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Psychanalyse et animaux.

Peau à peau-aime d'Ariane ou la faute de Thésée.

25 Novembre 2012, 04:58am

Publié par Jo Benchetrit

http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/lettres/LanguesAnciennes/Ariane/images_ar/ariane_vatican.gif

Ariane endormie, Musée du Vatican.

 

Les relations amoureuses aussi peuvent être barbares. J'imagine la souffrance d'Ariane, laissée choir sur une île sans son il, Thésée l'ayant abandonnée après l'avoir utilisée pour échapper à ce qui peut être interprété comme son monstre intérieur, le Minotaure. Celui-ci, en effet, représente les pulsions que Thesée doit castrer pour être un adulte. Et pour cela, il lui faudra bien couper le cordon entre Ariane et lui. Ensuite, il tue son père. 

Car, voyant la voile noire signe de mort de Thesée cet étourdi qui a oublié de hisser la blanche signe de sa survie, son père, Egée se tue dans la mer à qui il donne son nom. Tout ça est très oedipien. Trop forts, ces grecs qui ont dû lire Freud, non? 

On se souvient tous des vers de Racine reprenant la version d'Homère:

« Ariane, ma sœur, de quel amour blessée

Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée ! »

Il y a de nombreuses versions de l'issue de cette aventure.Il y en a même une, assez amusante où Thesée n'est pas un salaud mais où il est abandonné, lui, amoureux,  parce qu'Ariane était promise à Dionysos que je vois un peu comme un dieu de la végétation et de la fête.

C'est un bonheur que méritait la dévouée Ariane, qui est aussi parfois presentée comme un deesse de la végétation. Parce que mourir pour un menteur, comme il fut avec elle à qui il avait promis mariage, tout ça pour, grâce à elle, ne pas se perdre, c'est moche.

Voici le poème d'une Ariane perturbée par son héros "escherien", et remise au goût du jour:

 

 

Peau à peau aime

Lit vide, coeur plein.

coeur vide, lit plein.

Curieux d'aimer un amoureux non amoureux, un abruti intelligent.

Fait il exprès?

Aimant les contrastes...il souffle le chaud, puis le froid.

Non amour avoué à moitié pardonné. Parfois, ils ne savent pas qu'ils aiment quand ils font croire qu'ils aiment...parfois ils ne savent pas que leurs mensonges sont des vérités.

Frisson de plaisir? non, de froid...   Il ne sait pas quoi faire de son désir amoureux pour cette femme.

il est convaincu que ce con le vainc.

 

il voudrait la convaincre de l'aimer sans qu'il l'aime, lui, histoire de continuer son ramonage,

"Ramona, j'ai fait un rêve merveilleux, Ramona, ,nous étions heureux tous les deux"...

 


Mais là on a coeur vide comme le lit et toi qui me lit, avide de moi...

vas te vider ailleurs en celle qui remplit ton coeur et ma douleur !

Vis ta vraie vie, vide de moi, vide  de notre joie, tu as choisi...convaincs toi que tu as eu

raison.

Tu ne veux plus de mon amour? Qu'à cela ne tienne...tu seras servi.... tant pis pour le  mec obsédé par la position de sa queue entre les jambes.

Tête en haut,hoho!

Tête en bas,moral à plat....

hahaha!


Tu ne m'as pas aimé plus que tu n'aimais Bernadette et tu as voulu me faire croire le contraire.
Ton but à present est de  me ramoner en  me disant que tu ne m'aimes pas...sadique comme tu es, ça ne me  surprend pas. Plus ça va, plus ça empire.

Je ne suis plus sous ton empire.

Froid sans et avec  toi.

Pas grave, j'ai tes toits et

je mets mon Damart (dame en a marre. )

Ça raie chauffe, hahahaha!  Que je suis drôle!

tu ne veux plus de l'amour fol?

Pas de bol.

Il te reste un espoir...pour noyer ton chagrin au lieu de boire...

Reviens moi, plein d'amour vrai...alors je te r'aimerai.

Aucun risque, je le sais.

:(

Alors, tais toi, puisque t'es toi à jamais sans moi...

nostalgie de coeur plein, lit plein...tête haute, pas de honte...

Bonheur à jamais perdu,

jamais eu, sinon par bribes,

quand toi aimes moi. (toi et moi, toi émoi...).

Amour interruptus.

Amour foetus

avorté

Oeuf vide

je t'ai aimé,

pas toi...

Ou le contraire...

Tu m'as tant dit

que tu m'aimais plus

que moi je t'aimais!

quel beau mensonge!

Ou quelle vérité?

C'était pour me chauffer...

Pour mieux en profiter!

Pardonnez lui, il a avoué.

Restons sur notre faim...

 

 

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Happy end avec Bacchus:
Artiste : Aimé Jules Dalou

Modèle : Ariane, Bacchus, Dionysos


Date : vers 1892

 

http://www.insecula.com/PhotosNew/00/00/09/32/ME0000093282_3.JPG

Claque de fin.

 

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L'humain est comme un dessin d'Escher: impossible à cerner. Barbarie en toute innocence

24 Novembre 2012, 21:17pm

Publié par Jo Benchetrit

http://bstf.free.fr/Illusions/Escher/Another%20World%20II.jpg

 

Sur un certain axe, c'est clair comme 2 et 2 font 4. Donc, on se dira: mais pourquoi ne dit elle pas 4, et basta?

Mais c'est compter sans les autres axes: incoherence humaine, contradictions...le civilisé est parfois barbare. Il donne des leçons de morale qu'il ne suit pas toujours lui-même.

C'est un pervers. J'entends par là que leur jouissance les empêche de penser et d'appliquer leur grille morale à leur pratique.

Comme Vals, comme Depardieu, Jugnot, Véronique Samson, comme Finkielkraut, comme tous ceux qui font les bons mais aiment les corridas ou donnent à la vivisection (Telethon et autres chercheurs comme pour le Sidaction ) comme la majorité des humains. Ou encore font un cinéma de charité en mangeant du foie gras issu de torture...etc.
Impossible humain, en effet. Instabilité morale. Etre ange déboussolant car parfois magnifique, et en même temps bien souvent sans scrupule.  L'art de rendre l'autre fou...en fading...sous son emprise.  

De même que dans l'intimité du couple,un pervers ne peut vous rendre heureux, l'humain est une espèce qui ne vit que pour détruire.

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Un Répliques avec un Finkielkraut atterrant ce matin sur la corrida! E. de Fontenay sauve l'honneur.

24 Novembre 2012, 12:30pm

Publié par Jo Benchetrit

Vous pourrez réecouter Replique du 24/11/12 sur le site de france Culture. http://www.franceculture.fr/emission-repliques-face-a-la-corrida-2012-11-24
Affligeant! Fink n'avait jamais été contre le combat pro animaux, et le voilà passé à l'ennemi. Sur le site, il y a au moins 9 ouvrages avec en très grand, les livres d' afiocs, et en petit les livres d'E de Fontenay! vengeance du faible en argument qui a le pouvoir contre le juste ? 
Horrible desillusion? En tous cas... Finkielkraut surprend.

Voici mon texte à Elisabeth de fontenay:

Pour

 Elisabeth de Fontenay 
Je vous ai écoutée ce matin 

sur REPLIQUE et je voulais vous féliciter et vous

réconforter...quoique j'en aurais bien besoin moi aussi.
Vous avez été très bien, merci pour les toros, malgré l'entrée en
matière qui m'a choquée sur votre specisme affiché et votre proclamation
destinée à dire que vous n'êtes pas comme nous, les militants animalistes
(mais le but réel était stratégique , je sais bien. même si ça m'a
inquiétée au départ ). Entendre le coming out de Finkielkraut, nouvel afioc, m'a
effondrée. Mais j'ai bien senti que vous aussi.
Que vous dire, sinon que vous avez bien fait de ne rien céder et surtout
pas sur le mot torture et sur l'incongruité de celui d'éthique et du nom de
Arendt invoqués mal t’a propos pour défendre l'immoralité la plus
crasse.
Une précision: je crois qu’il aurait fallu placer le mot « déni » quand
Wolf a dit:"reconnaissez moi le droit de ne pas voir ce que vous voyez." Car
ce que nous voyons est le réel. Et ne pas le voir, c'est le déni. Une
tartufferie.
Cachez ce sang que je ne saurais voir…Vous avez donc été presque
parfaite, compte tenu que la corrida n'est pas votre spécialité et que
vous ne saviez pas que Christophe Thomas a elevé un toro bravo, Fadjen qui est doux comme est un toutou adorable. Mais
pour les écoles de corrida, bravo, c'est hélas vrai que les enfants se font la main sur des petits animaux!

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Mail à des collegues psy qui refusent de signer la motion anticorrida aux enfants.

