le chasseur ou tout pervers, est lui-même phallus.

Il veut combler sa mère dans un inceste fou— pleonasme—un inceste où sa mère sera mise en pièces jusqu’à livrer son dernier secret : son soupir orgasmique. Mais cette toute puissance, nous montre Freud , a un revers: l'impuissance du sujet.
Celui qui, dans la transgression ultime que s'offre le psychopathe comme l'aficionado et pour cause que c'est la même position subjective, pour pas un rond, ou presque, voit l'objet en voie de destruction. Pensez aux description de la mort lente des victimes de Sade, les merveilleuses victimes que la cruauté de ceux qui les « servent » altère peu à peu mais jamais sans en éteindre vraiment leur capacité à susciter le désir de leurs tourmenteurs impitoyables et amoureux, car il y a de l’amour dans Sade , comme dans le disque court (enfin, trop long !)des blablateurs auxquels nous répondons ici.
Les aficionados parlent bcp de la mort et avec emphase, nous inventent je ne sais quelle volonté d’ignorance où le tabou de la mort contemporain est offert comme explication à notre révolte contre eux.
Wolff le leur a soufflé, leur alibido intello ! Excusez moi, morte de rire ! Le mateur de matage, dit aficionado , ce hors la loi, guette le moment de la mort des taureaux , ce soupir qui lui évoque dans le mensonge parfait de son imaginaire pathologique un soupir orgasmique, « une petite mort ». Mais le voyeur, fait tout entier regard, est mort lui-même comme sujet de désir.
Il est comme tout pervers esclave de la jouissance, mû par sa pulsion scopique, convaincu d'obtenir par un fantasme pervers tel que décrit par Lacan , l'amour de sa victime, sa mère comblée sous ses coups super-phalliques.
C'est pour cela que l'aficionado comme le chasseur est lui-même phallus. Il veut combler sa mère dans un inceste fou (pleonasme), un inceste où sa mère sera mise en pièces jusqu’à livrer son dernier secret : son soupir orgasmique aveu d'amour aux yeux de son enfant pervers polymorphe quine veut que ça : la combler(cf. Kant avec Sade de lacan). Ce qui explique que quand ces xxx(autocensure) parlent d'amour, ils y croient. Ils sont englués dans leur imaginaire, faut dire, et ce, jusqu'au bourrelet du prépuce, leur cou. C'est pourquoi ces phallus en érection se croient tout-puissants.
Mais cette toute-puissance (du nouveau né et un peu après tout de même ;)), nous montre Freud, a un revers: l'impuissance du sujet.

 

Voici à présent ce que J.RIOU a écrit au sujet de ce qui se  passe dans  le réel d'une corrida: 

432.Posté par josette Roux le 07/08/2010 17:17

"Dire que le taureau ne souffre que pendant la phase ou le picador lui plante la pique est ignorer les tourments atroces que subit le taureau avant et pendant la corrida

Il ne faut pas oublier que le taureau n'est qu'un herbivore qui n'attaque que s'il sent du danger.

D ' abord , Il subit encore, dans certains départements, le "bistournage" qui consiste à écraser , à l'aide d'une pince , la racine des bourses de l'animal pour interrompre la circulation sanguine dans les artères et entraîner la nécrose des testicules. Sans aucune anesthésie, le taureau entravé est maintenu au sol, les membres écartelés, pendant de longues minutes ...." (L'Echo des anticorrida / avril 2010 / de L ' Alliance anticorrida) .


Nous savons maintenant que le combat est truqué , déloyal (comme a été truquée la liste des élus français soutenant la corrida, donnée par les taurins, pour influencer le vote catalan destiné à se prononcer sur l'abolition de cette barbarie - liste comportant des élus décédés , ou même anticorrida !....) ; sinon, le combat ne durerait pas plus de 5 MINUTES en faveur du taureau !

Avant de pénétrer dans l'arène, le taureau est drogué , les cornes la plupart du temps , (véritables antennes, sensibles comme une dent et permettant au taureau de s'orienter) sont sciées à vif (afeitado), le taureau est emprisonné dans un caisson étroit qui le contient.
Par l'un des trous aménagés dans la paroi avant, les bourreaux saisissent la corne, la faisant sortir complètement hors du trou. L'équipe, à l'aide d'un treuil, tend le câble au maximum afin de bien dégager la corne, ce qui déséquilibre l'animal encagé.
Le câble lui tord le cou, lui paralyse l'épaule.

Terreur, convulsions, souffles, tremblements des membres en sueur.
Les bourreaux commencent alors avec une scie à métaux à entamer la pointe (entre 5 et 10cm).
Le plus affreux reste à venir : à l'aide d'un couteau et d'un marteau, on entreprend de refaire la pointe.
On gratte la matière vivante. Parfois le sang gicle. Le couteau tranche dans le vif.
C'est le moment le plus douloureux
Les cornes sont ensuite bricolées, râpées, poncées, et reconstituées avec de la résine.
Aucun antalgique n'est donné !
L'épointage est si parfaitement réussi qu'il trompe souvent les plus avertis.


