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Psychanalyse et animaux.

Le désir et la jouissance sadique du chercheur(et de l'aficionado). Marche européenne contre la vivisection. 23/4/11

24 Avril 2011, 23:50pm

Publié par Jo Benchetrit

La question du chercheur sur animaux.

Ou

 

Comment ne plus être une espèce dingue, soumise à la pulsion de mort?

 

si on pense que la réponse réside dans le sacrifice d’êtres sensibles  non volontaires.

 

 La science des chercheurs en biologie qui "travaillent"tels Mengelé (sur) des êtres sensibles non volontaires est perverse, donc non scientifique. Les chercheurs  livrés sans cadre restrictif réel à leurs pulsions malsaines  vont à la folie la plus destructrice et au sadisme le plus cruel. Ce laisser-faire amène à ce que  le sujet de la  science  soit forclos, pulverisé par la jouissance morbide. 
 

Ce n’est pas de la science  mais c’est de la jouissance. Oui, c’est toute la différence entre le bien et le mal. La vraie science  n’est pas

cette horrible «  joui-science ». C’est juste du savoir dans le cadre du permis, à lire : père mis. Le chercheur, pour qu'il y ait du sujet, comme tout homme, ne peut pas savoir  plus que le cadre autorisé par l’interdit de l’inceste.  Donc, par la triangulation, la science  éthique au sujet non forclos est autre chose que de la folie . En d’autres termes, le chercheur doit être surveillé, contrôlé, limité…Et la recherche sur victimes interdite.

Ce n’est pas un gadget. C’est la condition pour que ce soit de la science.

Car, mon cher Rabelais, Science  sans conscience  n'est pas simple ruine de l'âme...elle n'est pas science.  L'arbre de la connaissance (au sens biblique) interdit, c'est dejà une intuition biblique pour que le paradis ne tombe pas dans l'enfer pulsionnel.Tu peux savoir, mais pas ça.


Ça? Qu'est-ce qu'il est donc interdit  de savoir? 

Il y a des questions auxquelles  il faut se résigner à ne pas trouver de réponse si on pense que la réponse réside dans le sacrifice d’êtres sensibles  non volontaires. . C’est ça, l’éthique de la science, du moins celle qui devrait être officiellement  dite pour qu'on puisse parler de science  . En effet, de même  que l’art, la science, selon Freud, est une issue non violente à la destructivité des pulsions partielles par le processus de la sublimation.

La sublimation, terme choisi par Freud, désigne en physique  le processus qui fait d’un solide un gaz. Cet  éloignement des molécules les unes des autres ne change  pas la composition chimique d'un corps, mais ça change tout. Ainsi, comme la glace peut devenir nuage, le désir de crime peut devenir polar. On peut tuer avec un bloc de glace, mais pas avec un nuage d'eau. Il s’agit de distanciation. Le symbolique remplit cet office en disant le réel. Le fantasme névrotique ne se réalise pas dans  le réel, et on en jouit rien que d'y penser.
 Mais celui du pervers ne se contente pas de l'lillusion imaginaire, ou artistique, c’est toute la différence entre le bien et le mal.

   La transformation de l'hideux en beau, de la mort en vie, de la destruction en création, du désir monstrueux de nuire en celui magnifique de sauver, c'est le bien.
Ce ne  peut se faire sans limites, n’est-ce-pas?   

Le  vivisecteur est dans la jouissance. C'est un  Jack l'éventreur, au mépris de l'éthique de la science.  Sa  pulsion scopique est basée sur la question: qu'est-ce que maman a dans le ventre? Certains infiltrés, avec vidéo   à l’appui, ont devoilé la violence de certains chercheurs et de leurs sous-fifres.
L'inconscient de ces chercheurs  veut dire comme le ferait Jack: qu’est-ce que cette salope de mère a dans le ventre ? Avec  Mélanie Klein, il faudrait répondre que le jeune enfant y fantasme un tas de choses, des bébés,  le pénis de papa…et l’éventreur, lui,   recherchait dans le ventre de ses victimes sans doute quelque chose comme ça. Qui sait, peut être le pénis  de tous ses pères possibles qui visitaient le bas ventre des prostituées ?? En  particulier celle dont Freud  disait  qu’elle était LA question qui se trouve  à la base de toutes les autres :

« Comment   papa a-t-il pu faire un bébé à maman ? »
Et c'est pour cela que   Descartes ouvrait le ventre des femelles gravides, ravi d’y  trouver des bébés.

Or hier, à la télé, j’ai entendu un aficionado oser ceci : « les taureaux, c’est comme les melons, il faut les ouvrir pour voir s'il est bon. »
Donc cette pulsion scopique se satisfait aussi chez ce genre de tortionnaires. Pour croire savoir d’où ils sortent, pour jouir de voir ce savoir impossible, le coït entre mère et père, et être témoin de la scène primitive, voir le jouir de leur mère, ils ouvrent les animaux avec un cynisme incroyable. C'est pour cela que la regle de la science, en tant qu'apport de la civilisation, c'est : on ne doit pas tout savoir.

Mais que veut-on savoir?
Le aficionados nous donnent la reponse: ils veulent voir quand la mort passe. Ils prétextent de maniere fumeuse  qu'eux savent ce que c'est que la mort. Qu'ils ne refusent pas ce savoir. Mais ce dont il s'agit, c'est de la petite mort de leur mère. Et, disent ces pervers: il faut l'ouvrir pour savoir si elle est bonne, pour savoir si elle a bien pris son pied, la salope ! et pour prendre la place du père et jouir, mourir un peu avec elle, réalisant l’inceste. Car tous les abuseurs d’animaux sont au final des "incestueurs".

.

Et dites moi, pourquoi vont ils se gêner, puisque notre société involuée leur donne le droit de le faire ? Pourquoi les sadiques se gêneraient-ils, hein ?

 

C'est pour cela que JE SOUTIENS LE MOUVEMENT ANTI-VIVISECTION EUROPEEN.

C'est ainsi que passera la  nom du père qui dit non à l'inceste. Cet inceste mène à la mort, à la forclusion, du sujet. 


Le monde du rapport aux autres animaux  fait de l'homme un sujet fou, incestueux, donc un non-sujet. A nous d'être le père de l'humanité, si les gens que nous avons imprudemment mis au pouvoir n'en sont pas capables, mais au  contraire, sont   coupables de complicité perverse.

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