24 Novembre 2012, 12:28pm

Publié par Jo Benchetrit

Connais tu Le mythe de Sysiphe?
Il y a des phrases dans ce livre de Camus qui sont d'actualité:
"cela consiste à recommencer."
et celle-ci:"il faut imaginer Sysiphe heureux."
C'est fort, ça, un pauvre mec obligé de remonter sans arret un rocher qui, fatalement retombera, et voilà qu'on l'imagine heureux.
Cette énigme, je la connais, elle est mon quotidien.
Fut un temps où le rocher était plus leger. Là, il devient lourd.
C'est le rocher du progrès humain.
Quand il retombe, les freudiens disent: c'est le retour du refoulé.
Quand il retombe, le moraliste dit:la barbarie est de retour.
Mais Sysiphe, lui, sait qu'il n'a pas de question à se poser..il n'a rien à y redire. c'est la donne de départ, l'aporie freudienne("psychanalyse, education , gouvernement:missions impossibles):l'homme, jamais, n'a pu garder un sens moral satble. Chaque generation doit apprendre à nouveau ce qu'est l'éthique humaine. Chaque homme peut être un civilisé parfait et , hop! un Hitler, et le revoilà au point 0.
Oui, à la 1° occasion, et avec les animaux  encore en permanence, les cartes se brouillent, les valeurs marchent sur la tête, et patatras! sans que Sysiphe n'en ait rien vu, le rocher se retrouve sur le sol.
ALors, il recommence, habité par une seul joie du fond de son desespoir et de sa douleur, celle de savoir qu'il fera ce qu'il doit.
Et que, tel les justes, il n'a pas besoin, lui, qu'on lui trace la ligne entre le bien et le mal. il y a accès de manière spontanée et quasi permanente. C'est comme la loi de la pesanteur, ça coule de source.
son grand étonnement, sa vraie condamnation, c'est cette surprise: les autres ne sont pas comme lui, en general.
et ils regardent partir les trains sans bombarder les voies.comme le fit le monde entier comme ils disent:je ne suis ni pour ni contre la barbarie des arenes et du cirque, des abattoirs, des recherches sur animaux etc etc..
Merci de m'avoir lue si par chance tu as reussi à forcer ton attention   jusque là, et ton desir denepas savoir queje comprends bien car je le partage avectoi, mais je lutte contre, et dsl de t'avoir pris du temps, ainsi qu'aux autres.
Une remarque:tout ne se vaut pas et ce qu'un barbare dit n'est en rien equivalent à ce que qq qui lutte contre objecte de conscience.  

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ALF. Le thriller animaliste de Jerome Lescure dans quelles salles en France?

24 Novembre 2012, 12:25pm

Publié par Jo Benchetrit

Samedi 24 Novembre : 20h00 à Meythet (74)

 

Séance spéciale au cinémas "Rabelais" de Meythet, en présence de l'acteur principal et du producteur

 

21 route de Frangy, 74960 Meythet
www.cine-rabelais.com

 

 

 

 

 

Samedi 24 Novembre : 11h00 à Paris (75)

 

Séance spéciale au cinémas "Le Publicis" en présence du distributeur

 

129 Avenue des champs Elysées, 75001 Paris
 

 

 

 

 

 

Mardi 27 Novembre : 20h30 à Besançon (25)

 

 

Séance spéciale au cinéma "Megarama" de Besançon, en présence du réalisateur

 

 

Megarama, 1 rue des sources, 25480 Ecole Valentin - Tel 03 81 21 64 88
www.megarama.fr/mr-valentin

 

 

 

 

 

Lundi 3 décembre :  20h30 à Lyon (69)

 

Séance spéciale au cinéma "cinécaluire", en présence du réalisateur, du producteur, et de l'acteur principal

 

36 Avenue du Général de Gaulle, 69300 Caluire et Cuire - Tel 04 78 98 89 92

www.cinecaluire.org

 

 

 

 

 

Mercredi 5 décembre :  19h45 à Lille / Lomme (59)

 

Séance spéciale au cinéma "Kinépolis", en présence de l'équipe

 

ZA Du grand but, 1 Rue du Château d'Isenghien, 59160 Lomme - Lille : 03 20 17 04 00

http://kinepolis.fr/theaters/kinepolis-lomme

 

 

 

 

 

Jeudi 6 décembre :  à Agde (horaire à confirmer) - (34)

 

Séance spéciale au cinéma "Le Travelling", en présence du réalisateur et du producteur

 

Forum Jean Roger, Rue Brescou, 34300 Agde Centre - Tel. 04 67 00 02 71
www.cineagde.com

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 7 Décembre : 20h30 à Cambrai (59)

 

Séance spéciale au cinéma "Le Palace" de Cambrai en présence du réalisateur

 

Le Palace : 17 Rue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 59400 Cambrai - Tel : 03 27 81 31 39

http://www.lepalacecambrai.com/

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 10 décembre 2012 : 21h00 à Toulouse - (31)

 

Séance spéciale au cinéma "ABC" de Toulouse (présence de membres de l'équipe à confirmer)

 

13 Rue Saint-Bernard, 31000 Toulouse - 05 61 21 20 46
http://abc-toulouse.fr/

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 24 Janvier : à Dijon (horaire à confirmer) - (21)

 

Soirée spéciale au cinéma "L'Eldorado" de Dijon, en présence de membres de l'équipe

 

L'Eldorado : 21 Rue Alfred de Musset, 21000 Dijon - Tel 03 80 66 51 8

http://cinema-eldorado.fr/

 
 

 

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A lire absolument cet article de sciences humaines.Faut il manger de la viande?

20 Novembre 2012, 09:00am

Publié par Jo Benchetrit

 
 
Vous croyez vraiment que les tueries d'animaux ALLAL soient  le plus atroce?Et que l'abattage laïque soit sans douleur...C'est votre DOUX LEURRE!
Vous croyez tout savoir des élevages et abattages? Et si c'était encore pire que toute imagination?
OUI PIRE.
Ben non,regardez donc:
 

 

 

Pour que chaque année des milliards d’animaux ne soient plus élevés et tués dans des conditions abominables, il est nécessaire de diminuer fortement notre consommation de viande. Faut-il pour autant devenir végétarien ?

Demandez à vos amis s’ils accepteraient que l’on fasse souffrir des animaux pour leur plaisir. Très probablement, offusqués par la question, ils vous répondront « bien sûr que non ». Pourtant, s’ils mangent régulièrement de la viande pour se faire plaisir, ils savent bien qu’ils entretiennent une industrie qui inflige chaque année des souffrances effroyables à des milliards d’animaux.


Prenez les vaches. Avant d’en faire des steaks bien saignants, il a fallu les dépecer. Ce n’est pas une tâche facile. Dans un abattoir, les vaches ne sont pas tuées sans douleur. Elles doivent d’abord être étourdies, c’est-à-dire rendues inconscientes par perforation du crâne. L’intention est bonne. Mais les bêtes ne sont pas dociles. Elles bougent et se débattent. Quant aux personnes en charge de l’opération, elles ne sont pas toujours à la hauteur de la tâche. En plus, elles n’ont pas le temps de faire soigneusement leur travail. Rentabilité oblige, les cadences sont très élevées. Résultat : de nombreuses bêtes, simplement sonnées, restent conscientes. Or voilà que commence l’opération de dépeçage. On suspend donc à un crochet ces vaches toujours conscientes par une patte de derrière et on leur tranche la gorge. Pas pour les tuer ; juste pour qu’elles se vident de leur sang. C’est au cours de ce processus qu’elles sont censées mourir tranquillement. Mais, dans l’industrie, on ne peut pas se permettre d’attendre longtemps. Alors, quand de nombreuses bêtes sont encore conscientes, on se met à les dépecer, en commençant par couper les pattes de devant. Les vaches, toujours suspendues par une patte arrière, se débattent tant qu’elles peuvent. Mais leur destin est scellé. Le couteau de boucher continue sont œuvre. Après plusieurs minutes d’horribles souffrances, la mort est enfin au rendez-vous. Quelques jours plus tard, les steaks sont dans les assiettes.


La vie rêvée des cochons d’élevage


Selon la réglementation imposée à l’industrie, ces scènes, dignes de films d’horreur, ne devraient pas se produire. Mais elles sont très courantes comme le révèlent nombre d’enquêtes (1). C’est logique : la mise à mort des animaux de rente se fait avec la même cruauté que celle qui préside à leur élevage. Prenez les cochons, par exemple. Ce sont des mammifères sensibles, très sociables et intelligents. Or la vie des cochons d’élevage est une abomination. Peu après leur naissance, leurs queues sont coupées, leurs dents sont meulées, et les mâles sont castrés, le tout sans anesthésie. Sevrés précocement, ils sont ensuite enfermés dans des enclos bondés, où ils peuvent difficilement se déplacer. L’air y est presque irrespirable et ils ne voient jamais la lumière du jour. Quand elles sont en âge d’être inséminées, les truies sont parquées individuellement 24 heures sur 24 dans une cage minuscule où elles ne peuvent pas se retourner. Les conditions sont telles que beaucoup de mâles et femelles meurent avant d’atteindre l’âge de l’abattoir. Quand ce moment est venu, les cochons qui ont eu la malchance de survivre sont entassés dans des camions, où pendant un voyage qui peut durer deux jours, sans alimentation et sans eau, ils doivent faire face à la violence de leurs congénères paniqués. À l’abattoir, saisis de peur, ils refusent d’avancer. Mais, sans pitié, à coups de bâton, les employés ont raison de leur résistance. Avec plus ou moins de succès, ces bonnes âmes tentent ensuite de les étourdir en les électrocutant. L’opération de dépeçage peut ensuite commencer, que les cochons soient conscients ou pas. Encore peuvent-ils s’estimer heureux : les conditions d’élevage des volailles sont pires (2). Face à cette cruauté, le prix Nobel de littérature Isaac Bashevis Singer avait comparé la condition des animaux d’élevage à celle des Juifs dans les camps d’extermination nazis, avec cette différence que pour les animaux l’horreur n’a jamais de fin. Aussi avait-il parlé d’un « éternel Treblinka » pour caractériser leur situation (3).


Devant une telle abomination, il y a en gros trois attitudes. La première consiste à fermer les yeux sur la souffrance animale. C’est l’attitude la plus communément adoptée. La deuxième consiste à prôner l’élevage traditionnel, plus respectueux du bien-être des bêtes. La troisième attitude consiste tout simplement à refuser que des animaux soient tués pour être mangés. C’est le végétarisme. Quelle attitude adopter (4) ?


 

Une industrie jugée indéfendable


En dehors peut-être de quelques sadiques, personne ne défend en soi le martyre des animaux. Dans ces conditions, comment expliquer la pérennité de l’industrie de la viande ? Deux arguments lui servent souvent de justification. D’abord, tout en regrettant les souffrances des animaux, certains prétendent que l’alimentation carnée est une nécessité pour l’être humain et que, par conséquent, l’industrialisation de ce secteur alimentaire est indispensable pour nourrir une population croissante. Ensuite, des responsables politiques, des chefs d’entreprises et des employés de cette industrie avancent que son maintien est nécessaire pour faire vivre une population qui en dépend économiquement. En somme, à travers ces deux arguments, domine l’idée que la souffrance des animaux est dommage, mais nécessaire pour éviter celle des êtres humains. Est-ce crédible ?