Il rentre dans l'arène, le picador est chargé de lui sectionner les muscles et les tendons du cou, pour éviter tout danger au matador, le taureau ne peut plus relever la tête, et si un accident arrive, c'est que le picador a mal fait son travail.

Ensuite, il reçoit les banderilles, l'épée, le descabello, au sol , le taureau est achevé avec la puntilla.
Le puntillero plonge son arme juste derrière le crâne pour atteindre le bulbe rachidien ; souvent, en multipliant les coups (jusqu'à une trentaine le 18 octobre 1998 à Béziers !)
En fait, la puntilla n'atteint souvent que la moelle épinière ; le taureau n'est que paralysé et N'EST PAS TOUJOURS MORT LORSQU ON LUI COUPE LES OREILLES ET LA QUEUE !

Quelqu'un de normalement constitué ne peut qu'éprouver de l'horreur, de l'épouvante et de la compassion pour un animal innocent torturé jusqu'à la mort.
Les taurins parlent de tradition, mais nous serions alors avec ces personnes encore au temps des gladiateurs ou de l'esclavage !

En ce début du 21ème siècle, cette torture insoutenable mise en spectacle est absolument inacceptable.

Il en va de la dignité de l'être humain, de l'avancée de la civilisation qui doit se bâtir sur le désir d'éliminer la souffrance, toute souffrance, il en va du progrès de l'Humanité.

Quant à l ' idée même de l ' inscription de la corrida au Patrimoine Immatériel Mondial de l ' Humanité , c ' est tout simplement faire insulte à l ' UNESCO et à ses valeurs. "       

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jo 08/08/2010 13:30



Merci Jo 13, comme tu le vois ton texte est ici.


il est très clair et helas ...trop vrai!



jo 08/08/2010 13:29



Merci, Yann, pour son texte qui, je crois est à peu près d'accord avec moi.


Me trompè-je?



jo13 08/08/2010 09:07



Bonjour Jo,


J ai publié un commentaire sur Marianne , vous pouvez bien sur le publier sur votre blog s ' il vous interresse.


La description de l ' afeitado est tiré du livre d ' Alain Perret "la mafia tauromaniaque" ( il n ' a pas encore trouvé d ' éditeur  .......)



YAnn 07/08/2010 19:35










La mort est présenté par le pervers aficionado comme un spectacle, il montre ce que la société refuse de voir, il n’a pas peur de se confronter à la mort. Or, la mort ou le tabou de la mort, et
là, je pense qu’il faut relire, ce qu’écrit Sir James Frazer dans son livre «la crainte des morts».


Toute culture a un culte des morts et une relation particulière à la mort, mais c’est surtout le respect de l’esprit du défunt, et la croyance dans la survivance de l’âme de celui-ci. Il y a
donc à la fois une crainte du mort ou/et une affinité avec le mort, un esprit bienveillant, qui protégera.  


Qu’est-ce donc que la mort que présente l’aficionado ? Ce n’est pas un rituel mortuaire, une veillée funèbre, ce n’est pas l’accompagnement d’un mort, ce n’est pas le respect des morts, ce
n’est pas une culture.


Le pervers qui dit ne pas craindre, ne craint pas la castration, puisqu’il est impuissant. L’impuissance protège de la castration. Mais dans son impuissance, il a quand même besoin de jouir,
alors il va jouir dans un rapport pervers, où il se croit tout puissant. Le psychopathe répond à cette logique, d’une impuissance vécue ou subie, il va se croire tout puissant, par exemple dans
le viol. Le psychopathe va toujours violer un autre qui lui renvoie à sa problématique, l’autre prend donc l’habit de son fantasme, mais l’autre ne répondra jamais présent ; et donc la
répétition.


Dans la corrida, les fantasmes sont projetés sur l’autre : le taureau. Tout comme sont homologue violeur, il violera celle qui lui rappellera sa mère. Le taureau, sera à la fois le père, le
christ ou une mère phallique.


L’afficionado dit qu’il veut jouir de la mort, il veut jouir de la mère, car les seules jouissances de la mort de l’humain sont celles de la mère, sont intra-utérines. La mort, le paradis,
c’est la phase narcissique où tout est donné à l’enfant, à l’intérieur de la mère. La naissance renvoie à l’impuissance.


Cette impuissance, dont nous parlions précédemment, qui présente l’angoisse d’une mère sadique-anale, pouvant priver, et laissant l’autre dans son impuissance.


Cette mère qui possède l’enfant dans une dépendance cruelle, puisqu’elle renvoie à l’impuissance, c’est la fin du narcissisme totale.


La corrida, va rejouer en fonction de l’afficionado, divers scènes de son vécu et sa jouissance qui sera toujours perverse. Par exemple, il fait un sacrifice du taureau en faisant croire à la
culture, or la culture c’est, pour Freud, le sacrifice des pulsions.