Le premier argument est tout simplement infondé. Manger de la viande n’est pas une nécessité pour être en bonne santé. Certes, une alimentation carnée est source de protéines nécessaires à l’organisme. Mais celles-ci se trouvent également dans d’autres aliments (5). Pour l’anecdote, il faut savoir que l’athlète Carl Lewis, neuf fois médaillé aux Jeux olympiques, était végétalien au temps de sa plus grande splendeur (6).


La justification économique semble au premier abord plus sensée. Imaginons qu’un boycott généralisé de l’industrie de la viande soit un succès. Des millions de travailleurs dans le monde se retrouveraient au chômage. Cette dégradation temporaire de leur niveau de vie serait à prendre en compte. Mais, premièrement, que pèse-t-elle face aux souffrances sans commune mesure et sans fin des animaux si une telle industrie perdure ? Deuxièmement, comment ne pas se rendre compte que la fin de l’industrie de la viande serait créatrice d’emplois dans le reste de l’industrie alimentaire ?


Bref, les souffrances effroyables que l’industrie de la viande inflige chaque année à des milliards d’animaux ne semblent pas avoir d’autre justification que d’enrichir ceux qui sont à sa tête et de procurer du plaisir aux mangeurs quotidiens de jambon, de steaks ou de poulet. À notre époque, où les animaux apparaissent de moins en moins privés des qualités que les êtres humains possèdent (capacité à souffrir, à avoir des émotions, à raisonner, à élaborer une culture, etc.), il semble toutefois qu’un nombre croissant d’individus en vient à penser que cette industrie est indéfendable, et cela sans que ces individus aient besoin de prendre en compte les ravages écologiques que par ailleurs elle provoque (encadré p. 27).


Pour ne plus entretenir cette industrie cruelle, les carnivores pourraient décider de se tourner exclusivement vers l’élevage traditionnel. Enquêtes de terrain à l’appui, une chercheuse comme Jocelyne Porcher a montré que, dans ce type d’élevage, un animal n’est pas une chose que l’on exploite sans scrupule pour obtenir de la viande (7). Au contraire, un éleveur traditionnel veille au bien-être de ses bêtes, il établit des liens affectifs avec elles et il se prend souvent à les aimer. Il assure même la perpétuation de ces animaux de rente puisque, si le végétarisme se généralisait, il n’y aurait pratiquement plus de vaches, de cochons, de poules, etc., sur la surface de la Terre. Ce don de la vie a toutefois un prix. En retour, il faut que l’animal donne sa viande. Au moins, il a bien vécu.


 

La tentation de l’élevage traditionnel


Dans son essai Faut-il manger les animaux ? (L’Olivier, 2010), le romancier Jonathan Safran Foer avoue être touché par cette bonté des éleveurs traditionnels et se sent prêt à leur donner raison quant à la légitimité qu’il y aurait à manger leurs animaux. Il s’arrête toutefois au seuil de cette reconnaissance, pour une raison toute simple. De nos jours, la quasi-totalité des abattoirs relève de l’industrie de la viande. La vache, le cochon et la poule qui ont été élevés dans des conditions « champêtres » vont donc quand même subir, comme les animaux d’élevage industriel, une fin de vie horrible. Sans une réforme radicale des abattoirs, l’élevage traditionnel ne résout donc pas l’un des problèmes les plus criants de l’industrie de la viande.


Sachant que, en France, plus de 90 % de la viande consommée provient des élevages industriels, il faudrait également que les carnivores diminuent drastiquement leur consommation s’ils ne veulent plus entretenir cette industrie. Par sa nature artisanale, l’élevage traditionnel ne pourra en effet jamais répondre à un désir quotidien de manger de la viande. Tant qu’un quasi-végétarisme (un repas de viande par semaine environ) n’est pas instauré et que les abattoirs ne sont pas réformés, les consommateurs de viande seront donc toujours complices d’une industrie qui inflige des souffrances effroyables aux animaux.


 

La question du végétarisme


Reste la question de la mise à mort. Si une vache a passé de belles années dans un pré, pourquoi n’aurait-on pas le droit de la tuer de manière relativement douce pour s’en nourrir ? On pourrait avancer que manger de la viande est naturel, au sens où l’être humain l’a toujours fait et où les autres animaux le font aussi. Que l’on soit ou non végétarien, il est toutefois facile de comprendre que cette justification ne tient pas la route. D’abord, l’ancienneté d’une pratique ne lui apporte aucune légitimité. Par exemple, l’esclavage a duré des millénaires ; ce n’est pas pour autant qu’il faut le perpétuer. Ensuite, si les lions mangent bien les gazelles, les mâles peuvent aussi tuer les lionceaux qui ne sont pas les leurs. Quel carnivore trouverait légitime de prendre modèle sur cette pratique ? Peu, on imagine. Alors ? Comment justifier que l’on puisse tuer des animaux pour les manger ?


Les végétariens éthiques, c’est-à-dire ceux qui ne le sont pas pour des raisons diététiques ou religieuses, partent du principe qu’il ne faut pas faire souffrir les animaux quand ce n’est pas nécessaire (8). Or tuer des bêtes, même s’il était possible de recourir à des procédés indolores, reviendrait à leur faire du mal sans nécessité. Ce n’est pas la mise à mort en tant que telle qui pose problème aux végétariens éthiques. Tuer en douceur une vache en fin de vie serait envisageable, suggèrent-ils, si cela permettait d’abréger ses souffrances, par exemple. Mais envoyer à l’abattoir, comme le font même les éleveurs traditionnels, des animaux alors qu’ils sont encore très jeunes, c’est les priver sans nécessité d’une vie dont, en tant qu’individus, ils auraient pu jouir pleinement.


 

Le mangeur de viande peut-il être éthique ?


Dans son livre Apologie du carnivore (Fayard, 2011), Dominique Lestel s’en prend à cette volonté des végétariens éthiques de ne pas faire souffrir sans nécessité. Ce philosophe commence par reconnaître « que les justifications habituellement données du régime carnivore sont (…) plutôt inconsistantes ». Mais il pense pouvoir enfin justifier un tel régime en affirmant qu’un «  homme qui n’infligerait plus aucune souffrance à un autre être vivant ne serait tout simplement plus un homme, ni même un animal, car un principe fondamental de l’animalité est précisément de souffrir et de faire souffrir ». Très en verve sur ce sujet, il écrit aussi que « la vie repose sur une forme de cruauté qu’il n’est ni possible ni souhaitable d’éradiquer ». Il en conclut qu’il faut assumer sans honte d’être un carnivore.


Aux yeux de D. Lestel, cette cruauté assumée n’implique pas qu’il faille manger de la viande n’importe comment. Il faut au contraire devenir un « carnivore éthique ». Cela veut dire au moins deux choses. Premièrement, il faut que la mise à mort entraîne chez l’animal le minimum de souffrance possible. D’où une condamnation sans appel de l’industrie de la viande de la part de D. Lestel. Deuxièmement, manger de la viande doit être vécu comme une dépendance vis-à-vis des animaux. Il faudrait d’ailleurs les remercier par une sorte de rituel. Le carnivore éthique serait ainsi ce mangeur de viande qui considère qu’il ne dispose pas d’un statut d’exception dans la sphère de l’animalité et qu’il a une dette vis-à-vis des animaux. Du coup, il devrait même accepter un jour de se faire manger.


Si l’on en juge par la critique cinglante que lui a adressée le végétarien Pierre Sigler, cette rare défense du régime carné apparaît problématique (9). Exemples de quelques mises au point. D. Lestel accuse les végétariens d’avoir le désir absurde de supprimer la souffrance dans le monde. C’est faux, rétorque P. Sigler, les végétariens veulent simplement ne pas faire souffrir sans nécessité les animaux. D. Lestel affirme que la seule façon de reconnaître son animalité est de manger de la viande. C’est stupide, répond P. Sigler, on peut faire l’amour. D. Lestel considère que manger de la viande marque notre dépendance vis-à-vis des animaux. C’est une escroquerie, s’indigne P. Sigler, il n’y a aucune dépendance puisque tout être humain qui a accès a des protéines végétales peut se passer de viande. Enfin, D. Lestel se dit prêt à donner son corps à manger, mais bien sûr uniquement quand il sera mort. Exaspéré, P. Sigler rappelle que les animaux n’ont pas cette chance d’avoir une vie pleine avant de se faire occire.


 

La question du spécisme


S’il y a une telle incompréhension entre les carnivores et les végétariens éthiques, c’est que, à la différence des seconds, les premiers estiment que l’on peut tuer les animaux parce que ce ne sont que des animaux. Cette justification relève de ce qu’on appelle le « spécisme ». Ce mot est formé par analogie avec « racisme » et « sexisme », qui désignent une discrimination injustifiée selon la race ou le sexe. Est raciste, par exemple, celui qui estime que l’on peut mettre les Noirs en esclavage pour la simple raison qu’ils sont Noirs. De la même manière, être spéciste, c’est assigner différentes valeurs ou droits à des êtres sur la seule base de leur appartenance à une espèce, et non pas en fonction de leurs intérêts propres. Par exemple, vous êtes spéciste si vous vous offusquez que l’on mange du chat, mais pas du cochon. En revanche, vous êtes antispéciste si vous prenez en compte l’intérêt des animaux indépendamment de l’espèce à laquelle ils appartiennent.


La très grande majorité des végétariens éthiques sont antispécistes. Ils récusent l’idée d’accorder des considérations morales de façon arbitraire à telle espèce et pas à telle autre. Or le statut moral des animaux se pose parce que, à la différence des légumes ou des pierres, ce sont des êtres sensibles capables de souffrir. Du coup, contrairement à ce dont on l’accuse parfois, cet antispécisme n’incite pas à accorder aux animaux les mêmes droits qu’aux êtres humains. Qui voudrait en effet donner aux vaches le droit à l’éducation ? Mais il incite à prendre en compte cette capacité des animaux (êtres humains compris) à souffrir, notamment en agissant, dans la mesure du possible, de façon à ce qu’ils ne souffrent pas sans nécessité. Les antispécistes soulignent d’ailleurs que tout le monde trouvera monstrueux, par exemple, que l’on crève l’œil d’un chat juste pour s’amuser. Pourquoi alors, se demandent-ils, ne pas aussi condamner les souffrances infligées aux animaux que l’on mange ? Sur ce point, ils n’attendent pas une condamnation partielle qui s’accommoderait d’améliorations des conditions dans lesquelles vivent ces animaux. Ce serait, à leurs yeux, comme si on cherchait à améliorer les conditions des esclaves sans remettre en cause l’esclavage. Selon eux, la seule position cohérente est d’arrêter de tuer les animaux pour les manger.


 

Le carnivore comme le violeur ?


Bien sûr, les carnivores résistent à une telle argumentation. Ils disent que la souffrance infligée aux animaux n’est pas inutile. Elle sert à leur apporter, à eux les carnivores, du plaisir. D. Lestel reproche ainsi aux végétariens éthiques de prétendre lutter contre la souffrance et pourtant de vouloir faire souffrir les carnivores en les privant de viande. Dans sa critique de D. Lestel, P. Sigler cherche à montrer l’absurdité de ce raisonnement en le transposant au cas du viol. Voici ce que cela donne : il existe une loi qui punit le viol parce qu’un tel acte fait souffrir celles et ceux qui en sont victimes ; mais ce faisant, cette loi impose aux violeurs potentiels d’immenses frustrations ; par conséquent, en voulant éviter que des personnes souffrent en étant violées, cette loi en fait souffrir d’autres ; ce qui montre bien qu’il n’est pas juste de vouloir interdire le viol pour diminuer la souffrance de ses victimes !


À leur décharge, il faut reconnaître que les carnivores qui acceptent que des animaux soient tués pour leur plaisir ne font qu’adopter la position schizophrène de notre société, comme le souligne parfaitement la juriste Marcela Iacub dans ses Confessions d’une mangeuse de viande (Fayard, 2011). Dans ce livre, elle raconte comment, après avoir été très carnivore, elle a été conduite au végétarisme à la suite de trois « révélations ». Grâce à l’acquisition d’une chienne, elle s’est rendu compte que les animaux sont des individus sensibles, ayant des désirs et des intentions. Grâce à un texte de Plutarque, elle comprit qu’ils veulent vivre et nous supplient de ne pas les tuer. Enfin, grâce à une décision de justice, elle prit conscience de la complète incohérence de notre relation aux bêtes. Il se trouve en effet que, en 2007, un individu a été condamné pour avoir sodomisé son âne. Vu les spécificités anatomiques des ânes et des hommes, cet acte ne semble pas avoir causé de souffrance chez l’animal. La justice a néanmoins considéré que, en l’absence de consentement, c’était un viol qu’il fallait punir. Or cette même justice autorise cet individu, qui est le propriétaire de l’âne, à le faire écorcher pour le manger. M. Iacub n’avait jamais été frappée à ce point par l’absurdité qu’il y a, d’un côté, à accorder à juste titre des droits aux animaux puisque ce sont des êtres sensibles, et, d’un autre côté, à leur dénier le droit le plus élémentaire, celui de vivre. Ne pouvant plus accepter cette incohérence, elle ne vit pas d’autre option que de devenir végétarienne. Ce qui montre finalement qu’à travers la question du végétarisme se pose celle de notre cohérence. À méditer avant de passer à table…

L'industrie de la viande détruit la planète

Consommer autant de viande qu’on le fait dans les pays développés est une catastrophe d’un point de vue écologique. Il n’y a pas un mois qui passe sans qu’une nouvelle étude montre à quel point l’industrie de la viande est l’une des principales causes de la déforestation dans le monde, du réchauffement climatique, de la pollution et même de la détérioration de la santé des êtres humains. Il faut bien comprendre que l’obtention de protéines animales à partir de protéines végétales a un rendement très faible.
Ce qui implique que, pour satisfaire les désirs des consommateurs de viande dans les pays développés, la majorité des terres agricoles dans le monde est de nos jours destinée à nourrir du bétail, alors même qu’une petite portion de ces terres serait largement suffisante pour nourrir directement toute la population mondiale. En plus, comme cette consommation ne cesse de croître, les forêts tropicales (au Brésil, en Argentine et ailleurs) se réduisent actuellement comme peau de chagrin. Ensuite, l’intense activité des fermes d’élevage génère des milliards de tonnes de déchets qui polluent, plus que les autres industries, les sols et les rivières. Il faut également mentionner les grandes quantités de gaz que cette industrie rejette dans l’atmosphère et qui contribuent fortement à la fois aux pluies acides et au réchauffement climatique. Enfin, alors que la grande consommation d’antibiotiques est une bombe à retardement pour la santé humaine, puisqu’elle rend les bactéries résistantes, et que les pouvoirs publics tentent
de la juguler, l’industrie de la viande continue quant à elle tranquillement à bourrer d’antibiotiques les bêtes qu’elle massacre.
Le plus étonnant est que, à l’heure du repas, presque personne ne semble se préoccuper de cette situation ubuesque…

 

Bidoche. L’industrie de la viande menace le monde

Fabrice Nicolino, Les Liens qui libèrent, 2009.

Thomas Lepeltier

NOTES

1.

Voir Gail A. Eisnitz, Slaughterhouse. The shocking story of greed, neglect, and inhumane treatment insida US meet industry, 2e éd. Prometheus Books, 2007, et Jean-Luc Daub, Ces bêtes qu’on abat. Journal d’un enquêteur dans les abattoirs français (1993-2008), L’Harmattan, 2009). Pour regarder un exemple de cette « boucherie », il suffit d’accéder à la vidéo Devenez végétarien postée sur YouTube par oona1135.


2.

Sur le Web, il existe de multiples vidéos montrant cet enfer où sont plongés les animaux de rente. Par exemple Farm to Fridge. The truth behind meat production.


3.

Charles Patterson, Un éternel Treblinka, Calmann-Lévy, 2008.


4.

Cette question se poserait dans des termes similaires vis-à-vis des poissons puisque, de l’hameçon du pêcheur du dimanche à la pisciculture industrielle, ces animaux subissent également d’effroyables souffrances. Sur la sensibilité des poissons, voir Victoria Braithwaite, Do Fish Feel Pain ?, Oxford University Press, 2010.


5.

Voir l’étude de l’Association américaine de diététique, « Vegetarian diets », Journal of the American Dietetic Association, 2009, vol. CIX, n° 7, juillet 2009.


6.

Carl Lewis, « Introduction », in Jannequin Bennett, Very Vegetarian, Rutledge Hill Press, 2001.


7.

Jocelyne Porcher, Vivre avec les animaux. Une utopie pour le XXIe siècle, La Découverte, 2011.


8.

Sur les différentes approches de l’éthique animale dont s’inspirent les végétariens éthiques, voir Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, L’Éthique animale, Puf, 2011.


9.

Pierre Sigler, « Apologie de la mauvaise foi. L’inconstitante Apologie du carnivore de Dominique Lestel », Les Cahiers antispécistes, n° 34, janvier 2012. (accessible sur www.cahiers-antispecistes.org).

 

décembre 2012

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Une immorale aberration: l'exposition de chiots. A Limoges, du rififi : insultées de maniere sexiste et tabassées.

18 Novembre 2012, 15:27pm

Publié par Jo Benchetrit

Acheter un animal, pratiquer la reproduction personnelle d'animaux ou l'elevage est aussi débile et cruel que de rajouter de l'eau à une piece inondée afin que les gens réfugiés en haut se noient.

Aussi, aller dans des expositions, afin de faire marcher un odieux commerce est répréhensible et si la loi etait bien faite, c'est à dire de manière conforme à la morale, ça n'existerait pas...

Mais on sait que la loi protège les cruels, chasseurs, dompteurs, pêcheurs, éleveurs, chercheurs etc...et que les animaux de partout sont des objets complétude et en aucun cas considérés comme sujets de droit.
Donc, dans ce monde irrespectueux qu'il faut bien qualifier d'arriéré mental, nous ne nous étonnons pas des élevages d'animaux de compagnie et des acheteurs ridicules qui se font croire "qu'ils aiment les bêtes" alors qu'ils leur sont les plus  nuisibles. L'acheteur est un être aussi vile que l'abandonneur, qu'il veuille ou pas le savoir. Ils créent du mal en payant de surcroît des sommes qu'ils ne  sont pas toujours  prêts ensuite à doubler pour les soins de leur "toy" et vont les tuer ou abandonner ce qui revient au même: 500.000 chiens et chats assassinés par an faute de maitres..
Sale engeance. regardez plus bas un exemple. c chiens sur laliste des euthanasiés mardi. Sauvez les au lieu d'en vouloir un tout neuf. Avec vos goûts de chiottes, vous ne voulez que des chiots à jeter dès que grandis.Shame on you.*

 

En tous cas, je transmets ce qui s'est passé à Limoges:

 

 


 

"La tentative d'action devant le salon du chiot à limoges s'est trés mal passée..Nous pensions que le salon avait lieu au parc des expositions, ce qui nous laissait le droit d'intervenir sur la voie publique, devant FR3.

Mais le salon était au pavillon de buxerolles, soit dans un lieu fermé..Nous avons quand même tenté de distribuer sur les pare-brises des voitures stationnées..il y avait beaucoup de monde et cela nous faisait mal de voir les gens sortir avec des chiots dans les bras..
A peine 3 secondes sont passées et 2 types nous tombent dessus, nous demandant d'enlever les tracts..Un gros type carré violent et un jeune tout aussi violent...
J'avais garé la voiture prête pour partir...on tente de fuir, mais le gros type se jette sur ma voiture...Une copine et le gros type se tapent dessus...Une autre essaie de calmer le jeu...c'était plus que chaud!!!
Ils nous traitent de tous les noms : frigides, mal baisées, hystériques, sans mari (mais vous n'avez pas autre chose à faire le dimanche, occupez vous de vos maris!), etc, etc...
Nous avons enlevé les tracts sur les pare brises, croyant qu'on nous laisserait partir, mais non..des renforts de gros bras sont venus du salon..ils ont tél à la police, déchirés les tracts, continué les insultes...
Pour gagner du temps, on essaie de calmer le jeu...la police arrive..on explique qu'on nous a insultées  , frappées, empêchées de partir...une femme policière demande à la copine qui à été frappée si elle veut porter plainte..
Le   type du salon nous propose de poser un stand dans le salon plutôt que de faire des actions comme ça...peut être qu'on le prendra au mot l'an prochain..
En tout cas, en temps que femmes, nous avons été traitées de la pire manière..
Nous reconnaissons que c'est un peu limite de faire ça juste devant le salon..c'est un peu comme les cirques..
voila, nous n'avons rien pu faire pour informer le public nombreux..."

 

*ATTENTION : ces 6 chiennes et chiens seront tués dans 2 jours, mardi 20/11.
Assos, FA et adoptants recherchés partout SVP...

Contact bmmb59@aol.com

1) KEROUAC, Jack de 3 ans

Informations sur l'animal

Nom:KEROUAC
Type:Jack Russell Terrier
Taille:Petit
Sexe:Mâle
Âge:3 ans 3 mois
N° d'identification:32110272500025
Stérilisé ?Non
Compatible : Chiens mâles, Chiens femelles, Enfants.

Situation actuelle

Lieu :59 - Nord
Situation :En refuge/fourrière
EUTHANASIE 20/11

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E-mail : bmmb59@aol.com

Conditions

Covoiturages :Acceptés
Familles d'accueil:Souhaitées
Frais d'adoption:125 €


==> KEROUAC né environ 25.08.2009 

==> Ok chiens, pas de chats 

==> Chien craintif lorsqu'il ne connait pas, arrivé au refuge traumatisé, commence à prendre confiance. 

==> Covoit et FA ok 

==> Qui peut diffuser sur les forums de jack svp ?

==> contact par mp ou BMMB59@aol.com

Miniatures attachées Miniatures attachéesKerouac, jack de trois ans (59)-kerouac.jpg

Informations sur l'animal

Nom:Mme BOULE
Type:X Labrador
Taille:Moyen
Sexe:Femelle
Âge:8 ans 3 mois
N° d'identification:32110272500025
Stérilisé ?Non
Compatible : Chiens mâles, Chiens femelles, Chats

Situation actuelle

Lieu :59 - Nord
Situation :En refuge/fourrière depuis : 11 mois

EUTHANASIE 20/11

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E-mail : BMMB59@aol.com

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Covoiturages :Acceptés
Familles d'accueil:Souhaitées
Frais d'adoption:125 €
==> Mme Boule, croisée labrador de 7 ans(59)

==> Née le 15.08.2004

==> "J'ai été adoptée il y a quelques mois et je suis revenue car je suis fugueuse"

==> Mise à l'adoption 125euros identifiée par puce électronique, vaccinée, vermifugée

==> Covoit etFAok

==> Contact parMPouBMMB59@aol.com



3) BOZZO, X Caniche Royal de 3 ans

http://www.rescue-forum.com/adoption-chien-17/bozzo-croise-caniche-royal-3-ans-59-a-41178/

Informations sur l'animal

Nom:BOZZO
Type:X Caniche Royal
Taille:Moyen
Sexe:Mâle
Âge:4 ans 10 mois
N° d'identification:32110272500025
Compatible : Enfants.

Situation actuelle

Lieu :59 - Nord
Situation :En refuge/fourrière

EUTHANASIE 20/11 

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Covoiturages :Acceptés
Familles d'accueil:Souhaitées
Frais d'adoption:125 €
==> Bozzo, croisé caniche royal de 3 ans

==> "Je suis un gros nounours, adorable, quémandeur de câlins à gogo!"

==> Covoit etFAok

==> Mis à l'adoption 125 euros identifié par puce électronique, vacciné, vermifugé

==> Contact parMPouBMMB59@aol.com

Bozzo, croisé caniche royal de 3 ans (59)-bozzo.jpg

4) MINIFIL, X Pointer de 1 an

http://www.rescue-forum.com/adoption-chien-17/minifil-croise-pointer-1-an-59-a-55645/

Informations sur l'animal

Nom:MINIFIL
Type:X Pointer
Taille:Moyen
Sexe:Mâle
Âge:1 an 7 mois
N° d'identification:32110272500025
Stérilisé ?Non
Compatible : Chiens mâles, Chiens femelles, Enfants.

Situation actuelle

Lieu :59 - Nord
Situation :En refuge/fourrière

EUTHANASIE 20/11 

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Covoiturages :Acceptés
Familles d'accueil:Souhaitées
Frais d'adoption:125 €
==> Ok chiens et enfants, à tester chats

==> Covoit et FA ok
==> Mis à l'adoption 125 euros identifié par puce électronique, vacciné, vermifugé
==> Contact par MP ou BMMB59@aol.com

Minifil, croisé pointer de 1 an (59)-minifil.jpg
5) CUPPER, petit Croisé de 8 ans

http://www.rescue-forum.com/adoption-chien-17/cupper-croise-8-ans-59-a-72674/#post1422857
(pas de photo hélas)

Nom:CUPPER
Type:Chien croisé
Taille:Petit
Sexe:Mâle
Âge:8 ans 5 mois
N° d'identification:32110272500025
Stérilisé ?Non
Compatible : Chats, Enfants.

Situation actuelle

Lieu :59 - Nord
Situation :En refuge/fourrière
Cet animal :est vieux,
EUTHANASIE 20/11

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Conditions

Covoiturages :Acceptés
Familles d'accueil:Souhaitées
Frais d'adoption:125 €

==> Né le 11.06.04

==> Ok chats, pas de chiens

==> Adopté par des gens adorables, qui ont déjà une chatte de chez nous.
Ne reste pas seul : dégats, destructions
Ont essayé la kennel : fait ses besoins, pique une crise de folie.

==> Covoit etFAok

==> Contact parMPouBMMB59@aol.com

6) GOUNOD, Jack de 2 ans

http://www.rescue-forum.com/adoption-chien-17/gounod-jack-2-ans-59-a-72673/

Informations sur l'animal

Nom: GOUNOD
Type: Jack Russell Terrier 
Taille: Petit
Sexe: Mâle
Âge: 2 ans 3 mois 
N° d'identification: 32110272500025
Stérilisé ? Non
Compatible : Chiens mâles, Chiens femelles, Enfants

Situation actuelle

Lieu : 59 - Nord
Situation : En refuge/fourrière

EUTHANASIE 20/11 

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Conditions

Covoiturages : Acceptés
Familles d'accueil: Souhaitées
Frais d'adoption: 125 €

==> Gounod, né environ le 25.08.2012

==> Ok chiens, pas de chats

==> Chien craintif lorsqu'il ne connait pas, arrivé au refuge traumatisé, commence à prendre confiance.

==> Covoit etFAok

==> Qui peut diffuser sur les forums de jack svp ?

==> Contact parmpouBMMB59@aol.com
Miniatures attachées Miniatures attachéesGounod, jack de 2 ans (59)-gounod.jpg
***
VOUS PENSEZ QUE LES ANIMAUX ONT DES DROITS FONDAMENTAUX 
QU'ILS N'ONT PAS A ETRE EXPLOITES, MASSACRES AU NOM DU PLAISIR GUSTATIF, DE LA MODE, DU DIVERTISSEMENT ?
Devenez végan.
Blog du Pr. Gary Francione, "Approche Abolitionniste"
Association Vegan.fr

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le mariage gay, l'adoption homo, vus par une psy lacanienne+une réaction à Jospin de Virginie Despentes.

16 Novembre 2012, 09:45am

Publié par Jo Benchetrit

Mme Despentes a tort de mettre   tous les psys dans le même panier.

De même,  je ne noierai ni les homos ni les hétéros dans une généralisation abusive.

Elle dit vrai sur un point: il y a parmi les parents hétéros une grosse quantité de névrosés, en effet. Mais idem des homos, non?


Certains délireront que les parents doivent être un homme ET une femme en vrai. Ils se basent sur leurs sentiments, pas sur leur expérience, ni sur la théorie analytique. Pour Lacan, c'est clair, on n'a pas besoin d'un père et d'une mère en vrai mais d'êtres occupant ces places.

En poussant un peu le bouchon, on sait bien qu'accoucher ne donne pas nécessairement accès à un sentiment de maternité, l'enfant de ses rêves n'étant pas celui qui naît.    et le père, d'une certaine façon, doit adopter le bébé.

 

De plus, le sujet central   de mon travail ici montre que la connerie humaine est majoritaire,   chez les parents, hétéros ou pas.   Je vois pourtant beaucoup de bonne volonté parmi les parents de mes patients, et c'est ça l'important aux yeux des enfants. Le message: "mes parents ne sont pas parfaits, mais ils essaient de l'être" est plus que rassurant pour eux.

 L'enfant de parents homos n'échappera pas à ce regard que nous avons sur le différent de soi. Un regard un peu curieux voire inquisiteur, et c' est ça en fait le problème.

Pour en revenir à l'influence sur l'enfant d'avoir des parents homos ou heteros, je dirai qu'il y en a, bien sûr. pour 2 femmes, on peut imaginer qu'une des femmes fait cet enfant et a juste besoin d'iun geiteur.

mais si ce sont 2 hommes, c'est un peu plus compliqué du fait quil faut un ventre...une m§ère prteuse.etce nest pas evident. Sinon, il y a les adoptions possibles.

Ce qui compte, c'est la structure. C'est qu'une des 2 personnes occupe le rôle de mère et l'autre de père. Mais si c'est pas un des parents qui se sentira mère et que c'est la nourrice...pas de pb. Un enfant a besoin d'une personne occupant le rôle de la mère et une autre, du père, mais c'est la fonction qui compte, pas le genre, pas le sexe de ces faisant-fonction. 

Et ce, dans un couple hetero comme dans un couple  homo.

 

Personnellement, je ne suis ni pour ni contre le mariage, gay ou pas. Mais une egalité de droit, bien sûr, doit être offerte à tous.

C'est joli, le mariage, lien symbolique pour exprimer son amour, mais un peu conventionnel.  Il y a peu, et c'est encore le cas dans les 3/4 du monde, fallait que la fille soit vierge. Fut un temps où le mariage d'amour était la denrée rare. Tout était arrangé,  forcé, le mariage de raison était la règle. Ce  mariage aujourd'hui tant envié des homos était un  devoir, pas un droit. 

Ceci dit, faut bien avouer que c'est une sacrée révolution de marier des gens qui ne feront pas ce que le mariage est sensé être: la reproduction de l'espèce version humain.

Une union pour fonder une famille.

 Après, il y a l'adoption.

Mais n'empêche, c'est une révolution. Et c'est bien, les révolutions, et mal, les traditions(soumises à la  pulsion de mort car expression sociale de la compulsion à la répétition.) Le paradoxe c'est que c'est une révolution pour avoir droit soi-même à la tradition...bon pourquoi pas? Tant qu'on ne fait de mal à personne....

Si ça leur fait plaisir d'échanger de voeux, moi, je suis pour, après tout, c'est ça la liberté et si ça les aide à payer moins d'impôts etc....super.

Pour les mômes, je ne vois rien dans la théorie psychanalytique qui dise que ce soit gênant, sauf aux yeux des copains,s ans doute car les enfants sont conventionnels, mais ça leur passera si bcp d'enfants sont dans ce cas. Il y a peu, on traitait de bâtards les enfants de parents non mariés!

Que de souffrance de s'entendre dire ça, dont l'enfant était bien innocent...Et aussi quelle connerie crasse!

Le monde évolue, c'est tant mieux. Aucun inconvénient majeur pour les enfants. Pourquoi? Parce que dans certaines famille, le père est plus maternant que la mère et c'est elle le père, et personne ne va leur faire un procès.

Voici le texte un peu virulent de V.Despentes , un peu parano mais avec de nombreux  points intéressant. En particulier un point à charge qu'elle critique mais qui ne manque pas de poser cette question: le fait pour un sujet de pouvoir imaginer que ses parents l'ont fabriqué  est-il important pour structurer un être humain? Freud répond que les enfants n'arrivent pas à imaginer que leurs parents ont fait  l'amour pour les fabriquer... C'est même une question , la  seule question , dit-il: comment mes parents m'ont-ils fabriqué?

C'est celle qui  se profile derrière toutes nos curiosités, et j'ajouterai derrière le désir du chercheur, en particulier de Descartes qui tuaient des animaux gravides pour voir les foetus dedans...à la recherche du pénis de son père, dirai-je à la manière de Melanie Klein.

Comme tous les enfants, surtout les adoptés, la question des origines se pose à chacun.

Je voudrais dire que tous les psy ne sont pas pareils, loin de là, sur ce sujet. Mais   je ne suis pas non plus partisante de dire que  les mariages gays sont sans influence sur les enfants, ce serait faux, d'abord parce que nous n'avons encore pas banalisé ce cas de figure et aussi par que tout compte pour fabriquer un sujet.

Je transmets donc: 

TRIBUNE. Vendredi dernier, l'ancien Premier ministre réaffirmait ses réserves sur l’ouverture du mariage aux homos. L'écrivaine Virginie Despentes revient sur son argumentaire, et sur celui des anti-mariage pour tous.

 

Invité vendredi dernier sur le plateau du Grand Journal de Canal+, Lionel Jospin est revenu sur ses réserves sur l'ouverture du mariage aux couples homos. «C'est la position de mon parti, et donc je la respecte, a commenté l'ancien Premier ministre. Ce n'était pas la mienne au départ. Ce que je pense c'est que l'idée fondamentale doit rester, pour le mariage, pour les couples et pour la vie en général, que l'humanité est structurée entre hommes et femmes.» L'écrivaine Virginie Despentes a choisi de lui répondre dans une tribune que publie TÊTU.com

«Alors, cette semaine, c'est Lionel Jospin qui s'y colle. Il trouve qu'on n'entend pas assez de conneries comme ça, sur le mariage gay, il y va de son solo perso. Tranquille, hein, c'est sans homophobie. Il n'a pas dit qu'on avait le droit de casser du pédé ou de pourrir la vie des bébés gouines au lycée, non, juste, il tenait à signaler: attention, avec le mariage, on pousse mémé dans les orties. «L'humanité est structurée sur le rapport hommes femmes.» Juste, sans homophobie: les gouines et les pédés ne font pas vraiment partie de l'humanité. Ils ne sont pourtant pas stériles - mais comme ils ne vivent pas en couple, ce n'est pas de l'humain pur jus, pas de l'humain-humain comme l'est monsieur Jospin. Ce n'est pas super délicat pour les célibataires et les gens sans enfants, son truc, mais Jospin est comme ça: il a une idée forte de ce qu'est l'humanité, et l'humanité, c'est les femmes et les hommes qui vivent ensemble, copulent et produisent des enfants pour la patrie. C'est dommage pour les femmes, vu que, in fine, cette humanité là, c'est l'histoire de comment elles en ont pris plein la gueule pendant des millénaires, mais c'est l'humanité, que veux tu, on la changera pas. Et il faut bien l'admettre: il y a d'une part la grande humanité, qui peut prétendre aux institutions, et de l'autre, une caste moins noble, moins humaine. Celle qui devrait s'estimer heureuse de ne pas être persécutée, qu'elle ne vienne pas, en plus, réclamer des droits à l'état. Mais c'est dit sans animosité, hein, sans homophobie, juste: l'humanité, certains d'entre nous en font moins partie que d'autre. Proust, Genet, Leduc, Wittig, au hasard: moins humains que des hétéros. Donc, selon Lionel Jospin, il faut que je comprenne, et que je n'aille pas mal le prendre: depuis que je ne suce plus de bite, je compte moins. Je ne devrais plus réclamer les mêmes droits. C'est quasiment une question de bon sens.

Mais c'est dit sans homophobie, c'est ça qui est bien. Comme tous les hétéros qui ont quelque chose à dire contre le mariage gay. C'est davantage le bon sens que l'homophobie qui les pousse à s'exprimer. Dans ce débat, personne n'est homophobe. Ils sont juste contre l'égalité des droits. Et dans la bouche de Jospin on comprend bien: non seulement contre l'égalité des droits entre homos et hétéros, mais aussi contre l'égalité des droits entre femmes et hommes. Parce qu'on est bien d'accord que tant qu'on restera cramponnés à ces catégories là, on ne sera jamais égaux.

Je m'étais déjà dit que je ne me voyais pas «femme» comme le sont les «femmes» qui couchent gratos avec des mecs comme lui, mais jusqu'à cette déclaration, je n'avais pas encore pensé à ne plus me définir comme faisant partie de l'humanité. Ça va me prendre un moment avant de m'y faire. C'est parce que je suis devenue lesbienne trop tard, probablement. Je ne suis pas encore habituée à ce qu'on me remette à ma place toutes les cinq minutes. Ma nouvelle place, celle des tolérés. 

Au départ, cette histoire de mariage, j'en avais moitié rien à faire - mais à force de les entendre, tous, sans homophobie, nous rappeler qu'on ne vaut pas ce que vaut un hétéro, ça commence à m'intéresser. 

Je ne sais pas ce que Lionel Jospin entend par l'humanité. Il n'y a pas si longtemps, une femme qui tombait enceinte hors mariage était une paria. Si elle tombait enceinte d'un homme marié à une autre, au nom de la dignité humaine on lui faisait vivre l'enfer sur terre. On pouvait même envisager de la brûler comme sorcière. On en a fait monter sur le bûcher pour moins que ça. On pouvait la chasser du village à coups de pierre. L'enfant était un batard, un moins que rien. Bon, quelques décennies plus tard, on ne trouve plus rien à y redire. Est-on devenus moins humains pour autant, selon Lionel Jospin? L'humanité y a t-elle perdu tant que ça? A quel moment de l'évolution doit on bloquer le curseur de la tolérance? 

Jospin, comme beaucoup d'opposants au mariage gay, est un homme divorcé. Comme Copé, Le Pen, Sarkozy, Dati et tuti quanti. Cet arrangement avec le serment du mariage fait partie des évolutions heureuses. Les enfants de divorcés se fadent des beaux parents par pelletées, alors chez eux ce n'est plus un papa et une maman, c'est tout de suite la collectivité. On sait que les hétérosexuels divorcent plus facilement qu'ils ne changent de voiture. On sait que l'adultère est un sport courant (qu'on lise sur internet les commentaires d'hétéros après la démission de Petraeus pour avoir trompé sa femme et on comprendra l'importance de la monogamie en hétérosexualité - ils n'y croient pas une seule seconde, on trompe comme on respire, et on trouve inadmissible que qui que ce soit s'en mêle) et on sait d'expérience qu'ils ne pensent pas que faire des enfants hors mariage soit un problème. Ils peuvent même faire des enfants hors mariage, tout en étant mariés, et tout le monde trouve ça formidable. Très bien. Moi je suis pour tout ce qui est punk rock, alors cette idée d'une immense partouze à l'amiable, franchement, je trouve ça super seyant. Mais pourquoi tant de souplesse morale quand ce sont les hétéros qui se torchent le cul avec le serment du mariage, et cette rigidité indignée quand il s'agit des homosexuels? On salirait l'institution? On la dévoierait? Mais les gars, même en y mettant tout le destroy du monde, on ne la dévoiera jamais d'avantage que ce que vous avez déjà fait, c'est perdu d'avance... dans l'état où on le trouve, le mariage, ce qui est exceptionnel c'est qu'on accepte de s'en servir. Le Vatican brandit la polygamie - comme quoi les gouines et les bougnoules, un seul sac fera bien l'affaire, mais c'est ni raciste ni homophobe, soyons subtils, n'empêche qu'on sait que les filles voilées non plus ne font pas partie de l'humanité telle que la conçoit cette gauche là, mais passons - ne vous en faites pas pour la polygamie: vous y êtes déjà. Quand un bonhomme paye trois pensions alimentaires, c'est quoi, sinon une forme de polygamie? Que les cathos s'occupent d'excommunier tous ceux qui ne respectent pas l'institution, qu'ils s'occupent des comportements des mariés à l'église, ça les occupera tellement d'y mettre un peu d'ordre qu'ils n'auront plus de temps à perdre avec des couples qui demandent le mariage devant le maire.

Et c'est pareil, pour les enfants, ne vous en faites pas pour ça: on ne pourra pas se comporter plus vilainement que vous ne le faites. Etre des parents plus sordides, plus inattentifs, plus égoïstes, plus j'm'enfoutistes, plus névrosés et toxiques - impossible. Tranquillisez vous avec tout ça. Le pire, vous vous en occupez déjà très bien.

Tout ça, sans compter que l'humanité en subit d'autres, des outrages, autrement plus graves, en ce moment, les gouines et les pédés n'y sont pour rien, je trouve Lionel Jospin mal organisé dans ses priorités de crispation. Il y a, en 2012, des atteintes à la morale autrement plus brutales et difficiles à admettre que l'idée que deux femmes veulent se marier entre elles. Qu'est-ce que ça peut faire? Je sais, je comprends, ça gêne l'oppresseur quand deux chiennes oublient le collier, ça gêne pour les maintenir sous le joug de l'hétérosexualité, c'est ennuyeux, on les tient moins bien. Parfois la victime n'a pas envie de se laisser faire en remerciant son bourreau, je pensais qu'une formation socialiste permettrait de le comprendre. Mais non, certaines formations socialistes amènent à diviser les êtres humains en deux catégories: les vrais humains, et ceux qui devraient se cacher et se taire.

J'ai l'impression qu'en tombant amoureuse d'une fille (qui, de toute façon, refuse de se reconnaître en tant que femme, mais je vais laisser ça de côté pour ne pas faire dérailler la machine à trier les humains-moins humains de Lionel Jospin) j'ai perdu une moitié de ma citoyenneté. J'ai l'impression d'être punie. Et je ne vois pas comment le comprendre autrement. Je suis punie de ne plus être une hétérote, humaine à cent pour cent. Pendant trente cinq ans, j'avais les pleins droits, maintenant je dois me contenter d'une moitié de droits. Ça me chagrine que l'Etat mette autant de temps à faire savoir à Lionel Jospin et ses amis catholiques qu'ils peuvent le penser, mais que la loi n'a pas à être de leur côté. 

Si demain on m'annonce que j'ai une tumeur au cerveau et qu'en six mois ce sera plié, moi je ne dispose d'aucun contrat facile à signer avec la personne avec qui je vis depuis huit ans pour m'assurer que tout ce qui est chez nous sera à elle. Si c'est la mort qui nous sépare, tout ce qui m'appartient lui appartient, à elle. Si j'étais hétéro ce serait réglé en cinq minutes: un tour à la mairie et tout ce qui est à moi est à elle. Et vice versa. Mais je suis gouine. Donc, selon Lionel Jospin, c'est normal que ma succession soit difficile à établir. Qu'on puisse la contester. Ou qu'elle doive payer soixante pour cent d'impôts pour y toucher. Une petite taxe non homophobe, mais qu'on est les seuls à devoir payer alors qu'on vit en couple. Que n'importe qui de ma famille puisse contester son droit à gérer ce que je laisse, c'est normal, c'est le prix à payer pour la non-hétérosexualité. La personne avec qui je vis depuis huit ans est la seule personne qui sache ce que j'ai dans mon ordinateur et ce que je voudrais en faire. J'aimerais, s'il m'arrivait quelque chose, savoir qu'elle sera la personne qui gèrera ce que je laisse. Comme le font les hétéros. Monsieur Jospin, comme les autres hétéros, si demain le démon de minuit le saisit et lui retourne les sangs, peut s'assurer que n'importe quelle petite hétéro touchera sa part de l'héritage. Je veux avoir le même droit. Je veux les mêmes droits que lui et ses hétérotes, je veux exactement les mêmes. Je paye les mêmes impôts qu'un humain hétéro, j'ai les mêmes devoirs, je veux les mêmes droits - je me contre tape de savoir si Lionel Jospin et ses collègues non homophobes mais quand même conscients que la pédalerie doit avoir un prix social, m'incluent ou pas dans leur conception de l'humanité, je veux que l'Etat lui fasse savoir que je suis une humaine, au même titre que les autres. Même sans bite dans le cul. Même si je ne fournis pas de gamin à mon pays. 

La question de l'héritage est centrale dans l'institution du mariage. Les sourds, les aveugles et les mal formés pendant longtemps n'ont pas pu hériter. Ils n'étaient pas assez humains. Me paraît heureux qu'on en ait fini avec ça. Les femmes non plus n'héritaient pas. Elles n'avaient pas d'âme. Leurs organes reproducteurs les empêchaient de s'occuper des affaires de la cité. Encore des Jospin dans la salle, à l'époque ils s'appelaient Proudhon. J'ai envie de vivre dans un pays où on ne laisse pas les Jospin faire le tri de qui accède à l'humanité et qui doit rester dans la honte.

Je ne vois aucun autre mot qu'homophobie pour décrire ce que je ressens d'hostilité à mon endroit, depuis quelques mois qu'a commencé ce débat. J'ai grandi hétéro, en trouvant normal d'avoir les mêmes droits que tout le monde. Je vieillis gouine, et je n'aime pas la sensation de ces vieux velus penchés sur mon cas et me déclarant «déviante». J'aimais bien pouvoir me marier et ne pas le faire. Personne n'a à scruter à la loupe avec qui je dors avec qui je vis. Je n'ai pas à me sentir punie parce que j'échappe à l'hétérosexualité. 

Moi je vous fous la paix, tous, avec vos mariages pourris. Avec vos gamins qui ne fêteront plus jamais Noël en famille, avec toute la famille, parce qu'elle est pétée en deux, en quatre, en dix. Arrangez vous avec votre putain d'hétérosexualité comme ça vous chante, trouvez des connes pour vous sucer la pine en disant que c'est génial de le faire gratos avant de vous faire cracher au bassinet en pensions compensatoires. Vivez vos vies de merde comme vous l'entendez, et donnez moi les droits de vivre la mienne, comme je l'entends, avec les mêmes devoirs et les mêmes compensations que vous.

Et de la même façon, pitié, arrêtez les âneries des psys sur les enfants adoptés qui doivent pouvoir s'imaginer que leurs deux parents les ont conçus ensemble. Pour les enfants adoptés par un parent seul, c'est ignoble de vous entendre déblatérer. Mais surtout, arrêtez de croire qu'un petit Coréen ou un petit Haïtien regarde ses deux parents caucasiens en imaginant qu'il est sorti de leurs ventres. Il est adopté, ça se passe bien ou ça se passe mal mais il sait très bien qu'il n'est pas l'enfant de ce couple. Arrêtez de nous bassiner avec le modèle père et mère quand on sait que la plupart des enfants grandissent autrement, et que ça a toujours été comme ça. Quand les dirigeants déclarent une guerre, ils se foutent de savoir qu'ils préparent une génération d'orphelins de pères. Arrêtez de vous raconter des histoires comme quoi l'hétérosexualité à l'occidentale est la seule façon de vivre ensemble, que c'est la seule façon de faire partie de l'humanité. Vous grimpez sur le dos des gouines et des pédés pour chanter vos louanges. Il n'y a pas de quoi, et on n'est pas là pour ça. Vos vies dans l'ensemble sont plutôt merdiques, vos vies amoureuses sont plutôt calamiteuses, arrêtez de croire que ça ne se voit pas. Laissez les gouines et les pédés gérer leurs vies comme ils l'entendent. Personne n'a envie de prendre modèle sur vous. Occupez-vous plutôt de construire plus d'abris pour les sdf que de prisons, ça, ça changera la vie de tout le monde. Dormir sur un carton et ne pas savoir où aller pisser n'est pas un choix de vie, c'est une terreur politique, je m'étonne de ce que le mariage vous obnubile autant, que ce soit chez Jospin ou au Vatican, alors que la misère vous paraît à ce point supportable.»



 

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Pigeons. La mairie de paris veut-elle condamner à mort Giuseppe Belvedere encore roué de coups pour cause de bon coeur?

13 Novembre 2012, 03:50am

Publié par Jo Benchetrit

http://you.leparisien.fr/fr/photos/faits-divers/2012-11-11/17318/giuseppe-belvedere-encore-agresse-aujourd-hui/package/36036-appel-aux-citoyens-des-3e-et-4e-arrondissements-de-paris.jpgVous avez une  conscience morale? De la compassion? Comme c'est étrange!

Les infortunes de la vertu.
Il est une fois Guiseppe (oui, comme le "père" de Pinocchio, et bon comme lui), un  "coeur inte
lligent"(Finkielkraut), un homme raffiné et cultivé, qui mérite d'être entendu,cf video.  Il a offert son assistance à une petite communauté de pigeons avec qui il partage  son pain...et une grande partie de sa vie. C'est aux yeux du commun une faute. Tel Antigone, il fait son devoir,jusqu'au bout.Ce Héros des temps modernes est en fait intemporel...il marche voûté mais en dedans, il est droit, digne. Il résiste à la douleur, à la peur, à la persecution, aux mots violents, aux injures, aux coups,à  , à l'impudeur   quivit dehors, donc sans aucun confort, au froid, à la chaleur, à la douleur, à la haine des autres, à  la sottise des autres, à sa mort sociale.Tel un saint, il subit...et en sort grandi. Les droits de l'homme , il n'y a pas droit car il s'intéresse au sort des plus humbles des humbles, ces animaux persécutés, les pigeons.Il sera leur rempart, espère t il. Mais son corps se courbe sous la douleur de son dos(et dormir dans une voiture ne l'arrange pas, surtout quand on se fait battre.)L'amour,  ces autres mal-aimés que l'ingratitude humaine stigmatise jusqu'à la persécution genocidaire le lui rendent bien  avec cette tendresse,ce "care" et cette générosité qui dépasse le matériel et transcende l'homme et les animaux.

Video de D Richard. A voir pourle contratse entre le discours stupide du jeune vendeur propre sur lui   et le sage Guiseppe.

Mais l'homme-machine de la société post-moderne ne l'entend pas ainsi, et haro sur la belle âme, tuons l'homme-spiritualité qui  fait rougir les gens de peu de sensibilité. Crevons à petit feu  l'oeil de Caïn, celui qui sauve l'humain actuel et lui montre que  sa jouissance affreusement égoïste  et hédoniste le rend  irresponsable et criminogène. Et les éteints ne supportant pas la lumière de Guiseppe qui leur fait honte car il leur montre bien que les minables, ce sont eux, ces honteux, le prirent en grippe.

Ainsi, la haine s' abattit sur celui qui n'était pas un salaud -comme-les-autres. C'est pour cela que  ce bon monsieur a été expulsé par la foule lyncheuse, le livrant à des barbares qui, dans les rues, le tabassent.Nous en sommes là.

Oui, à Paris, ville lumière.

Oui, au 21° siècle. Et cet homme qui est un juste, un des seuls à être si proche de son âme qu'il en est illuminé, est encore tombé hier dans un traquenard.Allons nous le laisser mourir?Le maire Ps de Paris ne peut il baisser les yeux, oui BAISSER les yeux de sa superbe, sur la misère de cet homme et lui rendre son logement, ou un autre dans SON  quartier?
HONTE!!!Grosse honte sur la mairie de Paris et sur notre humanité, tarée, décidément. 

A cause de ça, devenu SDF, le vieil homme a été sauvagement tabassé.

Aidons le, harcelons la mairie de paris et son maire qui semble trahir par de l' indifférence au sort du vieil homme les idéaux du socialisme!


 

Contrairement à ce que dit cette affiche, par maladresse, il n'y a pas plus de problème   pigeon  qu'il y a eu  un problème juif. Il n'y a que le problème que pose l'homme con-temporain aux autres vivants.Mais cet homme est-il un vivant, lui qui est mort à sa sensibilité?

 

Tout sur la violence que subit  ce pauvre si pauvre et si bon Giuseppe qu'il a abouti à l'hôpital après avoir été littéralement tabassé  . Alors, allons-nous le laisser mourir pour faire plaisir au connard moyen? Il y en a marre de laisser le pouvoir aux plus sordides, les pires d'entre nous, les délateurs, les ceusses qui écrivent aux maires comme ils auraient écrit à la gestapo, ceux que protègent les maires...car ils ont le pouvoir de la haine et de la bêtise, l'arme absolue qui fait peur aux élus car ces pourritures se plaignent, et  ils les écoutent passivement...si on peut dire, vue l'expulsion. Il ne fait pas bon être haï et pauvre dans notre ville socialo:

 
    "Giuseppe Belvedere, l'homme mis à la porte de son appartement pour avoir nourri et soigné les pigeons, a encore été agressé aujourd'hui en plein jour. C'est inadmissible !

Comment peut-on laisser ce vieil homme qui ne fait mal à personne se faire battre ?

Le collectif de particuliers Entraides-Citoyennes distribuera dans les jours qui viennent une information dans son quartier. Vous pouvez également la télécharger sur le blog en cliquant sur les images ci-dessous.

Yolanta témoigne sur le coup de l'émotion : « Giuseppe a étéé agressé aujourd'hui en plein jour à Paris vers 13h dans une petite rue près de Rambuteau. Il a perdu connaissance et a été emmené à l'hôtel Dieu. Deux types l'ont tabassé, il a beaucoup saigné de la tête. Julita vient de pleurer au téléphone et m'a dit qu'hier un type a photographié Giuseppe dans cette rue... et que Giuseppe a dit à Julita qu'il sentait quelque chose arriver mais ne pensait pas que ça allait venir si vite. C'était un coup monté. Oui Giuseppe gêne beaucoup les mecs dans ce quartier (...). L'un a même chié sur le capot de sa voiture alors que Giuseppe était dedans... voilà vous savez tout »

Julita n'était pas loin : « Agression du 11 11 2012 RUE DE VENISE IVe arrondissement de Paris. Vers 14 h, transport au urgences de L’Hôpital Dieu par les Pompiers, sortie vers 17h30 sans soins (!) Hier soir, vers 17 h deux individus masculins, ont demandé Gius, si la voiture était sa maison, en gros, ils se sont moqués et ont pris une photos de lui... Il a pressenti une agression dans l'air... Un jeune homme qui photographie souvent Giuseppe aurait pris la photo des agresseurs, la Police a pris ses coordonnées. Gius a perdu connaissance, il s'est réveillé couvert du sang, les dents cassées et les mal dans le dos. Il a toujours mal à la tête et mal en bas du dos »."


La page de Giuseppe : http://www.sans-abris-sdf-exclus.com/pages/Aide_a_Giuseppe_Belvedere_mises_a_jour_regulieres-8395410.html
Le 11 novembre 2012 par webmaster.asseAlert

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Boycottez Augustine. aucun film ne merite la torture animale! crabes,poule. .

12 Novembre 2012, 11:36am

Publié par Jo Benchetrit

Alice Winocour n'hésite pas à ébouillanter des crabes et décapiter des poules pour les "besoins" dramatiques de son chef-d'oeuvre.
Film et réalisatrice à boycotter.

Vous pouvez protester sur Allocine : http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=189411.html dans la partie "Commentaires" ou "Postez votre critique".

Et dans le dossier "pédagogique" consacré à ce navet : http://www.zerodeconduite.net/dp/zdc_augustine.pdf, on lira sans surprise, en pages 12 et 13, cette fine citation de Claude Bernard :

"Texte : Claude Bernard, Chapitre 3 de L’introduction à l’étude de la médecine
expérimentale (« De la vivisection »)

« Maintenant se présente cette autre question. A-t-on le droit de faire desxpériences
et des vivisections sur les animaux ? Quant à moi, je pense qu’on a ce droit
d’une manière entière et absolue. Il serait bien étrange, en effet, qu’on reconnût que
l’homme a le droit de se servir des animaux pour tous les usages de la vie, pour ses
services domestiques, pour son alimentation, et qu’on lui défendît de s’en servir pour
s’instruire dans une des sciences les plus utiles à l’humanité. Il n’y a pas à hésiter ;
la science de la vie ne peut se constituer que par des expériences, et l’on ne peut
sauver de la mort des êtres vivants qu’après en avoir sacrifié d’autres. Il faut faire
les expériences sur les hommes ou sur les animaux. Or, je trouve que les médecins
font déjà trop d’expériences dangereuses sur les hommes avant de les avoir étudiées
soigneusement sur les animaux. Je n’admets pas qu’il soit moral d’essayer
sur les malades dans les hôpitaux des remèdes plus ou moins dangereux ou actifs,
sans qu’on les ait préalablement expérimentés sur des chiens ; car je prouverai plus
loin que tout ce que l’on obtient chez les animaux peut parfaitement être concluant
pour l’homme quand on sait bien expérimenter. Donc, s’il est immoral de faire sur
un homme une expérience dès qu’elle est dangereuse pour lui, quoique le résultat
puisse être utile aux autres, il est essentiellement moral de faire sur un animal des
expériences, quoique douloureuses et dangereuses pour lui, dès qu’elles peuvent
être utiles pour l’homme.

Après tout cela, faudra-t-il se laisser émouvoir par les cris de sensibilité qu’ont pu
pousser les gens du monde ou par les objections qu’ont pu faire les hommes étrangers
aux idées scientifiques ? Tous les sentiments sont respectables, et je me garderai
bien d’en jamais froisser aucun. Je les explique très bien, et c’est pour cela qu’ils
ne m’arrêtent pas. Je comprends parfaitement que les médecins qui se trouvent
sous l’influence de certaines idées fausses et à qui le sens scientifique manque,
ne puissent pas se rendre compte de la nécessité des expériences et des vivisections
pour constituer la science biologique. Je comprends parfaitement aussi que
les gens du monde, qui sont mus par des idées tout à fait différentes de celles qui
animent le physiologiste, jugent tout autrement que lui les vivisections. Il ne saurait
en être autrement. Nous avons dit quelque part dans cette introduction que, dans
la science, c’est l’idée qui donne aux faits leur valeur et leur signification. Il en est
de même dans la morale, il en est de même partout. Des faits identiques matériellement
peuvent avoir une signification morale opposée, suivant les idées auxquelles
ils se rattachent. Le lâche assassin, le héros et le guerrier plongent également le
poignard dans le sein de leur semblable. Qu’est-ce qui les distingue, si ce n’est l’idée
qui dirige leur bras ? Le chirurgien, le physiologiste et Néron se livrent également à
des mutilations sur des êtres vivants. Qu’est-ce qui les distingue encore, si ce n’est
l’idée ? Je n’essayerai donc pas, à l’exemple de Le Gallois, de justifier les physiologistes
du reproche de cruauté que leur adressent les gens étrangers à la science ; la
différence des idées explique tout. Le physiologiste n’est pas un homme du monde,
c’est un savant, c’est un homme qui est saisi et absorbé par une idée scientifique
qu’il poursuit : il n’entend plus les cris des animaux, il ne voit plus le sang qui coule, il
ne voit que son idée et n’aperçoit que des organismes qui lui cachent des problèmes
qu’il veut découvrir. »



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